rechauffement climatique cop21

pollution par l'heure d'été nouvelle plainte européenne

Deux associations écologiques ont porté plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui et non respect des normes européennes et nationales en matière de pollution atmosphérique

L'Etat ne prend pas ses responsabilités en matière d'environnement et de protection de la population contre la pollution de l'air. C'est en substance le message que veulent faire passer deux associations environnementales,Générations futures et Ecologie sans frontières (ESF), qui ont déposé une plainte au parquet de Paris, en dénonçant l'inaction des pouvoirs publics.

Cette année, de nombreux pics de pollution ont été recensés dans les zones urbaines, le dernier remontant à  seulement quelques jours. 

Selon le ministère de l'Ecologie,la pollution de l'air touche 60 % des Français. Ses impacts négatifs sont nombreux : inflammations avec un effet immédiat (toux, essoufflement, maux de gorge, de tête...), plus marqué chez les personnes plus fragiles, aggravation de l'asthme, atteinte du système immunitaire, diminution de la fonction respiratoire, cancer du poumon, maladies vasculaires...

Sur le même sujet : « Plus de civilisation, plus de pollution »

La pollution a également un impact financierUn rapport du Sénat sur le coût économique de ces pics à répétition devrait être rendu la semaine prochaine. 

Une nouvelle chance de se faire entendre

C'est déjà la deuxième plainte que dépose ESF pour faire réagir les autorités.L'an dernier, leur première plainte avait été classée sans suite, faute de preuves que la pollution était due à l'activité humaine. Par ailleurs, les pouvoirs publics ne sont tenus qu'à une "obligation de moyens et non de résultat". 

Pour cette nouvelle procédure, ESF a choisi de se constituer partie civile. Un juge d'instruction sera donc immédiatement saisi, ce qui permettra à la plainte d'aller plus loin. 

La pression sur l'Etat français s'effectue également au niveau européen. L'Union européenne menace notre pays d'une sévère sanction pour avoir régulièrement dépassé les valeurs réglementaires des particules fines Les feux de cheminée de nouveau interdits 

ESF a également saisi le tribunal administratif de Paris au sujet des feux de cheminée, d'abord interdits en Ile-de-France puis de nouveau autorisésdepuis le 21 janvier par Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie.

Le tribunal vient d'annuler cette décision : les feux de cheminées, responsables de 23% de la pollution aux particules fines, sont donc de nouveau interdits.

Les bois étant un produit naturel sa combustion est différente qu'un polluant chimique

Lors du feu de foret a A Saint-Jean-d'Illac (33), un des incendies les plus importants recensés ces cinq dernières années en France, où 580 hectares de pinède sont partis en fumée depuis vendrediaucune piste n'est pour l'heure privilégiée. Seul élément connu à ce jour : l'incendie s'est déclaré en bord de route.

L'arrivée de la canicule dans la région affole les capteurs de l'agence de la qualité de l'air en Aquitaine,  tout comme le mercure. Airaq a déclenché ce mardi une information sur un pic de pollution à l'ozone (seuil d'information et de recommandation) sur l'ensemble de l'Aquitaine. Gironde, Dordogne, Pyrénées-Atlantiques, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, tous les départements sont au rouge : avec un indice 8, la qualité de l'air est mauvaise.

Gare à la chaleur... et à l'ozone

Une raison supplémentaire s'il en fallait pour recommander aux personnes fragiles, comme les personnes âgées, les enfants, les malades et les allergiques susceptibles de déclencher une crise d'asthme, de se ménager aux heures de très fortes chaleur : pas de sport en plein soleil, on s'hydrate et on boit, on recherche les zones d'ombre et de relative fraicheur.... 

L'ozone, quésaco  ?

L'ozone est un polluant secondaire qui résulte généralement de la transformation photochimique de certains polluants primaires dans l'atmosphère (en particulier, NOx et COV) sous l'effet desrayonnements ultra-violets. La pollution par l'ozone se produit en période de chaleur et augmente régulièrement depuis le début du siècle. Les pointes sont de plus en plus fréquentes en été, notamment en zones urbaines et périurbaines. Le seuil d'information et de recommandations pour l'ozone est déclenché à pour une valeur moyenne sur une heure de 180 µg/m3

Ceci démontre l’incompétence de cette informatrice qui ne sait même pas que le seuil de 100µg/m32 d'air sur 8h est une recommandation de l'O.M.S

 

Pétition 1353/2013, présentée par Raffaele Bellezza, de nationalité italienne, au nom de "Parents contre le Smog" (Genitori AntiSmog), accompagnée de 1504 signatures, sur la pollution de l'air en Lombardie, en Italie

Statut: Ouverte au soutien
 

Données de la pétition

Titre du résumé: Pétition 1353/2013, présentée par Raffaele Bellezza, de nationalité italienne, au nom de "Parents contre le Smog" (Genitori AntiSmog), accompagnée de 1504 signatures, sur la pollution de l'air en Lombardie, en Italie

Numéro: 1353/2013

Thème(s): Environnement

Pays: Italie

Nom de l’association: GENITORI ANTISMOG

Données du pétitionnaire

Nom: European Parliament

 

Résumé de la pétition

Les pétitionnaires protestent contre la pollution de l'air en Lombardie, la région la plus peuplée d'Italie. Ils affirment que l'article 191 du traité FUE, conçu pour assurer la préservation de la santé et de l'environnement, ainsi que la directive 2008/50/CE concernant la qualité de l'air ont été violés. Cette directive établit des limites spécifiques pour les polluants atmosphériques et, en cas de non-respect de celles-ci, exige des États membres qu'ils adoptent des plans relatifs à la qualité de l'air afin que la période de dépassement des limites reste aussi brève que possible. En Italie, cette directive ne serait pas respectée et, dans le cas de la Lombardie notamment, les violations des règles de l'Union en matière de qualité de l'air semblent graves et continuelles. Les limites prescrites pour les principaux polluants (PM2, PM10, ozone, NO2, benzo[a]pyrène, NOX) sont régulièrement dépassées. Selon les pétitionnaires, la Lombardie n'a pas élaboré de plan relatif à la qualité de l'air et le projet de texte proposé affirme apparemment que les limites pour le PM10 et le NO2 ne seront pas respectées pendant les prochaines années.

Posté par ericklabrousse à 13:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


Heure d'été le vote de la commission des pétitions met un terme a la directive changement d'heure

petition_changement_d_heure_2015

D_l_gu_s_des_Ministres

europe_petition_2015_1

heure_d_ete_1942__1_

petition_europe_2015

petition_europe

recommandation_1432_europe

 

 

santé 5

hymne européen

201203241288

europe petition 2016

europe petition

 

 

En direct de l’Europe. Le changement d’heure fait toujours débat au 

Parlement européen

En direct de l'Europe. Le changement d'heure fait toujours débat au Parlement européen

Toute l'Union européenne est passée à l'heure d'hiver la nuit dernière. Si la pratique n'est pas obligatoire, les dates de changement sont harmonisées depuis 1998 par une directive, afin de faciliter les communications et les transports. Changer d'heure deux fois par an, ce n'est bon ni pour la santé, ni pour l'agriculture, estiment les  eurodéputés de la Commission des Petitions

 

 

Le changement d'heure augmente les risques d'accidents et n'entraîne pas les économies d'énergie escomptées, c'est ce qu'ont mis en avant cette semaine des eurodéputés. Ils demandent à la Commission de revoir sa position. 

Les Européens ne vivent pas tous à la même heure

Mais ils règlent tous leurs montres à la même date. L'Allemagne et le Royaume Uni ont été les premiers à introduire le changement d'heure estival dès 1916, afin de réduire la consommation d'énergie et de mieux profiter de l'ensoleillement. Dans les années 1980, la pratique s'est étendue à l'ensemble des pays, puis a été harmonisée par des directives européennes à partir de 1998, afin de faciliter les communications et les transports.

Les Etats membres ne sont pas obligés de changer d'heure. En revanche ils doivent tous le faire au même moment : la reculer d'une heure lors du dernier dimanche du mois d'octobre et l'avancer le dernier dimanche du mois de mars. S'ils souhaitent y renoncer, ils ont l'obligation d'informer leurs partenaires au moins trois ans à l'avance.

La pratique continue néanmoins de faire débat chez les députés européens

Ils ont interpellé la Commission sur la question et en ont débattu cette semaine à la fin de leur session mensuelle à Strasbourg. Sur la quinzaine d'élus encore présents dans l'hémicycle ce jeudi après-midi, tous se sont prononcés contre le changement d'heure, à l'exception de l'eurodéputé socialiste belge - wallon - Marc Tarabella.

Ils ne sont pas contre l'harmonisation, estiment même qu'il s'agit d'une bonne chose. Mais ils dénoncent les changements deux fois par an et mettent en avant les conséquences sur la santé, la fatigue, l'irritabilité, la dépression, les accidents de la route, ainsi que les doutes quant aux économies d'énergies effectivement réalisées. Et ils s'appuient sur l'opinion publique européenne : plus de la moitié des Français seraient favorables à la suppression de ce changement d'heure ; jusqu'à 73% des Allemands.

La Commission européenne souligne qu'elle n'a été saisie par aucun des 28 Etats membres. Elle promet néanmoins d'examiner les arguments des eurodéputés (qui figurent déjà en partie dans une étude publiée par Bruxelles en 2015), et de rendre son analyse dans le courant de l'année 2017.

Plusieurs pays dans le monde ont renoncé au changement d'heure

La Russie, la Corée du Sud, l'Islande. La Turquie vient de décider de ne pas repasser à l'heure d'hiver et de maintenir en vigueur toute l'année le régime d'heure d'été, pour permettre aux citoyens de "profiter plus longtemps de l'ensoleillement".

 

Bonjour monsieur Labrousse.

 

J'ai découvert il y a quelque temps sur Internet votre combat contre l'heure d'été.

 

Je partage totalement vos convictions.

 

Personnellement, je souffre de plus en plus de cette aberration française.

 


Chaque année, sur des grands médias, j'entends, effaré, des journalistes parler de " meilleure qualité de vie " grâce à l'heure d'été.

 

Meilleure qualité de vie !!!!! on croit rêver : 

 


- perturbations du sommeil chez les enfants et chez les adultes...

 

- journée de travail déséquilibrée

 

- repas du soir servi à 18 heures ( 16 heures au soleil ) dans les hôpitaux et les maisons de retraite

 

- nuisances sonores tard dans la soirée autant en campagne qu'en ville

 

- après-midis ( ou plutôt..." après-dix heures " ) interminables qui entraînent parfois une déprime et une démotivation face à ces journées qui semblent sans fin

 

- sorties décalées des jeunes qui provoquent des excès alcooliques et des nuits sans sommeil avec des risques accentués d'accidentologie

 

- etc.. 

 

Je constate, depuis 40 ans, que les seuls arguments apportés par les               " pro-heure d'été " sont : " on peut profiter des longues soirées ensoleillées ..." et le mot"  barbecue " arrive juste après...

 

Ils oublient simplement que, pour profiter de longues soirées, encore faut-il ne pas être en déficit de repos et de sommeil...

 

Enfin, l'abomination de ce changement d'heure a fait de la France une province allemande... 
Cette France qui ne sait pas vivre au rythme de la nature ( avec les conséquences dramatiques que vous connaissez parfaitement  en ce qui concerne la pollution ) et qui, lors de la Cop 21, s'est enorgueillie de donner des leçons de respect du climat au monde entier !!!...

 

Je suis malheureux de vivre dans un pays qui ne correspond plus à mes valeurs... Et je pense que la solution pour sauvegarder notre planète est de se rapprocher de la nature et du rythme naturel... Nos sociétés de consommation sont en train de la condamner  pour des basses questions de profit en particulier au bénéfice des lobbies du tourisme.

 

Je rêve du jour où la France se réveillera heureuse de vivre dans le réel et non pas dans une réalité truquée et viciée par son heure virtuelle...

 

Mais j'avoue qu'au bout de tant d'année d'entêtement technocratique  mon espoir  de voir enfin triompher le bon sens s'amenuise de plus en plus...

 

 

Bien cordialement.

 

Bernard Castaingts.

 

 

 

Changement d’heure au musée d’Orsay à Paris 

Le changement d’heure augmente les risques d’accidents et n’entraîne pas les économies d’énergie escomptées, c’est ce qu’ont mis en avant cette semaine des eurodéputés. Ils demandent à la Commission de revoir sa position. Les Européens ne vivent pas tous à la même heureMais ils règlent tous leurs montres à la même date. L’Allemagne et le Royaume Uni ont été les premiers à introduire le changement d’heure estival dès 1916, afin de réduire la consommation d’énergie et de mieux profiter de l’ensoleillement. Dans les années 1980, la pratique s’est étendue à l’ensemble des pays, puis a été harmonisée par des directives européennes à partir de 1998, afin de faciliter les communications et les transports.Les Etats membres ne sont pas obligés de changer d’heure. En revanche ils doivent tous le faire au même moment : la reculer d’une heure lors du dernier dimanche du mois d’octobre et l’avancer le dernier dimanche du mois de mars. S’ils souhaitent y renoncer, ils ont l’obligation d’informer leurs partenaires au moins trois ans à l’avance.La pratique continue néanmoins de faire débat chez les députés européensIls ont interpellé la Commission sur la question et en ont débattu cette semaine à la fin de leur session mensuelle à Strasbourg. Sur la quinzaine d’élus encore présents dans l’hémicycle ce jeudi après-midi, tous se sont prononcés contre le changement d’heure, à l’exception de l’eurodéputé socialiste belge – wallon – Marc Tarabella.Ils ne sont pas contre l’harmonisation, estiment même qu’il s’agit d’une bonne chose. Mais ils dénoncent les changements deux fois par an et mettent en avant les conséquences sur la santé, la fatigue, l’irritabilité, la dépression, les accidents de la route, ainsi que les doutes quant aux économies d’énergies effectivement réalisées. Et ils s’appuient sur l’opinion publique européenne : plus de la moitié des Français seraient favorables à la suppression de ce changement d’heure ; jusqu’à 73% des Allemands.La Commission européenne souligne qu’elle n’a été saisie par aucun des 28 Etats membres. Elle promet néanmoins d’examiner les arguments des eurodéputés (qui figurent déjà en partie dans une étude publiée par Bruxelles en 2015), et de rendre son analyse dans le courant de l’année 2017.Plusieurs pays dans le monde ont renoncé au changement d’heure La Russie, la Corée du Sud, l’Islande. La Turquie vient de décider de ne pas repasser à l’heure d’hiver et de maintenir en vigueur toute l’année le régime d’heure d’été, pour permettre aux citoyens de « profiter plus longtemps de l’ensoleillement ».

Pétitions

 Un des droits fondamentaux du citoyen européen : À n'importe quel moment, tout citoyen, à titre individuel ou en association avec d'autres, peut exercer son droit de pétition auprès du Parlement européen conformément à l'article 227 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne.

Tout citoyen de l'Union européenne ou toute personne résidant dans un État membre peut adresser au Parlement européen, individuellement ou collectivement, une pétition au sujet d’une question relevant d’un domaine de compétence de l’Union européenne et le concernant directement. Les entreprises peuvent exercer ce droit de pétition, garanti par le traité, si elles ont leur siège dans l’Union.

La pétition peut prendre la forme d’une plainte ou d’une requête et peut porter sur des affaires d’intérêt public ou d’intérêt privé.

La pétition peut être une demande individuelle, une plainte ou une observation concernant l'application du droit communautaire ou une incitation lancée au Parlement pour qu’il prenne position sur un sujet. Ces pétitions permettent au Parlement européen de mettre en évidence une violation des droits d'un citoyen européen par un État membre ou par des autorités locales ou une autre institution.



L'objectif de la procédure de pétition du Parlement européen est de vous garantir la possibilité de communiquer avec l'institution et d'exercer votre droit de pétition, qui est l'un des droits fondamentaux, consacré tant dans le traité que dans la charte des droits fondamentaux, dont jouissent tous les citoyens et résidents de l'Union. Vous pouvez consulter le traité de Lisbonne pour en savoir plus.

Votre pétition permet au Parlement, grâce au travail de sa commission des pétitions, de se rendre réellement compte de la manière dont le droit de l'Union est appliqué ainsi que de jauger dans quelle mesure les institutions européennes se soucient de répondre à vos préoccupations.

La commission des pétitions a pour tâche de répondre à toutes les pétitions qui lui sont adressées et, dans la mesure du possible, de proposer une solution extrajudiciaire aux préoccupations légitimes, qui portent sur des questions en rapport avec les domaines d'action de l'Union, exprimées par les pétitionnaires.

Grâce à ce portail, dont la procédure d'enregistrement est intuitive et n'a rien de sorcier, vous pourrez soumettre en ligne votre pétition. Quant à nous, cet outil nous permet de vous communiquer les problèmes qui nous sont soumis par d'autres et de fournir des informations sur des pétitions déjà reçues. Ainsi, la fonction de recherche vous permet de retrouver facilement les problèmes qui vous concernent directement et de voir ce que vos concitoyens ont à dire sur les questions qui touchent l'Union. Vous pouvez même accorder en ligne votre appui aux pétitions ouvertes qui ont été déclarées recevables par les membres de la commission des pétitions.

Si vous souhaitez soumettre votre pétition par voie postale, vous n'aurez aucun formulaire à remplir et le format est libre.

 

Sachez cependant que votre pétition doit toujours:

 

  • comporter votre nom, votre nationalité et l'adresse de votre domicile (dans le cas d'une pétition collective, elle doit comporter le nom, la nationalité et l'adresse du domicile de la personne qui présente la pétition au nom de tous ou, à défaut, du premier signataire);

  • être signée.

 

Vous pouvez y joindre des annexes, notamment des copies de toute pièce justificative en votre possession.

Votre pétition doit être envoyée à l'adresse suivante:

 

Présidente de la commission des pétitions

European Parliament

B-1047 BRUSSELS

 

La procédure de pétition est intrinsèquement ouverte et transparente. De nombreuses pétitions font l'objet d'un débat en commission (cliquez ici pour accéder aux vidéos des réunions de la commission des pétitions), auquel les pétitionnaires concernés participent activement. Compte tenu de la diversité des pétitions reçues, et de leur grand nombre, toutes ne peuvent cependant faire l'objet d'un débat. Les membres de la commission peuvent ainsi préférer prendre une décision sur une pétition grâce à un système d'examen régulier fondé sur le contrôle politique.

Quel que soit le traitement réservé à sa pétition, le pétitionnaire est toujours tenu informé à chaque étape de la procédure, et reçoit, à la fin de celle-ci, une lettre de la présidente de la commission lui faisant part du résultat.



 

Lancer une pétition

Si la question qui vous préoccupe ne fait pas actuellement l'objet d'une pétition active, lancez une nouvelle pétition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par ericklabrousse à 13:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Heure d'ete responsable des pluies acides hno3 et de l'utilisation accrue des pesticides

Ode à la Joie (L'hymne européen)

D_l_gu_s_des_Ministres

 

petition_changement_d_heure_2015

 

petition_europe

 

pluies_acides_hno3

 

reponse_europe_petition

reponse_ozone

1090123304

 

2648876377

 

1101026-Pluies_acides

 

111306544

 

pollution heure d'ete

 

 

 

Une Reponse d'un candidat a la Presidentielle

 

 

 

Monsieur,

 

Votre courrier électronique est bien parvenu au cabinet de François Fillon.

 

Il en a pris personnellement connaissance.

 

Cordialement,

 

L’équipe parlementaire

 

8 route de guitres

 

résidence le sommelier

 

33133 Galgon

 

Port 06 37 15 34 37

 

Monsieur le Député

 

Cher ami

 

Je vous écris afin de vous informer que j'ai obtenu du Parlement Européen de la commission des pétition la fin de la directive changement d'heure

Je souligne le travail de mon Ami Jean Briane député pendant 25 ans de l'Aveyron et de la recommandation 1432 qui a joue un rôle important

Notre pays s’entête dans une mesure illégale qui est interdite par les deux ordonnances du 3 juillet 1943 et du 9 août 1944 qui interdisent cette heure d'ete

Un décret ne peut pas mettre un terme a deux ordonnances seul le congres a ce pouvoir...

 

Monsieur le Députe j'aurai besoin de votre aide et de vos accointances pour obtenir une enquête parlementaire sur cette mesure de 1942 suite aux accords de wansee de juillet 1941 afin d'harmoniser les transports dans l’Europe Nazie

 

Dans l'attente de votre réponse

 

Daigniez agréer,Monsieur le Député,l’hommage de mon profond respect et de mon sincère dévouement

 

 

 

NON A L’HEURE D’ETE EN FRANCE ET EN EUROPE

Association régie par la loi du 1er juillet 1901 n° W122003523-Préfecture de l’Aveyron

Communique de Presse

 

Le Parlement européen vient de rendre ses conclusions sur les pluies acides HNO3 et se conforme a la pétition contre la directive dioxyde d'azote déposée par Erick Labrousse

La recommandation 1432 avait mis l'accent sur ces problèmes par son article

  1. Ils contribuent par exemple à une plus forte concentration dans l’air des oxydants photochimiques (dont l’ozone et le nitrate de péroxyacétyle), ce qui a des conséquences graves pour la santé des personnes vulnérables aux substances toxiques, mais aussi pour le patrimoine naturel et culturel.

Le Comité des Ministres tient à souligner que la fixation de l’heure légale normalement en vigueur relève de la seule compétence de chaque Etat membre. Il a par conséquent dûment transmis la Recommandation 1432 (1999) aux gouvernements des Etats membres. 

Le Parlement Européen a vote pour la suppression de la directive du changement d'heure qui n'est bon ni pour la santé, ni pour l'agriculture et le climat estime les parlementaires européens

 

 

Une brèche dans le tableau des heures européennes

Après l’abandon des changements d’heure par la Fédération de Russie et par la Turquie, un pays de l’UE, la Hongrie, se prépare à utiliser une heure fixe, suite au vote de la Commission des pétitions du Parlement européen. Ainsi le pays utilisera la liberté des États membres d’avoir ou non des changements d’heure. Cette liberté, longtemps dissimulée officiellement, a toujours été expliquée par notre Association

Le changement d'heure augmente les risques d'accidents, la pollution atmosphérique,le réchauffement climatique et n'entraîne pas les économies d'énergie escomptées, c'est ce qu'ont mis en avant les eurodéputés en octobre 2016. Ils demandent à la Commission de revoir sa position. 

L’abandon du système de l’heure d’été par un pays du centre de l’Europe va ouvrir une brèche dans le tableau des heures des pays, et dans l’esprit de leurs gouvernants, persuadés qu’il faudrait conserver le statuquo actuel. 
Ils ont interpellé la Commission sur la question et en ont débattu cette semaine à la fin de leur session mensuelle à Strasbourg. Les Députes européens se sont prononcés contre le changement d'heure, à l'exception de l'eurodéputé socialiste belge - wallon - Marc Tarabella. 

À côté de la France, l’Espagne abandonne l'heure d’été de Franco de 1942 reste dans la perspective d’un proche réajustement de son heure « d’hiver », GMT+1, avec celle du méridien de Greenwich, qui traverse le pays.

L’Association Non à l'heure d’été en France et en Europe a envoyé des lettres aux candidats à la Présidence de la République, afin de savoir s’ils seraient favorables 
soit à l’abandon des changements d’heure — avec maintien d’une heure d’avance toute l’année —, soit à la reprise de l’heure de Greenwich en période « hiver », soit aux deux modifications à la fois.

 

 

Posté par ericklabrousse à 13:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Défaite de Segolene Royal grâce au Canal du Midi sous l'heure d'été de Petain 1942

reponse_ozone_1

 

 

recommandation_1432_europe

 

petition_europe_2015

europe_petition_2015_1

 

 

europe_petition_1

 

pluies_acides_hno3

Ode à la Joie (L'hymne européen)

pollution heure d'ete

 

1193429692

 

3587173548

 

la-vignette-anti-pollution-bientot-dans-le-sud-ouest (1)

 

effet-de-serre

 

Segolene Royal défaite pour son inertie sur le dossier heure d’été de Pétain 1942

La recommandation 1432 signe sa défaite par le Parlement Européen et par la Commission européenne du Climat

Sa candidature avait fait grand bruit. Finalement, Ségolène Royal échoue à obtenir la direction du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), au profit de l'Allemand Achim Steiner.

Ségolène Royal n'ira pas à l'ONU. La ministre de l'Écologie était candidate à la direction du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement). Selon nos informations, ce sera l'Allemand Achim Steiner qui en prendra la tête. Le Pnud a pour mission de lutter contre la pauvreté et les inégalités dans le monde.

 

Interrogée par France 5 à propos d'une probable nomination de l'Allemand Achim Steiner à la tête de cette agence, Ségolène Royal a reconnu qu'«il y a un jury qui s'oriente vers ça». «Je le regrette bien sûr, ça ne correspond pas à ce qui avait été dit mais ça c'est la vie», a-t-elle ajouté.

 

Ségolène Royale, amère

 

Ségolène Royal a précisé que «la procédure n'est pas terminée» et jugé «un peu étonnant» que ce soit un homme qui obtienne le poste alors que, selon elle, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres lui avait dit qu'il était «promis à une femme». «C'est pour cela que j'avais posé ma candidature», a-t-elle dit.

 

«Il semble qu'un homme a été poussé par son pays étant donné que l'Allemagne est un des plus gros contributeurs du Pnud», a-t-elle expliqué. «De toute façon, je trouverai l'opportunité de mettre au service du combat climatique et des enjeux internationaux ma force de conviction», a-t-elle assuré. «J'ai d'autres pistes, d'autres perspectives», a-t-elle indiqué.

angement de programme pour Ségolène Royal. En vue de la fin du quinquennat de François Hollande, l'actuelle ministre de l'Environnement avait pour ambition de prendre la tête du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Un projet avorté. Interrogée par France 5, mercredi 12 avril, la numéro 2 du gouvernement a reconnu qu'elle ne serait probablement pas choisie pour diriger la plus importante agence des Nations unies, prédisant la nomination de l'Allemand Achim Steiner. "Il y a un jury qui s'oriente vers ça", a-t-elle déclaré.

Une prophétie qui s'est réalisée, puisque quelques minutes après, le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a indiqué qu'Achim Steiner était nommé pour un mandat de 4 ans. Peu avant cette annonce, Ségolène Royal avait exprimé des regrets concernant ce choix. "Ça ne correspond pas à ce qui avait été dit, mais c'est la vie", estimant "un peu étonnant" qu'un homme obtienne le poste alors que selon elle, Antonio Guterres lui avait dit qu'il était "promis à une femme".

Pour Ségolène Royal, "il semble qu'un homme a été poussé par son pays étant donné que l'Allemagne est un des plus gros contributeurs du Pnud". Achim Steiner a auparavant dirigé le bureau de l'ONU au Kenya et a également été directeur général du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) pendant 10 ans, poste qu'il a quitté en juin 2016. Depuis le mois d'octobre, il est directeur de la Oxford Martin School, une unité de recherches rattachée au département des sciences sociales de l'université britannique d'Oxford.

 

 

NON A L’HEURE D’ETE EN FRANCE ET EN EUROPE

Association régie par la loi du 1er juillet 1901 n° W122003523-Préfecture de l’Aveyron

Communique de Presse

Heure d’été responsable de ce problème

Le Parlement européen vient de rendre ses conclusions sur les pluies acides HNO3 et se conforme a la pétition contre la directive dioxyde d'azote déposée par Erick Labrousse

La recommandation 1432 avait mis l'accent sur ces problèmes par son article

  1. Ils contribuent par exemple à une plus forte concentration dans l’air des oxydants photochimiques (dont l’ozone et le nitrate de péroxyacétyle), ce qui a des conséquences graves pour la santé des personnes vulnérables aux substances toxiques, mais aussi pour le patrimoine naturel et culturel.

    Le Comité des Ministres tient à souligner que la fixation de l’heure légale normalement en vigueur relève de la seule compétence de chaque Etat membre. Il a par conséquent dûment transmis la Recommandation 1432 (1999) aux gouvernements des Etats membres. 

Depuis longtemps, on sait que les gaz de combustion ainsi que les émissions de certaines installations industrielles peuvent porter atteinte aux forêts. Au début de l'ère industrielle, la pollution est perçue comme un phénomène local (pollution de proximité). Elle est due essentiellement à la présence dans l'air de substances chimiques gazeuses simples (SO2, NOx, F...) dont les effets visibles sont aisément reconnaissables. Depuis, de nouvelles espèces chimiques ont été identifiées ou sont apparues. La pollution atmosphérique s'est révélée peu à peu à la lumière des travaux de recherche comme un processus complexe, résultat de l'interaction de nombreux facteurs physiques, chimiques, d'origine naturelle et anthropique. Les agents agresseurs, autres que climatiques, ont récemment été redéfinis de la façon suivante :

  • les dépôts humides, constitués de polluants transformés, dissous dans l'eau de pluie et les gouttelettes des brouillards ou des nuages,

  • les dépôts secs, constitués de polluants gazeux primaires (SO2, NOx, hydrocarbures) ou secondaires photochimiques (ozone, oxydants) et de particules.

Les voies navigables ont accuse a tort nos amis libérateurs Américains d’être responsable de la mort des platanes et des platanors OGM illégaux le long du canal du midi

Pour cette gabegie, cette avanie, et de cet outrage des voies navigables fondées par le Maréchal Petain

Nous demandons des excuses publiques et le retrait de tous les panneaux et allusions a tous ces désagréments historiques contre la République face au théorie de l’État Français

Pour lutter contre les pluies acides et surtout d'accuser a tort nos mais Agriculteurs,viticulteurs et arboriculteurs de l'utilisation accrue de pesticides l'application rapide de la recommandation 1432 du Conseil de l'Europe

Décret du 11 décembre 1940 portant organisation du contrôle de l’État sur les chemins de fer et les transports par route et par eau de la métropole 
Version consolidée au 14 septembre 1983

 

Nous, Maréchal de France, Chef de l'Etat français,

Sur la proposition du Secrétaire d'Etat aux Communications et du Ministre, Secrétaire d’État aux Finances ;

Vu le décret du 25 juin 1938, portant organisation du Contrôle de l’État sur les chemins de fer et les transports par route et par eau dans la Métropole ;

Vu la loi du 18 septembre 1940 réorganisant l'Administration centrale du Secrétariat d’État aux Communications et notamment l'article 8 ;

Article 1

En vigueur depuis le 31 janvier 1940.

L'exécution des transports sur les voies navigables constitue un service public obligatoire. Ces transports sont ordonnés, le cas échéant, par voie de réquisition, à la diligence du ministre des transports.

Article 2

En vigueur depuis le 31 janvier 1940.

En vue de ce service, est prononcée la réquisition collective de toutes les entreprises et de toutes les personnes qui concourent à l'exécution des transports sur les voies navigables ou aux opérations accessoires de ces transports, et qui, à ce titre, sont mobilisées par le ministère des transports.

Article 3

En vigueur depuis le 31 janvier 1940.

Sera passible des peines prévues à l'article 31, dernier alinéa, de la loi du 11 juillet 1938, quiconque aura refusé d'exécuter le service pour lequel il a été désigné, ou qui l'aura exécuté sansse conformer aux ordres donnés par les autorités responsables de l'exécution des transports par voie navigable.





Président de l'Association Non a l'heure d’été en France et En Europe

pour La Nouvelle Aquitaine



Canal du midi fondé par Petain accuse nos ... - ERICK - Overblog

labrousse.erick.over-blog.com/article-voies-navigables-organisme-cree-sous-vichy-et-...

23 juin 2011 - Voies navigables créé en 1940 Le 8 Mai 1940, l'armée allemande envahit la ... Catégories : #labrousse.erick, #voies navigables, #platane ...










Posté par ericklabrousse à 13:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

pluies acides hno3 et les consequences

 petition_changement_d_heure_2015

 reponse_ozone

reponse_europe_petition

 

petition_europe 

D_l_gu_s_des_Ministres

 

 

 

1193429692

 

740602831

 

3587173548

 

algues 3

hymne européen

NON A L’HEURE D’ETE EN FRANCE ET EN EUROPE

Association régie par la loi du 1er juillet 1901 n° W122003523-Préfecture de l’Aveyron

Communique de Presse

 

Le Parlement européen vient de rendre ses conclusions sur les pluies acides HNO3 et se conforme a la pétition contre la directive dioxyde d'azote déposée par Erick Labrousse

La recommandation 1432 avait mis l'accent sur ces problèmes par son article

  1. Ils contribuent par exemple à une plus forte concentration dans l’air des oxydants photochimiques (dont l’ozone et le nitrate de péroxyacétyle), ce qui a des conséquences graves pour la santé des personnes vulnérables aux substances toxiques, mais aussi pour le patrimoine naturel et culturel.

    Le Comité des Ministres tient à souligner que la fixation de l’heure légale normalement en vigueur relève de la seule compétence de chaque Etat membre. Il a par conséquent dûment transmis la Recommandation 1432 (1999) aux gouvernements des Etats membres. 

Depuis longtemps, on sait que les gaz de combustion ainsi que les émissions de certaines installations industrielles peuvent porter atteinte aux forêts. Au début de l'ère industrielle, la pollution est perçue comme un phénomène local (pollution de proximité). Elle est due essentiellement à la présence dans l'air de substances chimiques gazeuses simples (SO2, NOx, F...) dont les effets visibles sont aisément reconnaissables. Depuis, de nouvelles espèces chimiques ont été identifiées ou sont apparues. La pollution atmosphérique s'est révélée peu à peu à la lumière des travaux de recherche comme un processus complexe, résultat de l'interaction de nombreux facteurs physiques, chimiques, d'origine naturelle et anthropique. Les agents agresseurs, autres que climatiques, ont récemment été redéfinis de la façon suivante :

  • les dépôts humides, constitués de polluants transformés, dissous dans l'eau de pluie et les gouttelettes des brouillards ou des nuages,

  • les dépôts secs, constitués de polluants gazeux primaires (SO2, NOx, hydrocarbures) ou secondaires photochimiques (ozone, oxydants) et de particules.

Les voies navigables ont accuse a tort nos amis libérateurs Américains d’être responsable de la mort des platanes et des platanors OGM illégaux le long du canal du midi

Pour cette gabegie, cette avanie, et de cet outrage des voies navigables fondées par le Maréchal Petain

Nous demandons des excuses publiques et le retrait de tous les panneaux et allusions a tous ces désagréments historiques contre la République face au théorie de l’État Français

Pour lutter contre les pluies acides et surtout d'accuser a tort nos mais Agriculteurs,viticulteurs et arboriculteurs de l'utilisation accrue de pesticides l'application rapide de la recommandation 1432 du Conseil de l'Europe

Décret du 11 décembre 1940 portant organisation du contrôle de l’État sur les chemins de fer et les transports par route et par eau de la métropole 
Version consolidée au 14 septembre 1983

 

Nous, Maréchal de France, Chef de l'Etat français,

Sur la proposition du Secrétaire d'Etat aux Communications et du Ministre, Secrétaire d’État aux Finances ;

Vu le décret du 25 juin 1938, portant organisation du Contrôle de l’État sur les chemins de fer et les transports par route et par eau dans la Métropole ;

Vu la loi du 18 septembre 1940 réorganisant l'Administration centrale du Secrétariat d’État aux Communications et notamment l'article 8 ;

Article 1

En vigueur depuis le 31 janvier 1940.

L'exécution des transports sur les voies navigables constitue un service public obligatoire. Ces transports sont ordonnés, le cas échéant, par voie de réquisition, à la diligence du ministre des transports.

Article 2

En vigueur depuis le 31 janvier 1940.

En vue de ce service, est prononcée la réquisition collective de toutes les entreprises et de toutes les personnes qui concourent à l'exécution des transports sur les voies navigables ou aux opérations accessoires de ces transports, et qui, à ce titre, sont mobilisées par le ministère des transports.

Article 3

En vigueur depuis le 31 janvier 1940.

Sera passible des peines prévues à l'article 31, dernier alinéa, de la loi du 11 juillet 1938, quiconque aura refusé d'exécuter le service pour lequel il a été désigné, ou qui l'aura exécuté sansse conformer aux ordres donnés par les autorités responsables de l'exécution des transports par voie navigable.

 

 

Président de l'Association Non a l'heure d’été en France et En Europe

pour La Nouvelle Aquitaine

 

Canal du midi fondé par Petain accuse nos ... - ERICK - Overblog

labrousse.erick.over-blog.com/article-voies-navigables-organisme-cree-sous-vichy-et-...

23 juin 2011 - Voies navigables créé en 1940 Le 8 Mai 1940, l'armée allemande envahit la ... Catégories : #labrousse.erick, #voies navigables, #platane ...

 



La recommandation 1432 du Conseil de l'Europe est un moyen de réduire ces pluies acides HNO3



L'ACTION DE LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE SUR LA SANTÉ DES FORÊTS

Sommaire

11.1.1 - L'apparition d'une nouvelle approche et de nouveaux concepts de l'incidence de la pollution atmosphérique sur les forêts

Depuis longtemps, on sait que les gaz de combustion ainsi que les émissions de certaines installations industrielles peuvent porter atteinte aux forêts. Au début de l'ère industrielle, la pollution est perçue comme un phénomène local (pollution de proximité). Elle est due essentiellement à la présence dans l'air de substances chimiques gazeuses simples (SO2, NOx, F...) dont les effets visibles sont aisément reconnaissables. Depuis, de nouvelles espèces chimiques ont été identifiées ou sont apparues. La pollution atmosphérique s'est révélée peu à peu à la lumière des travaux de recherche comme un processus complexe, résultat de l'interaction de nombreux facteurs physiques, chimiques, d'origine naturelle et anthropique. Les agents agresseurs, autres que climatiques, ont récemment été redéfinis de la façon suivante :

  • les dépôts humides, constitués de polluants transformés, dissous dans l'eau de pluie et les gouttelettes des brouillards ou des nuages,

  • les dépôts secs, constitués de polluants gazeux primaires (SO2, NOx, hydrocarbures) ou secondaires photochimiques (ozone, oxydants) et de particules.

Cette redéfinition d'espèces chimiques, dont les effets sont connus depuis longtemps, implique une nouvelle conception des phénomènes de pollution atmosphérique dans laquelle on distingue :

  • des effets directs, lorsque les polluants agissent spécifiquement sur l'un des constituants des écosystèmes terrestres ou aquatiques, ou sur des matériaux ; ces effets ne se manifestent pas toujours de façon spectaculaire, des bases de comparaison sont souvent nécessaires pour les mettre en évidence ; aux effets aigus ont succédé des effets subnécrotiques, sensibles sur la croissance et la productivité ;

  • des effets indirects, lorsque l'action des polluants sur l'un des constituants d'un écosystème entraîne des altérations des autres constituants et en perturbe le fonctionnement.

Une autre caractéristique de ce nouveau concept concerne la notion d'espace. Alors que les effets des dépôts secs se manifestent à une distance proche de la source d'émission (échelle 10 km), les effets des dépôts humides et des polluants secondaires peuvent être ressentis à des distances beaucoup plus grandes (100 - 1 000 km). Cette pollution diffuse peut toucher des zones précédemment peu polluées. Cette dernière notion est à l'origine de l'approche scientifique et politique des problèmes de pollution à l'échelle internationale.



 




Section V.11.1

L'ACTION DE LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE SUR LA SANTÉ DES FORÊTS

Sommaire

11.1.1 - L'apparition d'une nouvelle approche et de nouveaux concepts de l'incidence de la pollution atmosphérique sur les forêts

Depuis longtemps, on sait que les gaz de combustion ainsi que les émissions de certaines installations industrielles peuvent porter atteinte aux forêts. Au début de l'ère industrielle, la pollution est perçue comme un phénomène local (pollution de proximité). Elle est due essentiellement à la présence dans l'air de substances chimiques gazeuses simples (SO2, NOx, F...) dont les effets visibles sont aisément reconnaissables. Depuis, de nouvelles espèces chimiques ont été identifiées ou sont apparues. La pollution atmosphérique s'est révélée peu à peu à la lumière des travaux de recherche comme un processus complexe, résultat de l'interaction de nombreux facteurs physiques, chimiques, d'origine naturelle et anthropique. Les agents agresseurs, autres que climatiques, ont récemment été redéfinis de la façon suivante :

  • les dépôts humides, constitués de polluants transformés, dissous dans l'eau de pluie et les gouttelettes des brouillards ou des nuages,

  • les dépôts secs, constitués de polluants gazeux primaires (SO2, NOx, hydrocarbures) ou secondaires photochimiques (ozone, oxydants) et de particules.

Cette redéfinition d'espèces chimiques, dont les effets sont connus depuis longtemps, implique une nouvelle conception des phénomènes de pollution atmosphérique dans laquelle on distingue :

  • des effets directs, lorsque les polluants agissent spécifiquement sur l'un des constituants des écosystèmes terrestres ou aquatiques, ou sur des matériaux ; ces effets ne se manifestent pas toujours de façon spectaculaire, des bases de comparaison sont souvent nécessaires pour les mettre en évidence ; aux effets aigus ont succédé des effets subnécrotiques, sensibles sur la croissance et la productivité ;

  • des effets indirects, lorsque l'action des polluants sur l'un des constituants d'un écosystème entraîne des altérations des autres constituants et en perturbe le fonctionnement.

Une autre caractéristique de ce nouveau concept concerne la notion d'espace. Alors que les effets des dépôts secs se manifestent à une distance proche de la source d'émission (échelle 10 km), les effets des dépôts humides et des polluants secondaires peuvent être ressentis à des distances beaucoup plus grandes (100 - 1 000 km). Cette pollution diffuse peut toucher des zones précédemment peu polluées. Cette dernière notion est à l'origine de l'approche scientifique et politique des problèmes de pollution à l'échelle internationale.




11.1.2 - Pourquoi des phénomènes de dépérissement des forêts ? La place de la pollution atmosphérique

Un phénomène complexe

L'état des connaissances actuelles sur le dépérissement des forêts résulte de travaux de recherches pluridisciplinaires conduits dans plusieurs pays européens :

  • Allemagne : recherches coordonnées par les ministères de la Recherche, de l'Agriculture et de l'Environnement complétées par des programmes financés par les Länder,

  • Pays-Bas : Dutch Priority Programme on Acidification,

  • France : programme DEFORPA (Dépérissement des Forêts attribué à la Pollution Atmosphérique),

  • Autriche : Forschungsinitiative gegen das Waldsterben,

  • Suisse : programme SANASILVA et Programme National de Recherches 14,

  • Finlande : programme HAPRO.

Les études ont montré une diversité de situations et d'évolutions selon les essences et le contexte écologique. Les dommages se concentrent souvent sur une ou deux essences et sont plus marqués sur les arbres âgés. Le dépérissement est souvent la traduction d'un stress passé ou qui s'est accumulé depuis de nombreuses années.

  • Des facteurs sont prédisposants : un faible taux de saturation des sols en cations basiques (jaunissement), des dépôts acides cumulés d'origine atmosphérique (H2SO4, HNO3) ou acidifiants (NH4) qui désaturent le complexe absorbant, des peuplements denses ou âgés, la culture d'essence à forte productivité (forte émission de protons pour l'absorption des cations) et un climat rigoureux notamment en montagne.

  • Des facteurs sont déclenchants : ils sont principalement de nature climatique et s'exercent sur une courte durée ; (séries d'années sèches ou années contrastées sur le plan climatique).

  • Des facteurs sont aggravants : ce sont principalement des facteurs biotiques, les champignons pathogènes racinaires et les insectes ravageurs.

L'influence des facteurs intrinsèques et anthropiques

L'alimentation en eau et la nutrition minérale constituent deux facteurs cruciaux dans la croissance des arbres forestiers, ils sont aujourd'hui largement incriminés dans les phénomènes de dépérissement. Pour le sapin, les déficits d'alimentation hydrique constituent la cause primaire de perte des aiguilles et pour l'épicéa en station oligotrophe une faible disponibilité du magnésium dans le sol est à l'origine du jaunissement des aiguilles de deux ans et plus.

A titre d'exemple certains faits observés dans des peuplements sujets au dépérissement lors d'études de cas sont significatifs :

  • certains sols très appauvris continuent à perdre des éléments minéraux du complexe d'échange, à un rythme de 1 à 2 % par an pour le magnésium et le calcium, soit un épuisement complet prévisible à l'échelle du siècle si le rythme se maintient ; les carences nutritionnelles devraient donc avoir une propension à se développer dans les sols les plus pauvres,

  • dans des peuplements résineux situés sur sols très pauvres, la quantité d'éléments minéraux stockés dans la biomasse peut être du même ordre de grandeur, voire supérieure, aux réserves totales disponibles du sol,

  • en comparant deux peuplements, une pessière et une chênaie, les dépôts sous couvert de résineux (acidité, nitrates, sulfates ...) ont été au moins trois fois plus importants que sous couvert de feuillus,

  • l'effet acidifiant de l'épicéa par rapport aux feuillus (chênes) est surtout attribué à sa capacité de filtration de l'atmosphère (captation des dépôts secs et des gouttelettes de nuage) et à sa productivité élevée,

  • le lessivage du magnésium, sous l'influence des dépôts acides semble nettement plus fort que le prélèvement par les arbres,

  • certains sols forestiers sont incapables de neutraliser l'aluminium libéré au terme d'un processus complexe dans le sol, ce qui peut mettre en péril la vie biologique dans les ruisseaux en aval,

  • pour certains éléments minéraux comme le calcium, la contribution de la récolte de bois à l'appauvrissement de l'écosystème est du même ordre de grandeur que celle engendrée par les dépôts acides,

  • la suppression de l'écorçage sur le parterre de la coupe double quasiment les exportations minérales car l'écorce en est beaucoup plus riche que le bois,

  • les prélèvements non ligneux en forêt (même anciens), ou l'utilisation agricole du sol avant la plantation d'arbres, ont pu appauvrir certains sols avant même que la sylviculture et des dépôts acides n'exercent leur action ,

  • les sapinières les plus dépérissantes étaient dans le passé beaucoup plus denses que celles qui sont restées saines,

  • l'étagement des peuplements et le mélange d'essences seraient des facteurs favorables qui diminuent la gravité des crises de vitalité,

  •  

Le bilan

Dans un grand nombre de régions, les concentrations atmosphériques et les dépôts de certains polluants dépassent les taux auxquels une perturbation des écosystèmes forestiers est à présumer. Dans ces circonstances, une réduction de la charge de la pollution atmosphérique devrait entraîner une légère amélioration de l'état des forêts atteintes et retarder un nouveau dysfonctionnement des écosystèmes. Le dioxyde de soufre, les oxydes d'azote (précurseurs de l'ozone et des dépôts acides) et d'autres substances peuvent revêtir une grande importance dans une région donnée. Si la pollution atmosphérique n'apparaît pas, en général, en facteur principal, son maintien au niveau actuel et, a fortiori, une augmentation des concentrations de substances nocives dans l'atmosphère est reconnue comme un élément qui porterait préjudice à la vitalité des écosystèmes forestiers (effets indirects).

Mais certaines substances (CO2, CH4, N2O, CFC...) sont mises aussi en cause dans l'évolution du climat. Le réchauffement éventuel du climat mondial, qui selon des calculs récents pourrait atteindre plusieurs degrés au siècle prochain, est inquiétant. En effet, les forêts présentant des symptômes de dépérissement auraient une capacité de réaction réduite, face à des facteurs de stress supplémentaires tels que des changements climatiques significatifs sur le long terme.

Plusieurs pays ont souligné la prépondérance des conditions climatiques, notamment des sécheresses de 1976, 1983 à 1985, 1989 à 1991, dans le phénomène de dépérissement.

Les agents de la pollution atmosphérique pouvant intervenir dans les dépérissements

La pollution atmosphérique se compose de toute une série de substances nocives dont les plus importantes sont le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d'azote (NOX) et les métaux lourds. Les interactions entre ces différentes substances sont peu connues et par prudence, on admet un effet de synergie possible.

Le dioxyde de soufre (SO2)

Le SO2 est emporté sur des distances importantes, notamment grâce à la hauteur des cheminées des installations de combustion. Le problème dépasse ainsi les régions industrielles et menace les forêts situées dans des zones où l'air était a priori plus pur précédemment (pollution diffuse). Le SO2 en tant que gaz est transporté facilement. Il pénètre directement par les stomates des aiguilles et les feuilles (dépôts secs). Là, il se dissout dans le liquide cellulaire et se transforme en acide, entraînant la destruction de la substance cellulaire, ce qui conduit au dépérissement des organes d'assimilation. Le SO2 se dissout également dans les précipitations où dans les organes d'assimilation humides et se transforme alors en H2SO3 ou H2SO4 par voie d'oxydation. Ces acides endommagent les couches des épidermes et pénétrent dans les organes où ils induisent des perturbations métaboliques profondes.

La pluie qui tombe à travers les cimes lessive les composés acides stockés par les aiguilles et les feuilles et possède donc une acidité sensiblement plus élevée que la pluie en plein champ (jusqu'à pH 2.8). Ceci conduit à une acidification du sol, avec comme conséquence un lessivage renforcé des cations (calcium, magnésium et potassium), ainsi qu'une augmentation concomitante des ions d'aluminium et de fer libérés dans la solution du sol qui endommagent les radicelles. La baisse du pouvoir tampon du sol qui y est liée est un processus réversible, mais très lent, sauf amendement et fertilisation appropriés.

Les oxydes d'azote

Les oxydes d'azote se forment lors des processus de combustion à température élevée (par exemple moteurs de voiture). Le monoxyde d'azote (NO) s'oxyde à l'air libre en dioxyde d'azote (NO2). Les oxydes d'azote comme le dioxyde de soufre participent à la formation des précipitations acides. Sur les feuilles, il existe ainsi une synergie d'action entre le SO2 et le NO2. Cependant, l'impact des dépôts azotés peut aussi se traduire par des phénomènes d'eutrophisation des sols et de la flore forestière (apport de nitrate et d'anmonium). Des études sont menées à ce sujet aux Pays-Bas, en Allemagne et en France. Les oxydes d'azote sont également des précurseurs de polluants secondaires telles que l'ozone et d'autres photo-oxydants qui ont un effet non négligeable sur l'état sanitaire des forêts.

Les photo-oxydants

Ces polluants secondaires naissent d'oxydes d'azote et d'hydrocarbures sous l'effet de la lumière ultraviolette (rayonnement solaire). Parmi ces produits, regroupés dans le "smog photochimique", on trouve de l'ozone, du peroxyacétylnitrate, des peroxydes, des aldéhydes, des acides organiques et d'autres combinaisons chimiques. Les photo-oxydants réagissent de la même façon que le SO2 et le NO2 à l'état gazeux. On suppose qu'il y a des synergies entre toutes ces substances. L'ozone (O3) est considéré comme le composé chimique le plus important, c'est un gaz naturel dans l'air, peu stable et normalement assez rare, mais dont le niveau tendrait à augmenter du fait des activités humaines. Les concentrations mesurées augmentent avec l'altitude et sont maximales en milieu forestier : la présence de monoxyde d'azote (NO) en ville permet une réduction de l'O3 en NO2, ce qui ne se produit pas en forêt.

L'enrichissement de l'atmosphère en ozone est estimé à 1 % par an, il est très dépendant de l'ensoleillement et sujet à de fortes variations interannuelles. L'ozone, à certains seuils de concentration, pourrait avoir un effet dépressif sur la physiologie de la croissance des espèces forestières ( le Picea y étant peu sensible) en provoquant une sénescence précoce des tissus pour la plupart des espèces, mais les concentrations sont mal connues et les effets sont variables selon les régions.

Les métaux lourds

Les métaux lourds tels que le plomb, le cadmium, l'étain, le mercure sont rejetés dans l'environnement lors de nombreux processus de combustion ou de traitements de surfaces métalliques et peuvent être transportés sur de grandes distances. Ils pénètrent dans les arbres sous forme de sels dissous (par les feuilles ou par les racines) et perturbent les processus enzymatiques. L'accumulation de métaux lourds menace également les mycorhizes et la microfaune du sol. Les lessivages vers les nappes phréatiques sont particulièrement dangereux, et ils sont d'autant plus élevés que les précipitations et les sols sont fortement acides.




11.1.3 - Les conséquences économiques, sociales et écologiques du dépérissement des forêts

Cette conséquence se retrouve sur la viticulture et l'abroculture

La dimension économique

On manque à l'heure actuelle d'indicateurs et de protocoles harmonisés pour quantifier l'impact économique du dépérissement attribué à la pollution atmosphérique. Aucune donnée fiable n'est disponible sur la perte d'accroissement biologique, l'importance de la mortalité, le coût des abattages forcés et les sacrifices d'exploitabilité entraînés. En toute logique, la pollution atmosphérique a une incidence négative sur l'économie de la forêt mais dans des proportions inconnues et difficilement identifiables d'autant plus que les variations de prix, par exemple, sont intimement liées à d'autres paramètres :

  • demande des entreprises,

  • prix du bois au-delà des frontières communautaires,

  • importance des dépréciations de grumes ou de rondins dûs aux insectes ravageurs et aux maladies cryptogamiques,

  • comportement du consommateur,

  • modification de produits comme le remplacement du bois par d'autres matériaux, etc.

Quant aux peuplements forestiers, la télédétection devrait permettre une approche plus exhaustive et quantitative de l'évaluation des dégâts. Une estimation des pertes annuelles de production et de commercialisation en volume dues à la pollution atmosphérique dans les pays de l'Union européenne (exceptés la Grèce, l'Espagne et le Portugal) aboutit à 23 millions de m3. Dans une étude prévisionnelle réalisée dans la seule République Fédérale d'Allemagne en 1986, il ressort que la perte financière due à la pollution se situerait annuellement entre :

  • 1.7 et 4.8 milliards de DM pour la production et la commercialisation forestières stricto sensu,

  • 2.6 et 6.3 milliards de DM de pertes pour le potentiel de loisir lié à la forêt,

  • 0.3 et 0.4 milliards de DM en matière d'altération du régime des eaux et de fonction de protection.

Ces chiffres sont à considérer avec beaucoup de précaution compte-tenu des incertitudes qui existent dans de telles estimations globales et le manque d'indicateurs objectifs et quantitatifs dans ce domaine. D'autres auteurs qui admettent des pertes économiques directes dans les régions les plus touchées par le dépérissement (Europe centrale, dont l'est et le sud de l'ex-RFA) insistent particulièrement sur la baisse de productivité, la fragilisation des peuplements, l'augmentation des risques naturels liés aux agressions biotiques ou abiotiques, les sacrifices d'exploitabilité engendrés qui entament le capital plus que les intérêts. Il faut relativiser le phénomène et attendre des estimations plus précises ; deux chiffres parlent d'eux-mêmes :

  • les forêts faisant l'objet d'un dépérissement sévère représentent 0.5 % de la surface boisée du continent européen et 4 000 ha pour toute l'Europe occidentale,

  • dans un pays comme la France, la mortalité des arbres échantillons du réseau européen d'observation de la santé des forêts n'a jamais excédé annuellement 0.4 % des individus.

Quant aux incidences sur les marchés du bois, l'inventaire partiel des perturbations de marché dues aux dommages causés par la pollution atmosphérique montre qu'elles sont modestes et purement régionales voire locales, aucune influence sur les marchés nationaux et européens n'a pu être démontrée.

La dimension sociale

L'opinion publique a pris conscience du phénomène de dépérissement des forêts lorsque les médias se sont fait largement l'écho de ce problème, attribué d'emblée à la pollution atmosphérique : les pluies acides (1983). Le phénomène a été vécu de façon différente selon les pays, mais c'est la prise de conscience et la stupeur des populations allemandes qui ont érigé les "pluies acides" en problème majeur et point de départ d'une propagation à toute l'Europe.

D'un statut purement factuel, toute une dynamique sociale extrêmement complexe d'actions et de réactions s'est alors engagée et les "pluies acides" ( Waldsterben (Littéralement, "mort de la forêt" (en allemand))) se sont ainsi transformées en enjeu culturel, économique, réglementaire, politique et idéologique, c'est-à-dire en un problème environnemental. L'analyse sociale met en évidence :

  • le rôle fondamental des médias d'informer et de sensibiliser la population à un problème d'environnement avec néanmoins certains effets très pervers, à savoir une désinformation alarmiste sur des bases non scientifiques ou des affirmations gratuites en occultant les problèmes plus fondamentaux pour le devenir des forêts,

  • l'importance de l'imaginaire, des rumeurs, des effets de panique (catastrophisme), et la perte de crédibilité des informations de source "officielle",

  • le manque d'articulation et de synchronisation des disciplines scientifiques les unes par rapport aux autres et l'absence de communication entre les chercheurs, les responsables politiques et les médias.

Cette inquiétude sociale a néanmoins permis de générer des programmes de recherche permettant, à terme, d'anticiper ou d'être mieux armé si de tels phénomènes se reproduisaient. La nécessité de disposer d'experts scientifiques ayant une vue globale des problèmes et pouvant à la fois informer les responsables politiques et répondre aux questions des populations, dans l'état actuel des connaissances, a ainsi été mise en évidence.

En Europe, l'existence d'une recherche pluridisciplinaire sur la problématique du dépérissement et l'existence des réseaux d'observation de la santé des forêts sont des facteurs pouvant prévenir l'essentiel des problèmes qui pourraient naître d'un manque de connaissance, d'expertise, de maîtrise, de suivi du phénomène, comme c'était le cas au début des années 1980. Ces observations régulières et ces investigations scientifiques réalisées objectivent la situation et les débats. Elles permettent d'aborder les problèmes avec plus de sérénité, de recul. Ce phénomène inconnu qui échappait au contrôle de l'homme commence ainsi a être démystifié.

La dimension écologique

Les sols

L'acidification des sols est un phénomène normal et naturel en forêt tempérée et le véritable problème qui peut se poser est la vitesse à laquelle se fait cette acidification.

En effet, l'accumulation des dépôts acides (H2SO4, HNO3, NH4) accélère le processus d'acidification par désaturation relativement rapide du complexe absorbant se traduisant par une perte, parfois massive, des cations. Plus les sols sont appauvris et moins ils sont capables de neutraliser les apports acides ; ils réagissent alors à l'acidité de la solution du sol en libérant de l'aluminium, dont l'excès inhiberait le prélèvement du calcium et du magnésium par les arbres.

La quantité de dépôts atmosphériques neutralisable par le sol (le seuil maximal de dépôt correspondant à la charge critique) dépend donc de la richesse chimique des sols. Les dépôts de soufre varient généralement de 5 à 50 kg/ha/an mais ils peuvent être supérieurs à 70-80 kg/ha/an dans les zones fortement exposées, comme c'est parfois le cas en Europe centrale. Théoriquement, les dépôts de soufre devraient être compris tout au plus entre 3 à 33 kg/ha/an selon les sols. Quant à l'azote ammoniacal (NH4 essentiellement d'origine agricole), les valeurs de dépôts sont également comprises entre 5 et 50 kg/ha/an, et influent tout autant sur le processus d'acidification des sols. Les dépôts azotés devraient être compris entre 5 à 20 kg/ha/an pour les feuillus et 3 à 15 kg/ha/an pour les conifères. L'oxydation de NH4+ donne du NO3, forme d'azote directement assimilable par les plantes ; l'augmentation des dépôts augmente donc simultanément l'acidité du sol et la disponibilité en cet élément par la flore (eutrophisation). Le problème de l'appauvrissement des sols est fondamental car il va fragiliser les peuplements forestiers et donc l'écosystème forestier dans son ensemble dans les stations oligotrophes.

Les eaux

Les effets de la pollution sont variables, voire opposés, selon les localités et ils sont aussi largement conditionnés par la composition chimique, la texture et la profondeur des sols par où l'eau transite avant de rejoindre les nappes phréatiques :

  • soit l'acidification progressive d'une épaisse couche de sous-sol freine l'acidification de la nappe ("piégeage d'ions"),

  • soit l'acidité des précipitations, transmise à travers des sols acides et peu épais aux eaux superficielles, occasionne la disparition d'éléments de la flore et de la faune aquatique.

La flore

La flore herbacée apparaît beaucoup plus tolérante vis-à-vis des carences nutritionnelles que les peuplements forestiers qui vont montrer plus rapidement des symptômes de défoliation ou de décoloration (jaunissement). Le processus d'eutrophisation dû à l'enrichissement en NO3- et NH4+ favorise le développement d'une flore nitrophile et peut modifier à terme la composition générale du tapis herbacé. Des travaux menés sur la microbiologie et la nutrition dans les sols forestiers ont montré l'effet dépressif des dépôts acides qui favorisent une microflore délétère diminuant l'absorption minérale, notamment par action sur les complexes symbiotiques.

La faune

L'effet de l'augmentation de l'acidité a surtout été étudié pour la faune aquatique et notamment les poissons dont certaines espèces peuvent totalement disparaître comme la truite. Des études ont également porté sur la faune du sol et ont mis en évidence des variations dans la proportion des différentes espèces.

Le niveau de biodiversité

L'effet de la pollution atmosphérique sur la diversité faunistique en forêt est mal connu. En revanche, il apparaît que pour la flore :

  • la pollution n'a probablement pas causé de disparition d'espèce,

  • à l'échelle du patrimoine génétique d'une espèce forestière, la pollution ne semble pas pouvoir réduire la variabilité génétique car les facteurs de l'hérédité (allèles) sont distribués chez tous les individus de façon hétérogène et sur toute l'étendue du territoire phytogéographique (variation individuelle, variation de sous-populations) ; la probabilité pour que des caractères soient perdus sous l'effet d'un facteur de stress comme la pollution est faible,

  • de façon très localisée, la pollution est un facteur de sélection (adaptation à tolérer certaines concentrations de substances polluantes) comme d'autres facteurs de l'environnement :

    • à l'échelle interspécifique, il existe des degrés de sensibilité variable entre espèces, Abies alba est très sensible au SO2 tandis que les espèces du genre Cupressus sont résistantes,

    • à l'échelle intraspécifique, des provenances se montrent très significativement plus sensibles que d'autres, ce qui sous-entend des adaptations particulières de certains génotypes ; aucun effet particulier n'est signalé ou expliqué concernant l'impact de la pollution atmosphérique sur le niveau de biodiversité des écosystèmes et des écocomplexes forestiers.


 

Posté par ericklabrousse à 13:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


Bachelot,Raffarrin et Borloo ont commis un crime contre l'Humanité en 2003

Les Prêtres - Hymne à la joie

 

reponse_ozone_1


reponse_ozone

 reponse_senat

 recommandation_1432_europe

petition_europe

petition_changement_d_heure_2015

reponse_ozone

111306546

2648876377

europe petition 2016

europe petition

pollution heure d'ete


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Copenhague, le 26 octobre 2001

 

Ceci démontre l'implication du crime de Bachelot,Raffarin et Borloo en 2003 par violation du Droit européen avec le concours de l'ADEME

Ces mêmes personnages ont fait remonter les seuils en toute impunité sans l'aval de l'OMS pour la directive de 2008....

Ceci est un crime contre l'humanité avec un stylo,,,

 

Les pics de pollution par l'ozone dépassent un seuil critique eux jours sur trois

Les niveaux relevés de concentration d'ozone au niveau du sol - principal composant, potentiellement dangereux, du "smog" estival - ont dépassé deux jours sur trois un seuil critique sur le territoire européen au printemps et à l'été derniers, selon les informations préliminaires rassemblées par l'Agence européenne pour l'environnement.

Le rapport a été soumis aux ministres de l'environnement de l'Union européenne préalablement à leur réunion du 29 octobre.

L'ozone peut entraîner de graves problèmes de santé chez l'homme et nuire aux écosystèmes, ainsi qu'aux matériaux et cultures agricoles. Il est le produit de réactions chimiques, sous l'effet de la lumière solaire, entre certains polluants atmosphériques rejetés par l'industrie et les moyens de transport. Les niveaux de "smog" ont tendance ŕ culminer lorsque le temps est ensoleillé et chaud, et sont généralement plus élevés au sud qu'au nord du continent européen.

Une directive de l'Union européenne concernant la pollution de l'air par l'ozone demande aux pouvoirs publics d'informer la population de la situation lorsque les stations de surveillance relèvent des concentrations d'ozone supérieures ŕ un seuil critique, fixé ŕ 180 microgrammes d'ozone par mètre cube d'air (180 μg/m3) en moyenne horaire.

Conduite pour la Commission européenne, une évaluation préliminaire pour la période comprise entre avril et août 2001 montre que le seuil pour l'information de la population a été dépassé dans 11 des 15 États membres de l'UE, ainsi que dans 5 des 10 autres pays européens ayant fourni des informations ŕ la demande de l'AEE (voir tableau en annexe pour plus d'informations). Ce seuil a été dépassé dans au moins un de ces 25 pays pendant 101 jours des 153 que comptait la période de référence.

Les concentrations d'ozone ont été légèrement plus fortes cette année qu'en 2000, reflétant une fréquence plus élevée de journées chaudes et ensoleillées au cours de l'été 2001. Une analyse approfondie des données recueillies depuis 1994 met toutefois en évidence une tendance mixte caractérisée par des concentrations connaissant des pics plus faibles mais des niveaux moyens plus élevés.

Ces résultats laissent penser que les réductions observées depuis 1990 au niveau des émissions de polluants atmosphériques favorisant la formation d'ozone -- principalement les oxydes d'azote (NOx), les composés organiques volatiles (COV) et le monoxyde de carbone -- se traduisent par des pics moins élevés de concentrations. Ces réductions concourent également à l'atténuation des expositions de la population européenne à l'ozone à court terme.

Toutefois, l'augmentation des niveaux moyens de concentrations d'ozone, pour laquelle aucune explication claire n'existe à ce moment, induit une intensification des expositions de la population à long terme.

Le seuil de 120µg/m3 d'air sur 8h de 12h à 20h heure d'ete de Petain et Franco devient obligatoire et l'application de la recommandation 1432 une obligation

La concentration moyenne maximale d'ozone relevée cette année au cours des périodes de dépassement du seuil pour l'information de la population a été de 200 μg/m3. En moyenne, ces dépassements ont été enregistrés sur des durées comprises entre 1,2 heure (en avril) et 3,0 heures (en juin et août).

Immédiatement suivie par la France (58 jours) et l'Espagne (48 jours), l'Italie a enregistré, avec 80 jours, le nombre le plus élevé de jours de dépassement. De tous les pays ayant signalé de tels dépassements, la Pologne se classe en meilleure position avec seulement 2 jours de dépassement. Du fait de différences importantes au niveau de l'étendue des réseaux de surveillance de l'ozone dans ces différents pays, ces chiffres ne permettent pas forcément une comparaison correcte. C'est en Belgique et en France que la proportion de stations signalant ces dépassements est la plus forte (73%).

Les pays n'ayant enregistré aucun dépassement du seuil pour l'information de la population cette année étaient la Bulgarie, le Danemark, l'Estonie, la Finlande, l'Irlande, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège et la Suède. L'Irlande et la Finlande n'ont observé aucun dépassement pour la quatrième année consécutive.

En vertu de la directive de l'UE, un seuil de mise en garde de la population est fixé à 360 μg/m3, en moyenne sur une heure. Au cours de la période estivale, ce niveau a été atteint, mais pas dépassé, dans l'une des stations espagnoles de surveillance. Cependant, ce seuil a été dépassé en mars dernier, donc bien avant la période estivale, lors d'un pic de pollution par l'ozone aux environs de la ville de Marseille.

Un accord a été conclu cette semaine entre les institutions de l'UE sur une nouvelle directive relative à l'ozone qui introduirait, entre autres, un seuil d'alerte à 240 μg/m3. En cas de niveaux de concentration supérieurs à ce seuil, les pouvoirs publics devront mettre en œuvre des plans d'action ŕ court terme pour réduire la pollution par l'ozone. L'accord est en cours d'examen par le Parlement européen en vue de son adoption définitive.

Parmi l'ensemble des dépassements du seuil pour l'information de la population relevés cette année, quelque cinq pour cent étaient également supérieurs au futur seuil d'alerte.

Notes aux éditeurs

  • Parallèlement à la durée et à l'intensité de l'ensoleillement, les polluants (ou "précurseurs") -- principalement les composés organiques volatiles, les oxydes d'azote et le monoxyde de carbone -- contribuent à la formation et ŕ la destruction de l'ozone qui dépendent ainsi de leurs émissions et de leurs niveaux de concentration.

  • Exposé ŕ des concentrations élevées d'ozone, l'homme peut observer diverses manifestations négatives sur son système respiratoire et une baisse de la fonction pulmonaire. Toux, inconfort thoracique, gène respiratoire, céphalées et irritation oculaire comptent au nombre des symptômes observés au cours de périodes de "smog". Les expositions à l'ozone se traduisent pour les écosystèmes par des dommages visibles au niveau du feuillage et pour les cultures agricoles par un rendement agronomique et des productions de semences moindres. Des effets négatifs sur la végétation peuvent être observés ŕ des niveaux relativement faibles de concentrations, fréquemment relevés en Europe.

  • La directive de l'UE concernant la pollution de l'air par l'ozone (directive 92/72/CEE) a été adoptée en 1992 et est entrée en vigueur en mars 1994. Elle fixe les procédures d'harmonisation de la surveillance des concentrations d'ozone, de l'échange d'informations, d'information et d'alerte de la population en ce qui concerne les niveaux d'ozone et d'optimisation des actions destinées à réduire la formation d'ozone.

  • Les informations relatives ŕ la situation de l'ozone en 2001 reposent partiellement sur des données provisoires (non validées) de surveillance; les conclusions tirées ne doivent être considérées que comme préliminaires. L'évaluation prend la forme d'un rapport de l'AEE pour la Commission européenne intitulé Air pollution by ozone in Europe in summer 2001: Overview of exceedances of EC ozone threshold values during the summer season April-August 2001 (version définitive du 22 octobre 2001). Ce rapport est disponible sur le site web de l'AEE à l'adresse suivante:http://reports.eea.europa.eu/topic_report_2001_13/enen

  • Dans ce rapport, une journée est comptabilisée en tant que jour signalé avec dépassement si un seuil a été dépassé durant au moins une heure.

  • Outre les États membres de l'UE, la Bulgarie, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Suisse ont également fourni des informations sur les dépassements qu'elles ont enregistrés.

  • 1842 stations de surveillance réparties sur le territoire de ces 25 pays sont supposées avoir été opérationnelles au cours de la saison estivale.

Au sujet de l'AEE

L'Agence européenne pour l'environnement a pour objectif de soutenir le développement durable et de favoriser l'amélioration importante et mesurable de l'environnement en Europe en fournissant des informations opportunes, ciblées, pertinentes et fiables aux décideurs et au public. Créée en 1990 par l'Union européenne (UE) par le règlement n° 1210/90 du Conseil (tel que modifié par le règlement n° 933/1999 du Conseil), l'Agence est le pilier central du réseau européen d'information et d'observation pour l'environnement (EIONET) qui regroupe environ 600 instituts et organismes environnementaux de toute l'Europe.

Située ŕ Copenhague et opérationnelle depuis 1994, l'AEE est accessible ŕ tous les pays qui partagent ses objectifs et qui peuvent participer à ses activités. L'Agence compte actuellement 24 pays membres. Il s'agit des 15 États membres de l'UE, plus l'Islande, la Norvège et le Liechtenstein, qui font partie de l'Espace économique européen, et, depuis le 1er août 2001, six des 13 pays d'Europe centrale et orientale et de la zone méditerranéenne candidats à l'adhésion à l'UE -- la Bulgarie, Chypre, la Lettonie, Malte, la Slovénie et la République slovaque. L'intégration de ces pays fait de l'AEE le premier organe de l'UE ŕ accueillir les pays candidats.

Ces dernières semaines, l'Estonie, la Hongrie, la Lituanie et la Roumanie ont également ratifié des accords d'adhésion à l'AEE et il est prévu que les trois pays candidats restants -- la République tchèque, la Pologne et la Turquie -- en feront de même dans les tout prochains mois. Le nombre de pays membres de l'Agence sera ainsi porté à 31.

Annexe

Dépassement par pays du seuil de l'UE pour l'information de la population en matière de pollution par l'ozone dans le courant du printemps et de l'été 2001

 

Posté par ericklabrousse à 13:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

AVC et Asthme le gouvernement reste tres laxiste et menace votre santé pour son incompétence...

 

 

santé 2

 

 

 

 

130918___Reponse_Courrier_Pdt_Ares_2013_2925558_signed

fax_raffarrin

petition_europe

 

recommandation_1432_du_conseil_de_l_europe

petition_europe_2015

 

ademe_negociation

pluies acides hno3,pollution ozone

 

pluies acides hno3,pollution ozone

 

 

 

La météo des derniers jours a favorisé la prolifération des pollens de graminées. Une partie du Sud-Ouest est au niveau maximum

Le retour de températures plus chaudes et d'averses plus espacées a fait exploser cette semaine la teneur de l'air en pollens de graminées, selon le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA).

"Le risque d'exposition lié à ces pollens est élevé à très élevé sur une grande partie de la France" a indiqué vendredi Charlotte Sindt, présidente du RNSA, qui diffuse chaque semaine un bulletin allergo-pollinique.

Dans la région, la Charente-Maritime est au niveau 5 rouge, les Landes au niveau 3, les autres départements au niveau 4 :

 

 

Les graminées regroupent de très nombreuses espèces de plantes qu'on appelle communément "herbes" ou "céréales". On en trouve un peu partout dans les prairies, sur les rochers, en forêt, dans l´eau, les fossés et les accotements de routes.

La pollinisation jusqu'à fin juin

Leurs pollens comme tous les autres pollens dépendent étroitement des conditions météorologiques : la pluie empêche leur libération alors que l'ensoleillement sous l'heure d'ete  favorise au contraire leur prolifération.

En raison du mauvais temps observé en mai dans le nord de la France, la pollinisation des graminées a été retardée cette année et "la saison pourrait bien se prolonger jusqu'à fin juin, alors qu'elle se termine normalement autour de la mi-juin", précise Charlotte Sindt.

Quant à l'alternance de soleil combinee avec l'Heure d'ete de 1942  et de pluie acide hno3 , "elle est très bonne pour les herbes et les pollens risquent d'exploser à chaque période d'ensoleillement".

 

 

Agence  Européenne de l’Environnement Pollution de l'ozone de l'UE haute encore en 2006 EXTRÉMITÉ l'Europe 2003 QUOTIDIEN, 15/03/07 Le brouillard enfumé d'été en Europe était à son deuxième plus mauvais niveau dans une décennie en 2006, selon un rapport publié par l'agence européenne d'environnement jeudi. En dix dernières années la pollution de l'ozone a seulement été plus haute en 2003. Le seuil alerte de l'UE de 240 microgrammes par mètre cube (ug/m3) a été excéddepassé 190 fois en 2006, comparé à 127 en 2005 et 99 de 2004. Cependant, ceci pâlit toujours en comparaison des 720 excédantes rapportés dans 2003 liés à la vague de chaleur préjudiciable de cet été (EED 24/10/03 http://www.endseuropedaily.com/15384). En outre, la valeur- seuil de l'information de 180 ug/m3 a été dépassée à 56 pour cent de 2.000 stations de surveillance en 2006, contre 42 pour cent en 2005 et 35 pour cent en 2004 (EED 19/06/06 http://endseuropedaily.com/21192). Le niveau enregistré le plus élevé de l'ozone était en Italie à 370 ug/m3. La valeur à atteindre de l'UE de 120 ug/m3 - que les Etats Membres doivent essayer pour atteindre d'ici 2010 - a été ouverte une brèche à la plupart des stations. À 42 pour cent de eux il y avait plus de 25 excédantes de cette valeur, à partir de 30 pour cent en 2005. En tant que dans le passé, les pays méditerranéens tels que l'Italie, la France et l'Espagne ont éprouvé les niveaux les plus élevés de la pollution de l'ozone. Le rapport note que la pollution de l'ozone demeure un problème en dépit de coupe dedans des émissions d'excédent de précurseurs de l'ozone la décennie passée. Le phénomène « a été sensiblement induit » par la variabilité climatique, avec des étés secs chauds causant les niveaux accrus de l'ozone, il indique.

Ozone troposphérique et smogPhoto de smog dans une ville

L’ozone est également présent en petite quantité dans la couche de l’atmosphère située au-dessus du sol, la troposphère. Il y est produit par une chaîne de réactions entre le rayonnement solaire, les composés organiques volatils et les oxydes d’azote (NOx), dont certains sont produits par les activités humaines. L’ozone troposphérique (au niveau du sol) est un composant du smog urbain – un sérieux problème de qualité de l'air. Le smog est très fréquent lors des chaudes journées d’été sans vent, au-dessus des zones urbaines sous l'heure d'ete

Même si l’ozone stratosphérique et l’ozone troposphérique sont exactement le même gaz, les effets de celui-ci varient selon la partie de l’atmosphère où il est présent. L’ozone stratosphérique bloque le rayonnement solaire nocif. Toute la vie sur Terre s’est adaptée à ce rayonnement solaire filtré. L’ozone troposphérique, par contre, pose de sérieux risques pour la santé et peut provoquer de graves troubles aux yeux, au nez et aux poumons chez l’homme et les animaux. Dans l’environnement, l’ozone peut endommager la végétation, les plantes de grande culture, les forêts et certains matériaux. S’il est vrai que le smog peut absorber une certaine quantité du rayonnement solaire incident, il ne peut compenser la perte d’ozone dans la stratosphère.

L’ozone troposphérique se situe dans les basses couches de l’atmosphère (la troposphère : la partie de l’atmosphère dans laquelle nous vivons) et est un polluant de l’air (figure (I-1)). C’est un polluant secondaire, c'est-à-dire qu’il n’est pas ou très peu émis en tant que tel par des sources naturelles ou anthropiques mais qu’il résulte de réactions chimiques mettant en cause des polluants primaires, principalement les oxydes d’azote

 Production d’ozone troposphérique La présence de l’ozone dans la troposphère a d’abord été attribuée à des transferts dynamiques d’ozone stratosphérique. En fait, il semble que seulement 10% de l’ozone troposphérique proviennent de la stratosphère. Les 90% restants se forment à proximité du sol, et résultent de réactions chimiques mettant en cause des polluants primaires, principalement les oxydes d’azote. Ces oxydes d’azote sont d’origines naturelles (orages, incendies de forêts…) ou produits par les activités humaines (combustion des hydrocarbures pour le transport ou le chauffage…) combine avec l'Heure d'été aggrave cette alchimie

 La production directe d’ozone résulte de la seule réaction de recombinaison d’un atome d’oxygène O avec une molécule d’oxygène O2, en présence d’un troisième corps M (O2 ou N2) qui stabilise les produits de la réaction (I, 1). Dans la basse troposphère l’atome d’oxygène nécessaire est produit à partir de la photodissociation (ou photolyse) (cette notion sera définie dans le paragraphe II-1) du (I, 2) sous l’action du rayonnement ultraviolet ( NO2 λ ≤ 400nm ). NO2 + hν → NO + O (I. 1) O + O2 + M → O3 + M (I. 2) 2) Destruction de l’ozone troposphérique La nuit, en l’absence de rayonnement solaire, l’ozone est détruit en présence de monoxyde d’azote qui donne du dioxyde d’azote, selon la réaction : O3 + NO → NO2 + O2 (I. 3) Plus le rayonnement est intense et plus la concentration d’ozone augmente (I. 1 et I. 2). Toutefois, l’ozone peut être détruit par le monoxyde d’azote selon la réaction (I. 3) à proximité plus ou moins immédiate de sources d’émissions. En milieu urbain, le NO et le NO2 sont principalement rejetés par les transports, les zones industrielles par le chauffage urbain et accrus par l'heure d'été . Sous l’effet du vent, il arrive qu’ils soient transportés hors des villes, influant sur la concentration dans les campagnes. Dans ce cas, l’ozone produit par les villes et entraîné par le vent, se retrouve dans les campagnes sans pouvoir être détruit par le NO (car peu émis), et s’accumule. Il faut rajouter l'acide nitreux qui renforce le dioxyde d'azote.

 

 Destruction de l’ozone troposphérique

 

La nuit, en l’absence de rayonnement solaire, l’ozone est détruit en présence de monoxyde d’azote qui donne du dioxyde d’azote, selon la réaction : O3 + NO → NO2 + O2 (I. 3) Plus le rayonnement est intense et plus la concentration d’ozone augmente (I. 1 et I. 2). Toutefois, l’ozone peut être détruit par le monoxyde d’azote selon la réaction (I. 3) à proximité plus ou moins immédiate de sources d’émissions. En milieu urbain, le NO et le NO2 sont principalement rejetés par les transports, les zones industrielles et le chauffage urbain aggrave par l'heure d'été et l'acide nitreux. Sous l’effet du vent, il arrive qu’ils soient transportés hors des villes, influant sur la concentration dans les campagnes. Dans ce cas, l’ozone produit par les villes et entraîné par le vent, se retrouve dans les campagnes sans pouvoir être détruit par le NO (car peu émis), et s’accumule.

Voila pourquoi l'AIRAQ fait rentrer des heures de nuits dans ce relevés afin de faire baisser artificiellement les seuils

Les scientifiques découvrent une nouvelle source de pollution atmosphérique à l'acide nitreux

Des chercheurs français, suisses et allemands ont mis en évidence une nouvelle source de production d'acide nitreux (HNO2). Ce gaz, précurseurs de l'ozone troposphérique, serait produit en présence de matière organique et d'oxyde d'azote.Une nouvelle étude, parue dans la revue Nature, dévoile de nouveaux mécanismes de production de l'acide nitreux (HNO2). Ce gaz est déjà bien connu et tient une place importante dans la chimie atmosphérique et particulièrement dans la pollution à l'ozone.
En effet, il possède la particularité d'interagir avec la lumière et de libérer des radicaux libres (OH-). Associés aux composés organiques volatiles (COV), ces radicaux participent à la production d'ozone troposphérique, polluants généralement urbains à l'origine des brouillards et des « pics d'ozone » présents dans la troposphère, couche la plus basse et la plus polluée de l'atmosphère.

Jusqu'à maintenant l'acide nitreux était supposé se former principalement la nuit et être dégradé en radicaux libres par la lumière dès le lever du soleil. Grâce à de nouvelles techniques de mesure de ce gaz, plus sensibles, les scientifiques se sont rendus compte récemment qu'il pouvait se former également le jour avec des concentrations dépassant largement les prédictions calculées par les modèles numériques de chimie atmosphérique.
Des chercheurs du Laboratoire d'application de la Chimie à l'Environnement de Villeurbanne (LACE, CNRS-UCBL) en collaboration avec l'Institut Paul Scherrer (Suisse) et l'Université de Wuppertal (Allemagne) viennent d'identifier les processus chimiques liés à cette production diurne. Leur étude a permis de démontrer que l'acide nitreux était produit par photo-réduction du dioxyde d'azote atmosphérique (NO2) à la surface de matière organique en décomposition (humus). Les résultats indiquent que le sol et d'autres surfaces contenant de l'acide humique produisent par photochimie des espèces réductrices qui réagissent sélectivement avec le dioxyde d'azote. 
Le taux de formation d'acide nitreux relevé dans cette étude pourrait expliquer les concentrations élevées d'HNO2 récemment observées en journée et dont la photolyse compte pour 60% de la production de radicaux libres. Cette production d'acide nitreux pourrait influencer significativement la chimie des basses couches de la troposphère et ainsi changer notre description des mécanismes de pollution atmosphérique, ont expliqué les chercheurs européens.

 

 

 

 

Asthme

L'air que nous respirons est-il sain ?

Comment l'Ozone peut-il nuire à ma santé ?

Globalement, l'Ozone est nocif pour les systèmes respiratoire (poumons) et cardiovasculaire (cœur). Il aggrave les problèmes cardiaques, la bronchite, l'asthme et les autres maladies pulmonaires. L'Ozone réduit la fonction pulmonaire même chez les gens bien portants. Même à de faibles niveaux, l'ozone des basses couches de l'atmosphère et les fines particules sont nocifs. Il n'existe pas de niveaux « sécuritaires » de smog.

L'ozone des basses couches de l'atmosphère irrite les yeux, le nez et la gorge.Lorsqu'inhalé, il peut dessécher et enflammer les membranes protectrices du nez et de la gorge. Résultat : l'organisme risque d'éprouver plus de difficulté à lutter contre les infections. L'inflammation des passages respiratoires peut également réduire la capacité de travail des poumons. Les symptômes peuvent comprendre :

  • l'essoufflement,

  • la respiration sifflante,

  • la toux,

  • la respiration douloureuse.

Quand la quantité d'ozone des basses couches de l'atmosphère augmente, il en va de même pour le nombre de visites à l'urgence et d'admissions à l'hôpital. Le phénomène peut même causer des décès prématurés.

Plus la particule est petite, plus elle peut être inhalée en profondeur, ce qui rend les fines particules en suspension dans l'air particulièrement dangereuses. Généralement, les particules plus volumineuses atterrissent dans la bouche et le nez, alors que les plus petites finissent leur voyage dans les poumons. Une fois à cet endroit, les particules peuvent diminuer la capacité de travail des poumons et aggraver les symptômes respiratoires tels la respiration sifflante, la toux et l'essoufflement. Quand il y a plus de particules dans l'air, le taux de mortalité est à la hausse.

Quand les gens inhalent de l'ozone et des particules, leurs artères rétrécissent, ce qui réduit l'irrigation sanguine (et l'approvisionnement en oxygène) du cœur.

La FRANCE n' a jamais applique le seuil a la sante sur le taux de 120µg/m3 d'air sur 8h en moyenne( de 10h et 18h

heure d'été et non en heure solaire

 

L'Ozone, un gaz nocif pour les êtres humains et les plantes



Ministère de l'Environnement

 

Qu'est-ce que l'ozone ?

Incolore et inodore, l'ozone (O3) est un gaz très réactif dont la molécule est composée de trois atomes d'oxygène. Il se forme par réaction chimique dans la haute atmosphère, lorsque des oxydes d'azote (NOx) et des composés organiques volatils (COV) entrent en contact avec le rayonnement solaire dans une atmosphère chaude.

Sources d'ozone

L'ozone est présent dans deux couches de l'atmosphère, et a des effets distincts selon la couche en question. L'ozone qui se forme naturellement dans la haute atmosphère joue un rôle protecteur contre les effets nocifs du rayonnement ultraviolet du soleil. C'est le « bon » ozone. Dans la basse atmosphère, toutefois, il est un polluant invisible, qui est nocif pour l'être humain, les animaux, les plantes et les matériaux artificiels.

L'ozone de la basse atmosphère est l'un des principaux ingrédients du smog. Il se forme lorsque des gaz, tels les oxydes d'azote (NOx), réagissent avec des composés organiques volatils (COV) en présence de chaleur et du rayonnement solaire. C'est pourquoi le smog est davantage un problème pendant les journées chaudes de l'été.

Les oxydes d'azote sont produits par le brûlage de combustibles fossiles, tels le charbon, le pétrole, l'essence et le carburant dans les véhicules automobiles, les usines, les centrales électriques et les habitations. Ils comprennent les gaz contenant du carbone, qui sont créés par le brûlage d'essence et de solvants.

La concentration de l'ozone dans l'air atteint habituellement un sommet de mai à octobre, parce que cette période de l'année est caractérisée par des températures élevées, un bon ensoleillement et la présence de masses d'air stagnan t, ce qui donne lieu à une concentration d'ozone malsaine dans de nombreuses régions de la province.

Parce que l'ozone peut être transporté par le vent, il ne s'arrête pas aux frontières. De fait, jusqu'à 90 p. 100 des polluants à l'origine du smog proviennent du changement d'heure . C'est ce qui explique que l'air analysé à 17 des 18 stations de surveillance de la France dépassent la norme nationale pour ce qui concerne l'ozone.

Effets sur la santé et l'environnement

On sait, d'après des études, que l'exposition à l'ozone cause toutes sortes d'effets indésirables. Une brève exposition peut causer, entre autres, une irritation des yeux, des voies nasales et de la gorge, une toux et des maux de tête. Une exposition à une forte concentration peut causer une diminution des fonctions pulmonaires. L'ozone est fortement relié à l'asthme et peut en aggraver les symptômes. Selon l'American Lung Association, une exposition à l'ozone occasionne les affections immédiates suivantes :

  • respiration courte et précipitée;

  • douleur thoracique reliée à une inhalation profonde;

  • respiration sifflante et toux;

  • prédisposition accrue aux infections respiratoires;

  • inflammation des poumons et des voies respiratoires;

  • risques accrus d'une crise d'asthme;

  • besoin accru d'un traitement médical et d'une hospitalisation chez les personnes atteintes d'une maladie pulmonaire, telle que l'asthme ou la bronchopneumopathie obstructive chronique.

Les enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes d'une maladie respiratoire (dont l'asthme) ou d'une maladie cardiaque sont particulièrement vulnérables aux effets de l'ozone que le reste de la population. Courent également un risque les adultes en bonne santé qui font de l'exercice ou qui travaillent à l'extérieur durant de longues périodes. Chez certaines personnes, l'exposition à l'ozone peut conduire à un nombre accru de jours d'hospitalisation et même à un décès prématuré.

En juin 2006, l' Association de l'O.M.S estimait que la pollution atmosphérique contribuait chaque année au décès prématuré de 6000 Aquitain .

 

Effets sur les plantes

L'ozone est toxique pour les plantes et dégrade les cultures chaque année en Ontario. Entre autres dommages, il dégrade visiblement les feuilles d'une multitude de plantes cultivées, de plantes de jardin et d'arbres. D'après une étude provinciale publiée en juin 2005, intitulée Transboundary Air Pollution in Ontario, la pollution de l'air coûte à l'économie ontarienne trois milliards de dollars chaque année.

L'agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA) a publié des rapports selon lesquels l'ozone aurait les effets suivants sur les plantes :

  • L'ozone appauvrit la capacité qu'ont les plantes sensibles de produire et d'emmagasiner des éléments nutritifs, ce qui accroît leur vulnérabilité à certaines maladies, aux insectes, aux polluants, aux conditions météorologiques rigoureuses et aux plantes qui leur font concurrence.

  • L'ozone endommage les feuilles des arbres et celles d'autres plantes, ce qui enlaidit la végétation urbaine, les parcs nationaux et les aires de loisirs.

  • L'ozone diminue le rendement des cultures et la croissance des forêts, ce qui peut appauvrir la diversité des espèces dans les écosystèmes.

Les effets de l'ozone étant ressentis par les plantes, l'économie en subit les conséquences tant dans le secteur agricole que dans le secteur forestier. Les dommages causés aux bâtiments et aux infrastructures sont parmi les autres coûts pour l'économie qui sont imputables à l'ozone.

 

 

La pollution atmosphérique

Les bronches et alvéoles sont largement ouverts sur l'extérieur et offrent aux nuisances une surface de l'ordre de 90 à 100 m2. Les gaz ou particules rencontrés dans l'atmosphère relèvent essentiellement de :
- la pollution acido-particulaire : le dioxyde de soufre (SO2), les particules en suspension et les aérosols acides (sulfates)
- la pollution photo-oxydante : l'ozone et le dioxyde d'azote.
Les principales sources de pollution sont les foyers fixes de combustion, les usines d'incinération des déchets ménagers et industriels, le trafic automobile et l'Heure d'été conformément a la recommandation 1432 du conseil de l'Europe.l'indice Atmo ne contient pas la surveillance de l'Ozone de 120µg/m3 d'air sur 8 en moyenne (de 10h et 18h heure d'ete et non solaire)

Vous pouvez déposer plainte contre Monsieur Jean-Marc Ayrault,au Directeur de l'Ademe de votre région et au Président de la surveillance de l'air de votre region sur la base de l'article 223.1 du nouveau Code pénal et de violation des articles Le principe de précaution est mentionné dans l’article 191 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (UE). Il vise à garantir un niveau élevé de protection de l’environnement grâce des prises de décision préventives en cas de risque. Toutefois, dans la pratique, le champ d'application du principe est beaucoup plus large et s'étend également à la politique des consommateurs, à la législation européenne concernant les aliments, à la santé humaine, animale et végétale.

Ainsi, la présente communication établit des lignes directrices communes concernant l'application du principe de précaution.

Vous pouvez leur réclamer 100.000€ d’indemnité,a chacun et les frais d'avocats seront a leur charge bien évidement …

Le premier Ministre a glorifier l'Heure allemande de la Déportation(Heure d'ete) malgre la recommandation 1432 du conseil de l’Europe par les articles 8 et 9.

C'est l'O.M.S qui fixent les seuils a la protection de la sante et non l'ADEME...

 Suivi  ces informations sont bien évidemment a prendre avec comme soucis par le fait que l’ADEME est juge et partie sur ces relèves d’information par des pseudos associations sous son contrôle et celui de la le DRIRE… Voila une nouvelle fois la confirmation et la position des experts  internationaux du GIEC sur les activités humaines qui sont bien responsables de l’effet de serre et le fait de les déplacer sous les intensités solaires les plus élevées aggrave tous les problèmes environnementaux et de la santé …….

Posté par ericklabrousse à 13:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

AVC est aggravé par l'heure d'ete ! mais personne ne veut agir

 

recommandation_1432___1

petition_europe_2015

D_l_gu_s_des_Ministres___Copie

petition_europe

 

1837177862

3587173548

Image (19)

schema-acide

Attention Henri Sabarot ne dit rien et préfère vous tuer a petit feu pour arrondir ses fins de mois par l'indemnité

 

La FRANCE refuse d'appliquer le seuil de 100µg/m3 d'air sur 8h malgré les recommandations de l'OMS

Heure d’été aggrave Ozone et dioxyde d'azote ces deux polluants s'aggravent par le déplacement des activistes humaines par rapport au soleil

 

La pollution à l'ozone peut, à court terme, favoriser la survenue d'un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique chez les hommes porteurs d'une plaque d'athérome instable, suggère une étude française présentée au congrès de l'American Academy of Neurology (AAN) à San Diego.

Une vraie source de problème

Ces résultats sont issus du registre dijonnais des AVC qui recense depuis 1985 tous les AVC survenant dans la ville intra-muros. Les travaux conduits par Jean-Bernard Henrotin ont consisté en une étude observationnelle de dix ans. Tous les premiers cas d'AVC, ischémiques et hémorragiques, et d'accident ischémique transitoire (AIT) ont été enregistrés de manière prospective entre 1994 et 2004 en même temps que les concentrations atmosphériques de différents polluants (ozone, dioxyde de souffre, monoxyde de carbone, particules fines, dioxyde d'azote) étaient mesurées toutes les heures. Un total de 493 AVC liés aux grosses artères, 397 aux petites artères, 530 AVC cardio-emboliques, 67 d'étiologie inconnue, 371 AIT et 220 AVC hémorragiques ont été recensés sur une population de quelque 150.000 habitants. L'analyse de l'ensemble des données, ajustées pour la température, l'humidité et les épidémies de grippe, met en évidence uniquement un lien entre les AVC ischémiques et l'ozone chez les hommes de plus de 40 ans. Cette association apparaît en outre dose-dépendante : le risque est augmenté de 25% lorsque la concentration d'ozone est de 14 µg/mm3, puis de 39% lorsque l'ozone est de 26 µg/mm3, passe à 77% avec 40 µg/mm3 jusqu'à 100% à un taux de 59 µg/mm3. Les résultats montrent également que le risque d'AVC observé n'implique que les grosses artères, augmente 24 heures après un pic d'ozone, ne concerne que les hommes de plus de 40 ans qui fument, présentent une hypertension et/ou une hyperlipidémie, souligne auprès d'APM Santé le Pr Maurice Giroud du CHU de Dijon qui coordonne le registre. Tous ces éléments suggèrent que l'ozone pourrait augmenter le risque d'AVC en stimulant l'inflammation, propriété qu'on lui connaît déjà dans l'aggravation des maladies respiratoires, en particulier l'asthme, pendant les pics de pollution. Or, l'inflammation intervient également dans la formation de la plaque d'athérome mais aussi dans la rupture, explique-t-il. Le neurologue suppose ainsi que le délai entre la hausse du taux d'ozone et la survenue de l'AVC pourrait correspondre à un phénomène d'imprégnation des tissus, déclenchant les processus inflammatoires et la rupture d'une plaque d'athérome instable qui se trouve au niveau de la carotide. En outre, les patients les plus sensibles à l'ozone dans l'étude ont le profil typique des personnes à risque d'AVC.

Diffuser des messages de prévention

"Il serait utile d'informer ces personnes sur les risques qu'elles encourent lors des pics de pollution, comme le sont déjà les personnes âgées, les enfants et les personnes atteintes de maladies respiratoires", suggère le Pr Giroud. "On pourrait également leur conseiller de prendre un peu d'aspirine ces jours-là", ajoute-t-il. Le lien entre pollution à l'ozone et AVC commence seulement à être étudié alors que les preuves s'accumulent sur les effets délétères de la pollution atmosphérique sur la santé cardiaque. Une étude américaine, publiée en 2005 dans Stroke, a également objectivé un lien entre l'ozone et les hospitalisations pour AVC, 24 heures après le pic de pollution, indique le neurologue. L'ensemble de ces données suggère qu'il serait possible de préparer des lits d'hospitalisation en amont, dès qu'une alerte à la pollution est donnée, estime-t-il. Le registre dijonnais devrait permettre d'évaluer l'effet de mesures préventives et d'organisation des soins, qui pourrait se vérifier en deux ans, ajoute-t-il. Dernière modification le mercredi 25 février 2015

Introduction

La pollution atmosphérique est un paramètre majeur du rôle de l'environnement sur la santé.Cependant, ses effets sur l'incidence des Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) sont mal identifiés.

Objectifs

Déterminer le rôle des différents polluants atmosphériques sur l'incidence des AVC dans le temps et dans l'espace, dont l'ozone induit par la combustion.

Méthodes

Il s'agit d' une étude retrospective en population menée à Dijon de 1994 à 2004 ,prenant en compte les différents polluants atmosphériques ( les particules fines, le dioxide d'azote ( NO2), le dioxide de soufre ( SO2),le monoxide de carbone ( CO) et l'ozone ( O3 ), en fonction des AVC
L'étude fut menée sur un mode bi-directionnel en cross-over avec une analyse avant et après la survenue de l'AVC, après ajustement à la température , à l'humidité et aux épidémies de grippe.

 

Résultats

1487 AVC ischémiques et 220 AVC hémorragiques participèrent à l'étude, avec des facteurs de risques vasculaires en proportion habituelle.Les résultats sont démonstratifs:
-seul un lien statistique entre les pics d'ozone et la survenue exclusive d'AVC ischémique est observé.
-seul le pic d'ozone 1 jour avant l'AVC ischémique est actif.
-le risque d'AVC ischémique augmente avec le taux du pic d'ozone.
-le risque d'AVC ischémique est proportionnel au nombre de facteurs de risque vasculaire.

 

Discussion

 

Notre étude confirme les données de la litterature récente en identifiant clairement le rôle majeur de l 'ozone sur la survenue des AVC ischémiques.
Les mécanismes supposés découlent des facteurs associés: seuls les patients ayant plusieurs facteurs de risque vasculaire ont un risque élévé d'AVC ischémiques.
Des processus pro-inflammatoires, pro-oxydants,pro-thrombogènes , pourraient altérer les parois vasculaires et les plaques d'atherome

Conclusion

La pollution par l 'ozone contribue à augmenter le risque d'AVC ischémique,même à des taux minimes,mais surtout chez des patients ayant des facteurs de risque vasculaire, incitant à proposer une prévention ciblée.

La France doit appliquer rapidement le seuil de 100µg/m3 d'air sur 8h et supprimer l'Heure d’été qui favorise l'Ozone

Pollution à l’ozone et survenue d’accidents vasculaires cérébraux à Dijon entre 1994 et 2004*

De nombreux travaux ont documenté les effets de la pollution atmosphérique sur la morbimortalité cardio-vasculaire. Cette étude s’est plus particulièrement intéressée aux effets à court terme de la pollution à l’ozone sur l’incidence des accidents vasculaires cérébraux (AVC). L’analyse a porté sur les cas d’AVC recensés chez les habitants de la ville de Dijon au cours d’une période de 10ans. Numerous studies have documented the effects of air pollution on cardiovascular morbidity and mortality. This study focused particularly on the short-term effects of ozone pollution on the incidence of strokes, analysing the stroke cases recorded among inhabitants of Dijon over a 10-year period.

e registre des AVC de Dijon a fourni les données concernant tous les AVC survenus pour la première fois chez des résidents de cette ville entre 1994 et 2004. Leur nature (ischémique ou hémorragique) et leur origine étaient documentées par imagerie. Les facteurs de risque et les antécédents cardio-vasculaires des patients ont été collectés. Les auteurs ont analysé au total 220AVC hémorragiques (chez 115 hommes et 105 femmes), 371accidents ischémiques transitoires (AIT) et 1487AVC ischémiques (798 femmes et 689hommes) survenus chez des sujets de plus de 40ans. Quatre cent quatre-vingt-treize AVC ischémiques étaient d’origine athérothrombotique (plaque athéromateuse des grosses artères), 397 étaient des infarctus lacunaires (atteinte des petites artères), 530 étaient dus à une embolie cérébrale d’origine cardiaque et 67 étaient de cause indéterminée. Les données 1994-2004 de pollution de l’air ont été obtenues

auprès du Centre de surveillance environnemental de Dijon. Les mesures provenaient de la station située en centreville, éloignée des grands axes routiers et des zones industrielles. Ont été considérés les taux atmosphériques de particules fines de diamètre aérodynamique inférieur ou égal à 10 µm (particules PM10), d’ozone (O3), de dioxyde de soufre (SO2), d’oxydes d’azote (NOx) et de monoxyde de carbone (CO). Des taux moyens sur 24 heures ont été calculés pour tous les polluants, sauf pour l’ozone dont les taux ont été moyennés par tranches de 8heures. Les auteurs ont utilisé une méthodologie développée pour l’étude des effets de l’exposition à court terme sur le risque d’événements aigus. Selon cette approche, chaque cas est son propre témoin et les taux de polluants atmosphériques du jour de l’événement sont comparés à ceux de jours témoins encadrant l’événement (ici J7, J14, J21 et J28 avant et après l’AVC).

Les

odds ratios

(OR) ont été déterminés après ajustement sur plusieurs variables corrélées à l’incidence des AVC dans la littérature: conditions de température et d’humidité, contexte d’épidémie de grippe, période de vacances. Le retentissement de chaque polluant étudié a été évalué à court terme en considérant son taux le jour de survenue de l’AVC et les 3 jours précédents. Un effet significatif de la pollution à l’ozone sur les AVC ischémiques chez les hommes

L’analyse individuelle des effets de chaque polluant retrouve une association significative ( p < 0,001) entre la survenue d’un AVC de nature ischémique et les niveaux d’ozone le jour précédent (J-1) chez les hommes (OR associé à une augmentation du taux d’O3 de 10 µg/m3 = 1,13 ; IC95 = 1,051,22). Cette association est plus forte chez les patients ayant un ou plusieurs facteurs de risque cardio-vasculaire (tabagisme, dyslipidémie et hypertension artérielle). Il n’existe pas d’augmentation significative du risque d’AVC ischémique chez les femmes ni d’augmentation du risque d’AVC hémorragique. L’OR de survenue d’un AVC n’apparaît pas influencé par les taux des autres polluants. Les effets de l’ozone restent significatifs avec un modèle à deux polluants, quel que soit l’autre polluant inclus dans le modèle (en particulier les PM10). L’analyse par sous-groupes d’AVC montre une association significative entre la pollution à l’ozone et la survenue d’AVC athérothrombotiques (OR = 1,14 ; IC95 = 1,01-1,29 ; p = 0 , 0 2 ) o u d ’ A I T (OR = 1,21 ; IC95 = 1,04-1,40 ; p = 0,01). Les auteurs notent également que le risque d’AVC ischémique chez les hommes de plus de 40 ans augmente de façon linéaire avec le niveau de pollution à l’ozone mesuré à J-1 ( p = 0,01).

Éléments de discussion Ces résultats suggèrent une influence à court terme de la pollution à l’ozone sur la survenue des AVC ischémiques, avec un effet apparaissant le lendemain de l’exposition et ce, indépendamment du niveau des PM10. L’association avec l’exposition à l’ozone n’a été retrouvée que pour les AVC ischémiques et, parmi eux, pour ceux dans les

quels les complications de l’athérosclérose jouent un rôle physiopathologique important (AVC athérothrombotiques et AIT). Elle ne concerne que les hommes chez lesquels des plaques carotidiennes athéromateuses étendues sont plus souvent mises en évidence que chez les femmes. Ces plaques athéromateuses pourraient être particulièrement sensibles aux effets délétères de

la pollution à l’ozone, d’autant plus qu’il existe des facteurs de risque cardio-vasculaire. Le délai d’1jour observé entre l’exposition à la pollution à l’ozone et la survenue d’un AVC s’accorde mal avec un effet vasoconstricteur immédiat de ce polluant. L’ozone induirait plutôt une réponse inflammatoire entraînant une instabilité des plaques athéromateuses. Les auteurs soulignent que cette étude a été réalisée dans une ville peu polluée. La concentration atmosphérique moyenne d’O3sur la période de l’étude était de 29,9µg/m3(médiane=26µg/m3). L’augmentation du risque d’AVC ischémique apparaît pour de faibles valeurs du taux d’O3, ce qui doit engager à intensifier les mesures contre cette pollution dans les zones urbaines. LM

Henrotin JB1, Besancenot JP, Bejot Y, Giroud M. Short-term effects of ozone air pollution on ischaemic stroke occurrence: a case-crossover analysis from a 10-year population-based study in Dijon, France. Occup Environ Med 2007; 64: 439-45. 1 Service de Neurologie, Centre HospitaloUniversitaire, Dijon,

Un Monde en Mouvement: L'économie d'énergie explique-t-elle le ...

bfmbusiness.bfmtv.com/.../un-monde-en-mouvement-l-economie-d-energie- explique-t-elle-le-changement-d-heure-2510-670911.html

25 oct. 2015 ... La France est passée à l'heure d'hiver dans la nuit de samedi à dimanche. Cechangement a été institué pour des raisons d'économie ...



Posté par ericklabrousse à 13:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

canicule le mensonge médiatique

pluies_acides_hno3

D_l_gu_s_des_Ministres

 

heure_d_ete_danger

petition_changement_d_heure_2015

 

 

petition_europe

 

reponse_europe_petition

reponse_ozone

1185

 

1028

 

canicule1

 

canicule2

 

europe petition 2016

 

 

heure d'ete heure volee

pollution heure d'ete

Ode à la Joie (L'hymne européen)

Canicule l'escroquerie médiatique

Le seuil de 120 µg/m3 d'air sur 8h de 12h à 20h en Heure d'ete n'est toujours pas appliqué

La recommandation 1432 du Conseil de l’Europe et les recommandations de l'OMS sur l'Ozone sont obligatoires depuis le traite de Lisbonne par son article 218-3 TFUE, lorsque l’Union a exercé ses compétences, la position européenne est définie par un mandat que le Conseil de l’Union européenne confie à la Commission européenne, et sur le fondement duquel cette dernière négocie au nom de l’Union européenne.

Base juridique

Articles 11 et 191 à 193 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE). L’Union européenne est compétente pour intervenir dans tous les domaines de la politique environnementale, tels que la pollution de l’air et de l’eau, la gestion des déchets et le changement climatique. Son champ d’action est limité par le principe de subsidiarité et l’exigence d’unanimité au sein du Conseil dans les domaines de la fiscalité, de l’aménagement du territoire, de l’affectation des sols, de la gestion quantitative des ressources hydrauliques, du choix des sources d’énergie et de la structure de l’approvisionnement en énergie.

 

Circulaire du 18/06/04 relative aux procédures d’information et de recommandation et d’alerte et aux mesures d’urgence (Abrogée)

(BOMEDD n° 16 du 30 août 2004)

Texte abrogé par l'instruction du 24 septembre 2014  (circulaires.legifrance.gouv.fr)

NOR : DEVP0430230C

Le ministre de l’écologie et du développement durable à Mesdames et Messieurs les préfets de département ; Monsieur le préfet de police de Paris ; Mesdames et Messieurs les préfets de région (pour information).

Textes sources :

Articles L. 221-1L. 221-6L. 223-1 et L. 223-2 du code de l’environnement ;

Décret n° 98-360 du 6 mai 1998 relatif à la surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé et sur l’environnement, aux objectifs de qualité de l’air, aux seuils d’alerte et aux valeurs limites modifié par les décrets n° 2002-213 du 15 février 2002 et n° 2003-1085 du 12 novembre 2003 ;

Arrêté du 17 août 1998 relatif aux seuils de recommandation et aux conditions de déclenchement de la procédure d’alerte ;

Arrêté du 11 juin 2003 relatif aux informations à fournir au public en cas de dépassement ou de risque de dépassement des seuils de recommandation ou des seuils d’alerte ;

Mots-clés : pics de pollution de l’air, procédure d’information et de recommandation, procédure d’alerte, mesures d’urgence, ozone.

Publication : Bulletin officiel.

L’épisode de canicule que la France a connu durant l’été 2003 a été doublé d’une pollution par l’ozone exceptionnelle, qui a touché l’ensemble de l’Europe. Des concentrations élevées d’oxydes d’azote, proches du seuil d’alerte et de particules fines ont par ailleurs été constatées.

Ces événements ont rappelé que, même si les émissions de polluants sont en baisse constante dans beaucoup de secteurs depuis déjà plusieurs années, l’action en vue d’améliorer la qualité de l’air doit être poursuivie et intensifiée. Cela est d’autant plus important que les conséquences tant sanitaires qu’écologiques de la pollution sont connues et de mieux en mieux documentées. La pollution de l’air constitue par ailleurs une des préoccupations environnementales les plus fortes pour les Français, particulièrement en milieu urbain.

Dans ce contexte, le « plan air » présenté en conseil des ministres le 5 novembre 2003 précise que la politique de l’air doit en premier lieu viser à la réduction continue des émissions mais rappelle aussi la nécessité d’un renforcement des actions à court terme de réduction des émissions de polluants et de l’amélioration de l’information de la population lors des pics de pollution.

Ces deux derniers points font l’objet de la présente circulaire, qui aborde : les niveaux réglementaires et les seuils par polluant, les conditions de déclenchement des procédures, incluant la prise en compte de prévisions de qualité de l’air, l’information de la population et les mesures d’urgence sectorielles à mettre en œuvre. La présente circulaire intègre les dispositions du décret du 12 novembre 2003 portant transposition de la directive relative à l’ozone ainsi que les améliorations du dispositif prévues dans le plan air du 5 novembre 2003, et tient compte des avancées techniques relatives à la surveillance.

En vous appuyant sur la présente circulaire, je vous invite à mettre à jour le dispositif actuel prévu dans votre département - ou à une échelle plus vaste le cas échéant - pour lutter contre les pointes de pollution, en particulier pour le polluant ozone, tant en ce qui concerne le déclenchement du niveau d’information et de recommandation et du niveau d’alerte, les périmètres d’application des nouvelles mesures et les mesures elles-mêmes.

A cet effet, vous voudrez bien instaurer par arrêté un plan d’actions de niveau départemental en application de l’article L. 223-1 du code de l’environnement. Si le contexte local s’y prête, vous pourrez être amené à prévoir une instance interdépartementale, voire interrégionale de coordination des actions en cas de pollution étendue à l’ozone qui selon le cas pourra se concrétiser par un arrêté interpréfectoral à l’instar de ce qui existe déjà dans certaines régions.

D’une manière générale, les dispositions qui suivent concernent les polluants réglementés que sont le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote et l’ozone. Vous trouverez en annexe I, pour votre information, quelques indications relatives à l’origine des principales formes de pollutions atmosphériques.

I. Les niveaux réglementaires et les seuils par polluants

La gestion et la lutte contre les pointes de pollution interviennent à deux niveaux réglementaires de procédure. En fonction du contexte opérationnel et en liaison notamment avec l’organisme en charge du réseau de surveillance de la qualité de l’air, les conditions et les modalités d’une « mise en vigilance » des services administratifs et techniques avec éventuellement mise en astreinte des différents moyens de commandement et des équipes techniques, peuvent être précisées à votre niveau. Cette situation de vigilance ne donne lieu à aucune information ou action vis-à-vis de la population.

I.1. Le niveau « d’information et de recommandation »

En vertu du décret n° 98-360 du 6 mai 1998 modifié, les seuils d’information et de recommandation correspondent à un niveau de concentration de substances polluantes dans l’atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée a des effets limités et transitoires sur la santé de catégories de la population particulièrement sensibles.

Ils sont définis à l’annexe I de ce décret et rappelés ci-dessous :

  • dioxyde de soufre : 300 µg/m3 en moyenne horaire ;

  • dioxyde d’azote : 200 µg/m3 en moyenne horaire ;

  • ozone : 180 µg/m3 en moyenne horaire (1).

Le niveau « d’information et de recommandation » implique la mise en œuvre des actions d’information de la population, de diffusion des recommandations sanitaires du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (cf. annexe III) ainsi que de diffusion de recommandations comportementales (à titre individuel, pour le secteur tertiaire et/ou industriel).

(1) Une information renforcée de la population, essentiellement en ce qui concerne les recommandations sanitaires, sera mise en œuvre dès le dépassement ou le risque de dépassement du seuil de : 240 µg/m3 d’ozone en moyenne horaire.

I.2. Le niveau « d’alerte »

En vertu de l’article L. 221-1 du Code de l’environnement, les seuils d’alerte correspondent à un niveau de concentration en substances polluantes dans l’atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine ou de dégradation de l’environnement et à partir duquel des mesures d’urgence doivent être prises.

Ils sont définis à l’annexe I du décret n° 98-360 du 6 mai 1998 modifié et rappelés ci-dessous :

  • dioxyde de soufre : 500 µg/m3 en moyenne horaire dépassé pendant 3 heures consécutives ;

  • dioxyde d’azote : 400 µg/m3 en moyenne horaire ou 200 µg/m3 en moyenne horaire si la procédure d’information et de recommandation a été déclenchée la veille et le jour même et que les prévisions font craindre un nouveau risque de déclenchement pour le lendemain ;

  • ozone : seuils d’alerte pour la mise en œuvre progressive de mesures d’urgence :

    • 1er seuil : 240 µg/m3 en moyenne horaire dépassé pendant 3 heures consécutives ;

    • 2e seuil : 300 µg/m3 en moyenne horaire dépassé pendant 3 heures consécutives ;

    • 3e seuil : 360 µg/m3 en moyenne horaire.

Le niveau « d’alerte » implique, outre les actions prévues au niveau d’information et de recommandation, des mesures réglementaires qui peuvent être mises en œuvre de manière progressive en fonction des différents éléments caractérisant l’épisode de pollution. Il s’agit de mesures de restriction ou de suspension des activités concourant à l’élévation du niveau de concentration de la substance polluante considérée, comme des mesures de réduction des émissions des sources fixes et mobiles.

II. Le déclenchement des procédures

II.1. Évaluation du dépassement ou risque de dépassement des seuils

Le déclenchement des procédures relatives aux niveaux d’information et de recommandation et d’alerte résultera en général soit du constat de dépassement, soit du risque de dépassement des seuils rappelés au I.

Les modalités de déclenchement des procédures doivent prendre en compte l’exposition des populations. En particulier, le déclenchement de la procédure d’alerte doit être prévu lorsque les dépassements prévus ou constatés d’un seuil d’alerte concernent un territoire qui, du fait de son étendue et de sa densité de population, justifie la mise en place de mesures contraignantes. A contrario, un dépassement sur un territoire non peuplé (par exemple, une zone montagneuse) ne devrait pas conduire à déclencher la procédure d’alerte et donc mettre en œuvre des mesures d’urgence.

Compte tenu des délais nécessaires à l’activation des procédures, notamment de la procédure d’alerte, dus à la nécessité d’une information préalable de la population par les médias et à la mise en place des mesures prévues, il est souhaitable que les déclenchements s’appuient sur des prévisions de dépassement des seuils dès lors que cela est possible (cf. ci-après paragraphe II.2).

Le risque de dépassement sera évalué à l’aide d’outils de prévision de la qualité de l’air lorsque cela est possible. Il pourra également être considéré qu’un tel risque de dépassement existe dès lors qu’a été constaté un dépassement prolongé du seuil inférieur, qui pourra être selon le cas le seuil d’information et de recommandation ou un seuil d’alerte, et que la poursuite de ce dépassement est prévue.

Le constat du dépassement d’un seuil reposera sur l’évaluation de la qualité de l’air, qui pourra être le résultat de mesures en stations fixes ainsi que d’estimations par modélisation. Concernant la prise en compte des mesures réalisées par stations fixes, une pondération sera effectuée à partir des valeurs fournies par les capteurs dits de fond et celles des capteurs dits de proximité, en privilégiant les capteurs de fond.

Vous fixerez les modalités de déclenchement des procédures en fonction des moyens mis en œuvre pour l’évaluation de la qualité de l’air. Si celle-ci est basée uniquement sur des résultats de mesure en stations fixes, le dépassement devra avoir été constaté à moins de trois heures d’intervalle sur au moins deux stations, dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants. Si d’autres moyens d’évaluation de la qualité de l’air sont mis en œuvre et que leur utilisation a été validée sur la zone considérée, les modalités de déclenchement devront prendre en compte les informations qu’ils fournissent ; dans ces conditions, le constat du dépassement sur deux stations ne sera pas nécessairement une condition du déclenchement des procédures.

En application de l’article L. 223-1, il vous appartient de prendre « des mesures propres à limiter l’ampleur et les effets de la pointe de pollution sur la population ». Ces mesures seront décidées en fonction des niveaux de pollution prévus ou constatés localement.

Toutefois, lors d’épisodes de pollution par l’ozone liés à des phénomènes de grande ampleur, comme celui rencontré au cours de l’été 2003, seules des mesures de réduction des émissions prises sur un territoire suffisamment étendu (une partie ou la totalité du territoire national) sont efficaces pour en limiter l’intensité. Aussi dans une telle situation, vous pourrez être invités par le ministre de l’écologie et du développement durable à mettre en œuvre des mesures d’urgence, indépendamment des niveaux constatés ou prévus localement, afin de réduire la pollution subie dans d’autres régions. Pour l’ozone, des procédures d’alerte doivent donc être instaurées au niveau de tous les départements, même si le risque d’un dépassement des seuils d’alerte est considéré comme négligeable dans certains d’entre eux.

II.2. La prévision locale et nationale

La prévision de la qualité de l’air apporte une information primordiale pour la gestion des pics de pollution. Le développement récent de modèles de prévision plus fiables, notamment pour l’ozone, permet d’envisager leur utilisation plus systématique pour améliorer l’efficacité de l’information des recommandations sanitaires et des mesures d’alerte. Ceci explique les modalités de déclenchement des procédures décrites au II.1, intégrant ces progrès.

Vous trouverez ci-dessous des informations sur le système de prévision mis en place au niveau national (le système « Prév’air ») et le lien avec les prévisions réalisées au niveau local par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA).

Le système de prévision « Prév’air » a été mis en œuvre pour répondre à la demande du MEDD, par l’INERIS en partenariat avec le CNRS et l’ADEME ; il est opérationnel depuis juillet 2003. Il fournit quotidiennement des prévisions à deux jours à l’échelle nationale (et européenne), présentées sous la forme de cartes. Il s’appuie sur les données transmises par les AASQA.

Outre l’information de la population au plan national, les données de prévisions issues de « Prév’air » peuvent être utilisées en retour par ces associations soit directement, soit pour améliorer la qualité des prévisions qu’elles réalisent au niveau local, par exemple avec un outil numérique de modélisation de type statistique. A cet effet, les prévisions réalisées avec le système « Prév’air » sont chaque jour mises à disposition des AASQA.

Le système « Prév’air » donne actuellement des prévisions pour l’ozone et le dioxyde d’azote. Il est particulièrement adapté aux pollutions de fond et aux phénomènes à grande échelle, comme les épisodes de l’été 2003. Des améliorations seront encore apportées au système, notamment par la réalisation d’un inventaire national spatialisé des émissions.

Les prévisions fournies par le système « Prév’air » sont utilisées dans le cadre de la communication effectuée par mon ministère, en particulier lors des pics de pollution par l’ozone. J’attire votre attention sur le fait que, compte tenu de la portée de ce système, il n’est pas exclu que, ponctuellement, des prévisions effectuées au niveau national diffèrent de celles réalisées au niveau local en utilisant une information plus fine. Pour votre part, il convient, lors de la survenance de pics de pollution, que vous vous appuyiez sur les prévisions fournies par les AASQA qui donneront, le cas échéant, une information plus précise et directement exploitable pour le territoire dont elles assurent la surveillance.

II.3. Modalités de déclenchement des procédures d’information et recommandation et d’alerte polluant par polluant

II.3.1. Déclenchement du niveau « d’information et de recommandation »

La procédure correspondant au niveau « information et recommandation » est déclenchée :

  • sur constat de dépassement du seuil de 300 µg/m3 en moyenne horaire pour le dioxyde de soufre ;

  • sur prévision ou sur constat de dépassement du seuil de 200 µg/m3 en moyenne horaire pour le dioxyde d’azote ;

  • sur prévision ou sur constat de dépassement du seuil de 180 µg/m3 en moyenne horaire pour l’ozone.

II.3.2. Déclenchement du niveau « d’alerte »

Pour le dioxyde de soufre, la procédure correspondant au niveau d’alerte est déclenchée sur constat de dépassement du seuil de 500 µg/m3 en moyenne horaire dépassé pendant 3 heures consécutives.

Pour le dioxyde d’azote, la procédure correspondant au niveau d’alerte est déclenchée :

  • lorsque le seuil d’information et de recommandation, soit 200 µg/m3 en moyenne horaire, est atteint deux jours de suite et qu’il existe une forte probabilité qu’il soit de nouveau atteint le troisième jour ;

  • lorsque le seuil de 400 µg/m3 en moyenne horaire est atteint ou lorsqu’il existe une forte probabilité qu’il soit atteint le lendemain.

Pour l’ozone, les trois seuils d’alerte rappelés au I permettent une mise en œuvre progressive de mesures d’urgence :

  • la procédure correspondant au premier niveau de mise en œuvre de mesures d’urgence est déclenchée lorsque le seuil de 240 µg/m3 en moyenne horaire dépassé pendant 3 heures consécutives est atteint ou lorsqu’il existe une forte probabilité qu’il soit atteint le lendemain ;

  • la procédure correspondant au deuxième niveau de mise en œuvre de mesures d’urgence est déclenchée lorsque le seuil de 300 µg/m3 en moyenne horaire dépassé pendant 3 heures consécutives est atteint ou qu’il existe une forte probabilité qu’il soit atteint le lendemain ;

  • la procédure correspondant au troisième niveau de mise en œuvre de mesures d’urgence est déclenchée lorsque le seuil de 360 µg/m3 en moyenne horaire est atteint ou qu’il existe une forte probabilité qu’il soit atteint le lendemain.

II.4. Levée des procédures

Les procédures correspondant au niveau engagé sont levées sur constat du non-dépassement des seuils.

Les modalités de levée des procédures pourront prendre en compte les prévisions, lorsqu’elles font apparaître l’absence de risque de dépassement des seuils.

III. L’information de la population

III.1. L’information locale permanente

Il s’agit de l’information générale sur la pollution de l’air et ses conséquences en termes de santé publique et environnementale. Elle permet de sensibiliser la population et de faire évoluer les comportements individuels.

Elle peut être effectuée et entretenue tout au long de l’année via les médias et les sites Internet (AASQA, DRIRE, préfectures) ainsi que par des plaquettes, des réunions destinées au grand public et des dossiers de presse.

Elle peut aussi prendre la forme d’actions pédagogiques ciblées à destination du corps enseignant et des professionnels de la santé.

A l’approche des périodes défavorables de l’année, des campagnes d’information rappelant les recommandations sanitaires et comportementales peuvent être organisées. Elles peuvent aussi porter sur la nature des mesures réglementaires et des mesures d’accompagnement qui seraient mises en application en cas de pics de pollution. Vous vous appuierez pour ce faire sur vos services (DDASS et DRASS notamment) ainsi que sur les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air.

D’une manière générale, vous vous assurerez aussi que ces informations et recommandations sont ou seront bien relayées par les collectivités locales et les rectorats.

III.2. L’information locale en cas de pic de pollution

III.2.1. Moyens

L’information en cas de pic de pollution s’appuie essentiellement sur les médias (radios, télévisions), sur des sites Internet (dont les sites des AASQA), sur des communiqués de presse, ainsi que sur l’affichage urbain (panneaux à messages variables).

Elle peut être complétée par des informations disponibles en mairie et, le cas échéant, par un service de réponse téléphonique automatique (répondeur ou Audiotel) énonçant les recommandations et les mesures mises en œuvre.

Par ailleurs, je vous invite à favoriser le lancement d’expériences pilotes utilisant les nouvelles technologies d’information et de communication (messagerie électronique, SMS...) afin d’informer directement et rapidement un plus grand nombre d’institutions (crèches, écoles, hôpitaux, maisons de retraite, médecins de ville, presse écrite...).

Des modalités particulières d’information des exploitants industriels peuvent être définies, le cas échéant, dans les arrêtés préfectoraux individuels fixant les plans d’actions de réduction des émissions de leur(s) installation(s) respective(s).

Des moyens similaires à ceux précédemment cités sont utilisés pour l’information sur la levée de la procédure d’information et de recommandation et, le cas échéant, de la procédure d’alerte.

III.2.2. Information au niveau « d’information et de recommandation »

Dans la mesure du possible, le dispositif d’information et de recommandation doit intervenir de manière préventive de façon à informer la population et tout particulièrement les personnes sensibles de la dégradation de la qualité de l’air et de l’évolution possible de la situation dans les jours à venir.

Les communiqués sont réalisés à partir des données prévisionnelles arrêtées au moment le plus opportun par rapport à leur diffusion par les médias.

III.2.3. Information au niveau « d’alerte »

L’activation de la procédure d’alerte doit faire l’objet d’une information immédiate conformément à l’article L. 223-1 du code de l’environnement.

La diffusion des communiqués aux médias doit permettre notamment une information lors des journaux radiotélévisés. Elle doit se faire au plus tard à 19 heures la veille du jour d’application des mesures prévues, en particulier pour ce qui concerne la circulation routière.

III.3. Les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air

Selon les dispositions de l’article L. 221-6 du code de l’environnement, vous pouvez déléguer la mise en œuvre de l’information du public relative à la qualité de l’air aux associations agréées de surveillance de la qualité de l’air.

Par ailleurs, et quel que soit le niveau de délégation de l’information de la population que vous aurez accordé à la ou aux AASQA compétente(s), je vous demande d’informer, en temps réel, ce ou ces organisme(s) de vos décisions de déclenchement du niveau « d’information et de recommandation » et du niveau d’« alerte » aux fins de centralisation nationale de ces données par l’ADEME.

III.4. L’information nationale

Mes services travaillent actuellement à l’établissement d’un partenariat avec France Télévisions pour que les jours de pics de pollution, des cartes de prévision issues du système Prév’air soient présentées à l’heure des journaux télévisés, accompagnées d’un commentaire de nature qualitative. Ceci sera réservé aux épisodes généralisés de pollution par l’ozone tels que ceux que nous avons connus l’été 2003. Cette information ne revêtira aucun caractère réglementaire. Elle aura pour but de donner à la population une information générale sur l’étendue et l’intensité des pics de pollution en cours en France et en Europe. Il s’agit de poursuivre les efforts de sensibilisation de la population aux enjeux de la qualité de l’air.

IV. Mesures sectorielles

L’objectif principal des différents dispositifs à mettre en œuvre - plans de circulation et plans d’actions des installations industrielles, notamment - est de limiter autant que possible l’importance des pointes de pollution.

Dans cet esprit, une riposte graduée sera mise en œuvre dès qu’un des seuils d’alerte est atteint ou risque de l’être, les mesures devant être adaptées en fonction de la zone géographique concernée et de la nature des substances polluantes à l’origine de la pointe de pollution constatée ou prévue et d’autant plus contraignantes que le niveau de concentration du polluant sera élevé.

Cette riposte graduée doit être basée sur des mesures proportionnelles et progressives, efficaces, équitables et doit s’accompagner d’une information suffisante et de mesures d’accompagnement le cas échéant.

Pour chaque mesure envisagée, vous devez définir :

  • ses modalités précises ;

  • le cas échéant, son périmètre d’application ;

  • ses critères d’activation et de désactivation ;

  • les services chargés de la mise en œuvre avec pour chacun la définition des actions à entreprendre ;

  • les services chargés de la surveillance et du suivi de la mesure.

En annexe, vous trouverez notamment un récapitulatif des mesures par niveau de procédure et par polluant ainsi que les différents dispositifs sectoriels - mesures et plan d’actions - à mettre en œuvre lors des épisodes de pollution.

Je vous précise que lorsqu’elles ne sont pas contraires à la présente circulaire et à ses annexes, les dispositions de la circulaire du 17 août 1998 sur les mesures d’urgence concernant la circulation des véhicules restent en vigueur.

Vous voudrez bien me faire part sous le timbre de la direction de la prévention des pollutions et des risques des enseignements et des expériences résultant des nouvelles actions que vous conduirez, ainsi que des éventuelles difficultés que vous pourriez rencontrer dans la mise en œuvre de la présente circulaire.

Je vous prie également de me transmettre le ou les arrêtés régissant les procédures d’information et de recommandation et d’alerte dans votre département ou zone de compétence, une fois celui-ci ou ceux-ci mis à jour.

Pour le ministre et par délégation,
le directeur de la prévention des pollutions et des risques,
délégué aux risques majeurs,
T.  Trouvé

Annexe I : Origine des principales formes de pollution atmosphérique

Les polluants ci-dessous ont en général pour origine les secteurs d’activité suivants. Il s’agit d’une estimation moyenne sur l’ensemble du territoire (source CITEPA - Inventaire des émissions de polluants atmosphériques en France - séries sectorielles et analyses étendues - février 2003 - données définitives année 2001). La répartition par secteurs peut donc être sensiblement différente selon les zones géographiques considérées.

  • le dioxyde de soufre (SO2) :

    • 42 % transformation d’énergie ;

    • 35 % industrie manufacturière ;

    • 14 % résidentiel/tertiaire ;

    • 4 % transports routiers ;

    • 3 % autres transports ;

    • 2 % agriculture/sylviculture.

  • les oxydes d’azote (NOx) :

    • 49 % transports routiers ;

    • 16 % agriculture/sylviculture ;

    • 14 % industrie manufacturière ;

    • 9 % transformation d’énergie ;

    • 7 % résidentiel/tertiaire ;

    • 5 % autres transports.

  • les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) (hydrocarbures, solvants...) :

    • 30 % industrie manufacturière ;

    • 25 % transports routiers ;

    • 24 % résidentiel/tertiaire ;

    • 13 % agriculture/sylviculture ;

    • 5 % transformation d’énergie ;

    • 3 % autres transports.

  • le monoxyde de carbone (CO) :

    • 37 % transports routiers ;

    • 28 % résidentiel/tertiaire ;

    • 22 % industrie manufacturière ;

    • 10 % agriculture/sylviculture ;

    • 2 % autres transports ;

    • 1 % transformation d’énergie.

  • les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) :

    • 42 % résidentiel/tertiaire ;

    • 30 % transports routiers ;

    • 21 % industrie manufacturière ;

    • 6 % agriculture/sylviculture ;

    • 1 % transformation d’énergie.

  • les particules de diamètre inférieur à 10 microns (PM10) :

    • 30 % industrie manufacturière ;

    • 28 % agriculture/sylviculture ;

    • 23 % résidentiel/tertiaire ;

    • 13 % transports routiers ;

    • 4 % transformation d’énergie ;

    • 2 % autres transports.

L’ozone est un polluant « secondaire ». C’est un indicateur de la pollution dite « photochimique ». Il résulte principalement de réactions chimiques, sous l’effet de la lumière solaire, entre les oxydes d’azote et les composés organiques volatils non méthaniques.

Le monoxyde de carbone (résultant de la combustion incomplète d’hydrocarbures, de charbon et de bois) et « l’aérosol urbain » (mélange d’eau, de particules fines, de suies, de cendres volantes, de sulfates, nitrates, sels d’ammonium, métaux et composés carbonés) contribuent également à la formation de cette pollution.

Oxydes d’azote et composés organiques volatils peuvent être transportés par le vent sur plusieurs centaines de kilomètres ; ceci a deux conséquences importantes :

  • les concentrations d’ozone les plus importantes ne sont pas nécessairement mesurées sur le lieu d’émissions des polluants (centre des agglomérations), mais parfois jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres de là (dans les zones rurales) ;

  • des efforts importants de réduction des pollutions dans une zone donnée peuvent ne pas suffire à supprimer totalement la possibilité de nouveaux pics d’ozone dans cette zone.

Annexe II : Tableau récapitulatif des mesures

 

Comme la tempête de décembre 1999, la canicule d’août 2003 est entrée dans les mémoires. Il y a dix ans jour pour jour, l’Yonne s’apprêtait à vivre les jours les plus chauds de son histoire.

Retour il y a dix ans. Jour pour jour. Depuis 48 heures, un air irrespirable plane sur l’Yonne, comme sur le reste de la France.

On ne s’en doute pas encore mais les Icaunais vont connaître la phase de canicule la plus intense de leur histoire, de mémoire de météorologue. Tous les records de température vont être battus. À tous les endroits du département.

L’été de tous les records

Pendant neuf journées consécutives, la barre des 40 °C va être franchie. Les spécialistes le confirment : « ce n’était jamais arrivé et ce n’est plus arrivé depuis. »

Il a fait jusqu’à 42,5 °C à Vincelles, 42,1 °C à Avallon, 41,6 °C à Bléneau et plus de 40 °C à Saint-Léger-Vauban, à la frontière du Morvan. Si les températures enregistrées en pleine journée ne cessent de franchir des sommets, celles des nuits rendent l’épisode encore plus exceptionnel.

Des températures nocturnes très élevées ont été enregistrées durant onze nuits consécutives. L’ancien record était de quatre, en 1998. En effet, le mercure ne repasse pas, durant une dizaine de jours, en dessous de la barre des 20 °C.

L’Yonne a de la fièvre, les personnes âgées souffrent et tous les secteurs d’activités en pâtissent.

Entre le 1er et le 20 août 2003, 352 personnes sont décédées, soit 80 % de plus par rapport aux prévisions de décès. En majorité des personnes âgées. Tous les établissements de santé ont bien pris des mesures, mais tardives. Et les seniors, notamment ceux qui vivent seuls et isolés ont particulièrement souffert de la vague de chaleur.

Outre les conséquences humaines, la canicule de 2003 a fait des ravages chez bon nombre de professionnels.

La sécheresse ronge l’agriculture qui a déjà été bien handicapée, cette année-là par le gel. Dès le 7 août, des interdictions et des restrictions d’eau sont mises en place.

Les viticulteurs voient leur raisin attaqué par le soleil, les grappes se flétrissent et les feuilles des vignes se dessèchent.

Les éleveurs de volaille enregistrent des pertes énormes. Le président du syndicat des éleveurs de poulets Duc déclare à l’époque : « Les éleveurs du département ont actuellement 30.000 morts par jour. »

Un épisode sans précédent. Sans un seul semblable depuis pour l’instant. Qui a obligé les autorités à prendre des mesures radicales en terme de santé publique. 

Les deux experts chargés par le ministre français de la Santé, Jean-François Mattéi, de faire le bilan de la canicule ont rendu leur rapport jeudi. Ils font état de 14 802 décès supplémentaires entre le 1er et le 20 août. De mission d’information en étude, le bilan des exceptionnelles chaleurs de l’été ne cesse de s’alourdir. Face à l’ampleur de cette catastrophe sanitaire sans précédent en France, une commission d’enquête parlementaire a été créée notamment pour «faire la lumière» sur les dysfonctionnements des systèmes d’alerte et les éventuelles responsabilités politiques. Le rapport précise d’autre part que la surmortalité a bien été «synchrone avec la période de canicule». Il apporte aussi des précisions sur la typologie des victimes et confirme que ce sont les personnes âgées de plus de 75 ans qui ont le plus subi les conséquences des fortes chaleurs. Elles représentent 70 % des décès. Les femmes (60%) ont été davantage touchées que les hommes (40 %). Et c’est en Ile-de-France et dans le Centre que la surmortalité a été la plus importante (respectivement 130 % et 100 %). 

L’ampleur de la catastrophe sanitaire provoquée en France par la canicule, beaucoup plus importante que dans les autres pays européens pourtant eux aussi touchés par les fortes chaleurs, a mis au jour un ensemble de dysfonctionnements dans le système de santé français. Elle a aussi provoqué une polémique sur la capacité des responsables politiques à évaluer les situations d’urgence de ce type et à réagir pour prendre les mesures adéquates. 

Des réformes structurelles coûteuses

La mission d’information parlementaire sur la canicule qui a commencé ses auditions le 26 août a d’ailleurs insisté sur plusieurs points qui vont dans ce sens. Elle a estimé que l’Institut de veille sanitaire était «hors jeu» et que la Direction générale de la santé [dont le président Lucien Abenhaïm a démissionné] ne s’était pas «mobilisée lourdement». La faible réactivité du gouvernement est aussi pointée du doigt. Le rapport de la mission insiste en effet sur «la mobilisation tardive des administrations du ministère de l’Intérieur et la communication interministérielle limitée». 

 



En conclusion, dans une situation d’urgence de ce type, elle estime que le dispositif sanitaire et social «a fait face» mais «a été poussé à la limite de ses possibilités». Les hôpitaux ont fait leur travail tant bien que mal et ont «su répondre à la crise». Quant aux généralistes, ils n’ont pas non plus «failli à leur mission», à l’exception de «défaillances individuelles». Dans ce contexte, c’est au niveau de l’alerte et de la mobilisation des hiérarchies administratives qu’il semble y avoir eu des lacunes qui ont abouti à une sousestimation des risques et à des erreurs de communication, comme celle de Jean-François Mattéi qui est intervenu à la télévision le 11 août mais a minimisé la crise en parlant de «situation maîtrisée», au lieu d’alerter sur les risques liés à la canicule.

C’est donc pour aller plus avant dans la recherche des responsabilités, notamment au niveau politique, que la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a voté la création d’une commission d’enquête. Cette décision va dans le sens des critiques émises par plusieurs élus d’opposition membres de la mission d’information sur la canicule qui ont estimé qu’ils n’avaient pas pu aller au bout des investigations, notamment parce qu’ils n’avaient pas procédé à l’audition du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. Cette commission d’enquête verra le jour le 7 octobre et sera composée d’une trentaine de députés qui auront six mois pour «faire la lumière» sur les circonstances et les conséquences de la crise. Mais aussi pour dresser le bilan exact des décès, établir la typologie des victimes, les facteurs co-aggravants (pollution, médicaments, isolement social…).

En attendant le rapport de la commission d’enquête, le ministre des Affaires sociales, dont le silence total pendant la crise a été largement critiqué, a annoncé le déblocage d’urgence de 40 millions d’euros pour les personnes âgées. D’autre part, la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a déjà pris en compte certaines propositions d’amendements qui suivent les recommandations faites par la mission d’information sur la canicule, dans le cadre du projet de loi sur la Santé publique. Parmi celles-i figurent la mise en place dans chaque plan régional de santé publique d’un «plan d’action relatif à l’alerte et la gestion des situations d’urgence» et la transmission directe à l’Inserm des certificats de décès par voie électronique. 

D’ici le 2 octobre, date de l’examen du projet de loi en séance publique, d’autres amendements devraient être rédigés à partir des conclusions de la mission d’information qui a aussi préconisé de donner au «plan Blanc», qui permet de mobiliser les moyens hospitaliers en cas de crise, une base légale et contraignante, mais aussi la mise en place d’un service minimum entre les médecins libéraux, le Samu et les services d’urgence, l’obligation pour les établissements qui accueillent des personnes âgées de disposer d’une salle climatisée, d’instaurer des permanences de nuit des personnels soignants… Les membres de la mission d’information constatent aussi qu’en l’état actuel du système sanitaire et social, des reformes «structurelles» donc «coûteuses» vont être nécessaires

 

 

Posté par ericklabrousse à 17:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

AVC l'heure d'ete de Petain 1942 responsable

 

europe petition 2016

europe petition

ozone france

ozone-formation

heure d'ete espagne

pollution heure d'ete

Hymne Européen - Les C4 - Choeur Sint Jan Berchmanscollege

reponse_senat

reponse_ozone

recommandation_1432_europe

petition_europe_2015

europe_petition_2015_1

europe_petition_1

D_l_gu_s_des_Ministres

petition_europe_2016

pollution_NO2

13901413_10153983659413068_181076914256936521_n

111306546

850978150

3587173548

AVC ischémique : favorisé par la pollution à l'ozone

L'Heure d’été de Pétain 1942 est un facteur aggravant pour l'Ozone,dioxyde d'azote et l'acide nitreux

Cette mesure de Pétain de 1942 favorise et aggrave le smog photochimique

La France refuse d'appliquer le seuil de 120µg/m3 d'air sur 8h c'est a dire de 12h à 20h sous l'heure de Pétain

Recommandation de l'OMS et de la recommandation 1432 du Conseil de l'Europe

En effet l'Heure de Berlin c'est 2h d'avance sur le soleil

La pollution à l'ozone peut, à court terme, favoriser la survenue d'un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique chez les hommes porteurs d'une plaque d'athérome instable, suggère une étude française présentée au congrès de l'American Academy of Neurology (AAN) à San Diego.

Toutes les infos médicales sur AVC ischémique : favorisé par la pollution à l'ozone


Une vraie source de problème

Ces résultats sont issus du registre dijonnais des AVC qui recense depuis 1985 tous les AVC survenant dans la ville intra-muros. Les travaux conduits par Jean-Bernard Henrotin ont consisté en une étude observationnelle de dix ans. Tous les premiers cas d'AVC, ischémiques et hémorragiques, et d'accident ischémique transitoire (AIT) ont été enregistrés de manière prospective entre 1994 et 2004 en même temps que les concentrations atmosphériques de différents polluants (ozone, dioxyde de souffre, monoxyde de carbone, particules fines, dioxyde d'azote) étaient mesurées toutes les heures. Un total de 493 AVC liés aux grosses artères, 397 aux petites artères, 530 AVC cardio-emboliques, 67 d'étiologie inconnue, 371 AIT et 220 AVC hémorragiques ont été recensés sur une population de quelque 150.000 habitants. L'analyse de l'ensemble des données, ajustées pour la température, l'humidité et les épidémies de grippe, met en évidence uniquement un lien entre les AVC ischémiques et l'ozone chez les hommes de plus de 40 ans. Cette association apparaît en outre dose-dépendante : le risque est augmenté de 25% lorsque la concentration d'ozone est de 14 µg/mm3, puis de 39% lorsque l'ozone est de 26 µg/mm3, passe à 77% avec 40 µg/mm3 jusqu'à 100% à un taux de 59 µg/mm3. Les résultats montrent également que le risque d'AVC observé n'implique que les grosses artères, augmente 24 heures après un pic d'ozone, ne concerne que les hommes de plus de 40 ans qui fument, présentent une hypertension et/ou une hyperlipidémie, souligne auprès d'APM Santé le Pr Maurice Giroud du CHU de Dijon qui coordonne le registre. Tous ces éléments suggèrent que l'ozone pourrait augmenter le risque d'AVC en stimulant l'inflammation, propriété qu'on lui connaît déjà dans l'aggravation des maladies respiratoires, en particulier l'asthme, pendant les pics de pollution. Or, l'inflammation intervient également dans la formation de la plaque d'athérome mais aussi dans la rupture, explique-t-il. Le neurologue suppose ainsi que le délai entre la hausse du taux d'ozone et la survenue de l'AVC pourrait correspondre à un phénomène d'imprégnation des tissus, déclenchant les processus inflammatoires et la rupture d'une plaque d'athérome instable qui se trouve au niveau de la carotide. En outre, les patients les plus sensibles à l'ozone dans l'étude ont le profil typique des personnes à risque d'AVC.

Diffuser des messages de prévention

"Il serait utile d'informer ces personnes sur les risques qu'elles encourent lors des pics de pollution, comme le sont déjà les personnes âgées, les enfants et les personnes atteintes de maladies respiratoires", suggère le Pr Giroud. "On pourrait également leur conseiller de prendre un peu d'aspirine ces jours-là", ajoute-t-il. Le lien entre pollution à l'ozone et AVC commence seulement à être étudié alors que les preuves s'accumulent sur les effets délétères de la pollution atmosphérique sur la santé cardiaque. Une étude américaine, publiée en 2005 dans Stroke, a également objectivé un lien entre l'ozone et les hospitalisations pour AVC, 24 heures après le pic de pollution, indique le neurologue. L'ensemble de ces données suggère qu'il serait possible de préparer des lits d'hospitalisation en amont, dès qu'une alerte à la pollution est donnée, estime-t-il. Le registre dijonnais devrait permettre d'évaluer l'effet de mesures préventives et d'organisation des soins, qui pourrait se vérifier en deux ans, ajoute-t-il.

 

 

Pollution à l’ozone et survenue d’accidents vasculaires cérébraux à Dijon entre 1994 et 2004* De nombreux travaux ont documenté les effets de la pollution atmosphérique sur la morbimortalité cardio-vasculaire. Cette étude s’est plus particulièrement intéressée aux effets à court terme de la pollution à l’ozone sur l’incidence des accidents vasculaires cérébraux (AVC). L’analyse a porté sur les cas d’AVC recensés chez les habitants de la ville de Dijon au cours d’une période de 10 ans. Numerous studies have documented the effects of air pollution on cardiovascular morbidity and mortality. This study focused particularly on the short-term effects of ozone pollution on the incidence of strokes, analysing the stroke cases recorded among inhabitants of Dijon over a 10-year period. e registre des AVC de Dijon a fourni les données concernant tous les AVC survenus pour la première fois chez des résidents de cette ville entre 1994 et 2004. Leur nature (ischémique ou hémorragique) et leur origine étaient documentées par imagerie. Les facteurs de risque et les antécé- dents cardio-vasculaires des patients ont été collectés. Les auteurs ont analysé au total 220 AVC hémorragiques (chez 115 hommes et 105 femmes), 371 accidents ischémiques transitoires (AIT) et 1 487 AVC isché- miques (798 femmes et 689 hommes) survenus chez des sujets de plus de 40 ans. Quatre cent quatre-vingt-treize AVC ischémiques étaient d’origine athérothrombotique (plaque athéromateuse des grosses artères), 397 étaient des infarctus lacunaires (atteinte des petites artères), 530 étaient dus à une embolie cérébrale d’origine cardiaque et 67 étaient de cause indéterminée. Les données 1994-2004 de pollution de l’air ont été obtenues auprès du Centre de surveillance environnemental de Dijon. Les mesures provenaient de la station située en centreville, éloignée des grands axes routiers et des zones industrielles. Ont été considérés les taux atmosphériques de particules fines de diamètre aérodynamique inférieur ou égal à 10 µm (particules PM10), d’ozone (O3), de dioxyde de soufre (SO2), d’oxydes d’azote (NOx) et de monoxyde de carbone (CO). Des taux moyens sur 24 heures ont été calculés pour tous les polluants, sauf pour l’ozone dont les taux ont été moyennés par tranches de 8 heures. Les auteurs ont utilisé une méthodologie développée pour l’étude des effets de l’exposition à court terme sur le risque d’événements aigus. Selon cette approche, chaque cas est son propre témoin et les taux de polluants atmosphériques du jour de l’événement sont comparés à ceux de jours témoins encadrant l’événement (ici J7, J14, J21 et J28 avant et après l’AVC). Les odds ratios (OR) ont été déterminés après ajustement sur plusieurs variables corrélées à l’incidence des AVC dans la littérature : conditions de tempé- rature et d’humidité, contexte d’épidémie de grippe, période de vacances. Le retentissement de chaque polluant étudié a été évalué à court terme en considérant son taux le jour de survenue de l’AVC et les 3 jours précédents. Un effet significatif de la pollution à l’ozone sur les AVC ischémiques chez les hommes L’analyse individuelle des effets de chaque polluant retrouve une association significative (p < 0,001) entre la survenue d’un AVC de nature ischémique et les niveaux d’ozone le jour précédent (J-1) chez les hommes (OR associé à une augmentation du taux d’O3 de 10 µg/m3 = 1,13 ; IC95 = 1,05- 1,22). Cette association est plus forte chez les patients ayant un

ou plusieurs facteurs de risque cardio-vasculaire (tabagisme, dyslipidémie et hypertension artérielle). Il n’existe pas d’augmentation significative du risque d’AVC ischémique chez les femmes ni d’augmentation du risque d’AVC hémorragique. L’OR de survenue d’un AVC n’apparaît pas influencé par les taux des autres polluants. Les effets de l’ozone restent significatifs avec un modèle à deux polluants, quel que soit l’autre polluant inclus dans le modèle (en particulier les PM10). L’analyse par sous-groupes d’AVC montre une association significative entre la pollution à l’ozone et la survenue d’AVC athérothrombotiques (OR = 1,14 ; IC95 = 1,01-1,29 ; p = 0,02) ou d’AIT (OR = 1,21 ; IC95 = 1,04-1,40 ; p = 0,01). Les auteurs notent également que le risque d’AVC isché- mique chez les hommes de plus de 40 ans augmente de façon linéaire avec le niveau de pollution à l’ozone mesuré à J-1 (p = 0,01). Éléments de discussion Ces résultats suggèrent une influence à court terme de la pollution à l’ozone sur la survenue des AVC ischémiques, avec un effet apparaissant le lendemain de l’exposition et ce, indépendamment du niveau des PM10. L’association avec l’exposition à l’ozone n’a été retrouvée que pour les AVC ischémiques et, parmi eux, pour ceux dans lesquels les complications de l’athérosclérose jouent un rôle physiopathologique important (AVC athérothrombotiques et AIT). Elle ne concerne que les hommes chez lesquels des plaques carotidiennes athéromateuses étendues sont plus souvent mises en évidence que chez les femmes. Ces plaques athéromateuses pourraient être particulièrement sensibles aux effets délétères de la pollution à l’ozone, d’autant plus qu’il existe des facteurs de risque cardio-vasculaire. Le délai d’1 jour observé entre l’exposition à la pollution à l’ozone et la survenue d’un AVC s’accorde mal avec un effet vasoconstricteur immédiat de ce polluant. L’ozone induirait plutôt une réponse inflammatoire entraînant une instabilité des plaques athéromateuses. Les auteurs soulignent que cette étude a été réalisée dans une ville peu polluée. La concentration atmosphérique moyenne d’O3 sur la période de l’étude était de 29,9 µg/m3 (médiane = 26 µg/m3). L’augmentation du risque d’AVC ischémique apparaît pour de faibles valeurs du taux d’O3, ce qui doit engager à intensifier les mesures contre cette pollution dans les zones urbaines et dans les campagnes

Le seuil de 120µg/m3 d'air n’étant pas mesure en France démontre la volonté de non assistance a personne en danger du gouvernement de mettre en danger les citoyennes et citoyens 

Posté par ericklabrousse à 17:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,