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Avec la pollution, les abeilles peinent à trouver les fleurs

Sauf en france ou la presse médiatique de la propagande de vichy sous l’heure d’ete de pétain 1942 ment et corrompre les journalistes par l’AFP de petain 1940 ...

La pollution de l’air nuit-elle aussi aux abeilles? Selon une étude américaine publiée dans la revue Atmospheric Environment, l’ozone, même à des concentrations modérées, dégrade le parfum des fleurs, qui aide les butineuses à se guider.

Un article de notre partenaire Le Journal de l’Environnement.

Pesticides, raréfaction des fleurs, fragmentation de l’habitat… autant de facteurs qui pourraient expliquer la crise que traversent les pollinisateurs, dont les abeilles. Il en est un rarement évoqué, mais qui pourrait avoir un impact important, en particulier en zone urbaine ou industrialisée : la pollution de l’air, en particulier celle à l’ozone.

Alors que le milieu montagnard est bien souvent perçu comme exempt de toute pollution, la sensibilité à l’ozone des secteurs d’altitude a été mise en évidence au cours de mesures réalisées par Air-APS. Deux études ont permis de fournir les premiers résultats. Tout d’abord la collaboration avec ASTERS* où Air-APS a mesuré l’ozone en altitude dans les réserves naturelles de Haute-Savoie durant un an, puis la surveillance depuis 2006 du site du Plan du Lac dans le Parc National de la Vanoise. Les montagnes ont servi de laboratoire «grandeur nature» à cette expérimentation. *Asters (Agir pour la Sauvegarde des Territoires et des Espèces Remarquables ou sensibles) est le conservatoire des espaces naturels de Haute-Savoie. On observe depuis plusieurs années une augmentation importante des concentrations d’ozone en altitude. Ces fortes concentrations résultent d’une pollution globale à grande échelle dont les espaces naturels ne sont que le réceptacle sans en être l’origine. L’air de nos montagnes alpines constitue donc un excellent indicateur de l’état de santé de notre planète.

Le relief et le soleil, circonstances aggravantes

Un simple coup d’œil aux cartes d’Air Rhône-Alpes suffit à refroidir le skieur: ce jeudi par exemple, la qualité de l’air était mauvaise dans les vallées alpines et un pic de pollution aux particules fines PM10 a été atteint. «La montagne pâtit des activités humaines et des polluants qui se transportent sur de longues distances», explique à 20 Minutes Nathalie Dufour, chargée de projet qualité de l’air chez Enviroconsult.

Ainsi, lorsque les villes des vallées connaissent un pic de pollution, les montagnes en prennent leur part. Et en hiver, lorsque tous les chauffages sont à fond dans ces contrées froides, les particules fines prolifèrent. «Le chauffage au bois utilisé en montagne émet des particules car le bois est mal brûlé, poursuit Nathalie Dufour. De plus, avec les inversions de température qui bloquent les polluants au niveau des sols, on atteint des concentrations de PM10 importantes en fond de vallée.» Autre problème récurrent en montagne: l’ozone, dont la formation est favorisée par les rayonnements solaires. «En montagne, les ultraviolets sont plus forts et cela active certaines réactions chimiques qui créent l’ozone», poursuit Nathalie Dufour.

Les scientifiques découvrent une nouvelle source de pollution atmosphérique à l'acide nitreux

Des chercheurs français, suisses et allemands ont mis en évidence une nouvelle source de production d'acide nitreux (HNO2). Ce gaz, précurseurs de l'ozone troposphérique, serait produit en présence de matière organique et d'oxyde d'azote.

Une nouvelle étude, parue dans la revue Nature, dévoile de nouveaux mécanismes de production de l'acide nitreux (HNO2). Ce gaz est déjà bien connu et tient une place importante dans la chimie atmosphérique et particulièrement dans la pollution à l'ozone.

En effet, il possède la particularité d'interagir avec la lumière et de libérer des radicaux libres (OH-). Associés aux composés organiques volatiles (COV), ces radicaux participent à la production d'ozone troposphérique, polluants généralement urbains à l'origine des brouillards et des « pics d'ozone » présents dans la troposphère, couche la plus basse et la plus polluée de l'atmosphère.

Jusqu'à maintenant l'acide nitreux était supposé se former principalement la nuit et être dégradé en radicaux libres par la lumière dès le lever du soleil. Grâce à de nouvelles techniques de mesure de ce gaz, plus sensibles, les scientifiques se sont rendus compte récemment qu'il pouvait se former également le jour avec des concentrations dépassant largement les prédictions calculées par les modèles numériques de chimie atmosphérique.

Des chercheurs du Laboratoire d'application de la Chimie à l'Environnement de Villeurbanne (LACE, CNRS-UCBL) en collaboration avec l'Institut Paul Scherrer (Suisse) et l'Université de Wuppertal (Allemagne) viennent d'identifier les processus chimiques liés à cette production diurne. Leur étude a permis de démontrer que l'acide nitreux était produit par photo-réduction du dioxyde d'azote atmosphérique (NO2) à la surface de matière organique en décomposition (humus). Les résultats indiquent que le sol et d'autres surfaces contenant de l'acide humique produisent par photochimie des espèces réductrices qui réagissent sélectivement avec le dioxyde d'azote.

Le taux de formation d'acide nitreux relevé dans cette étude pourrait expliquer les concentrations élevées d'HNO2 récemment observées en journée et dont la photolyse compte pour 60% de la production de radicaux libres. Cette production d'acide nitreux pourrait influencer significativement la chimie des basses couches de la troposphère et ainsi changer notre description des mécanismes de pollution atmosphérique, ont expliqué les chercheurs européens.

Selon l’équipe de Kenneth Pratt, de l’université d’Etat de Pennsylvanie, l’ozone réagit chimiquement avec les composés organiques dégagés par les fleurs, et qui aident les pollinisateurs à repérer leur prochain repas. Par exemple, l’alpha-pinène survit presque 40 heures dans un air pur, mais moins de 10 heures lorsque l’ozone s’élève à 60 parties par milliard (ppm), voire moins d’une heure lorsqu’il grimpe à 120 ppm.

Spécialistes et généralistes

Résultat : les fleurs pourraient être repérées moins facilement par les pollinisateurs. Le problème se pose aussi bien pour les espèces spécialistes, qui se focalisent sur une seule molécule, que sur les généralistes, qui préfèrent des « bouquets » de molécules: en raison de l’action différente de l’ozone sur les divers composés, le mélange qui en résulte diffère largement de celui qu’il serait dans un air non pollué.

Selon le résultat des 90 000 modélisations mathématiques menées par les chercheurs, il ne faudrait que 10 minutes pour que 20 % d’une population d’abeilles découvre la source d’émission du bêta-caryophyllène. Du moins dans un air sans ozone : lorsque sa concentration monte à 20 ppm, il leur faut trois heures. Et les résultats sont les mêmes pour les six autres molécules sur lesquelles les chercheurs se sont penchés.

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 9,2 % des espèces d’abeilles européennes sont menacées d’extinction, soit 178 sur les 1.942 étudiées, dont 39 présentes uniquement en Europe. Un chiffre probablement très sous-estimé : pour près de 57 % des espèces, on ne dispose pas de données.