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La fumée qui sort des tours de refroidissement qu’est-ce que c’est ?
Ce n’est pas de la fumée, c’est de la vapeur d’eau, qui sort de la tour de refroidissement d’une centrale nucléaire.
Les tours de refroidissement, que ce soit celles des centrales nucléaires ou celles d’autres industries, sont des lieux de concentrations de légionelles. Ces organismes sont fréquemment emportés par les panaches de vapeur (caractéristiques des tours de refroidissement) et font courir aux riverains un risque mortel par inhalation. (11 morts en 2004 dans la région de Lens)

 

Or, EDF a obtenu des autorités françaises que les tours de refroidissement des centrales nucléaires ne soient pas soumises à la réglementation générale : les concentrations de légionelles peuvent y être 5000 fois (*) supérieures à la normale.

 

EDF prétend en effet que, du fait de leur hauteur, les tours des centrales nucléaires sont moins dangereuses que les autres tours. Pour "justifier" ce postulat, EDF a produit diverses études et sa thèse a été avalisée par les autorités françaises dans le cadre du scandaleux arrêté ministériel du 31 janvier 2006 (qui couvre ou légalise de nombreuses infractions de l’industrie nucléaire, pas seulement concernant les légionelles).

 

Or, dès juin 2005, le Réseau "Sortir du nucléaire", après s’être procuré un document non-public traitant des émissions de légionelles, a accusé EDF et les autorités françaises de mettre en danger les riverains des centrales nucléaires équipées de tours de refroidissement.

 

Un an plus tard, le 21 juin 2006, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail (AFSSET) a publié ses propres travaux : elle a expertisé les études d’EDF et abouti à des conclusions sidérantes :

"A l’issue de l’expertise collective des documents transmis par EDF, il ressort que les éléments de démonstration d’EDF sont irrecevables"

 

Rien ne peut donc justifier, dans les tours de refroidissement des centrales nucléaires, les concentrations de légionelles 5000 fois supérieures aux normes admissibles.
Dans une centrale électrique, l’électricité est produite par une série de transformations énergétiques. La combustion du carburant ou la fission nucléaire dégage de la chaleur qui transforme de l’eau en vapeur. Cette vapeur entraîne une turbine laquelle fait tourner un alternateur. Celui-ci transforme l’énergie mécanique en énergie électrique.

La production d’électricité par les centrales nucléaires ne s’accompagne pas d’émissions de CO2, contrairement à la combustion de combustibles fossiles dans les centrales électriques classiques (comme les centrales aux charbon ou au gaz).

 

Ceux qui doutent de l’importance du changement climatique font parfois valoir que la baisse des rejets de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère aura très peu d’effet, puisque le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau. Pourquoi, dans ce cas, s’intéresser autant au CO2 et aux autres gaz à effet de serre? Les observations effectuées au sein du Programme de la Veille de l’atmosphère globale de l’OMM ont aidé à éclaircir ce point.

Certains gaz, dont la vapeur d’eau et le CO2, absorbent l’énergie infrarouge présente dans l’atmosphère et la renvoient vers la surface de la Terre. C’est ce qu’on appelle l’effet de serre; s’il n’existait pas, la température à la surface du globe serait inférieure de 33 °C et s’établirait à −18 °C en moyenne. Ce sont les gaz non condensables ou persistants – essentiellement le CO2, mais aussi le méthane (CH4), l’oxyde nitreux (N2O) et les hydrocarbones (CFC, HCFC, HFC) – qui stimulent l’effet de serre. La vapeur d’eau et les nuages ont un e‏ffet de rétroaction rapide – la vapeur d'eau réagit très vite aux variations de la température, par évaporation, condensation et précipitation.

Cette forte rétroaction signifie, dans l’hypothèse d’un doublement des concentrations de CO2 par rapport aux valeurs préindustrielles, que la vapeur d’eau et les nuages entraîneraient à l’échelle du globe une hausse de l’énergie thermique trois fois supérieure environ à celle induite par les gaz à effet de serre persistants. En conséquence, si l’on considère la capacité d’emprisonner la chaleur provenant de la surface de la Terre, ce sont la vapeur d’eau et les nuages qui contribuent le plus au réchauffement. La quantité de vapeur d’eau atmosphérique est la résultante directe de la quantité de CO2 et des autres gaz à effet de serre persistants, dont les concentrations augmentent.

Les nuages nacrés forment des ondes sous le vent dans la stratosphère, à 20–25 km d’altitude, quand de forts vents d’ouest soufflent au-dessus des montagnes ou ocean . Les couleurs sont dues à la diffraction en bordure des particules de glace qui composent ces nuages. Leur beauté est trompeuse; ils annoncent la destruction d’ozone par la transformation de composés halogénés passifs en espèces actives.

En revanche, la molécule d’eau (H2O) est composée de trois atomes, dont un, l’oxygène, qui attire vers lui les électrons portés par les hydrogènes. La molécule a donc une structure déséquilibrée sur laquelle les IR se jettent avec bonheur.

Leur énergie est absorbée par H2O qui, sous le choc, se met à vibrer plus que d’ordinaire. De la même façon, les IR sont absorbés par le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et tous les composés à la structure asymétrique. Qui se mettent tous à vibrer et à produire ce qu’on appelle communément de la chaleur.

Celle-ci est transmise aux molécules voisines de l’atmosphère, qui s’agitent puis transmettent à leur tour leur chaleur, et ainsi de suite jusqu’à rejoindre la surface de la Terre.

C’est ainsi qu’apparaît le fameux effet de serre : une partie de la chaleur absorbée puis réémise par la Terre est à son tour récupérée par l’atmosphère puis renvoyée vers le sol.

Un recyclage de chaleur et une belle série de rebondissements grâce auxquels la température moyenne à la surface de notre planète est de +15°C. Elle serait beaucoup, beaucoup plus basse sinon. L’effet de serre, avant qu’il se transforme en fléau dans notre inconscient collectif, est donc absolument vital !

L’eau est responsable de 65 à 85% de l’effet de serre naturel

Et qui est le principal responsable de cet effet de serre naturel ? Pas le CO2, qui ne représente que 0,04% de notre atmosphère. Pas les oxydes d’azote et autre méthane, aux pourcentages encore plus faibles. La grande responsable, celle qui représente jusqu’à 4% de la composition de l’atmosphère, c’est l’eau !