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Les stations d’épuration n’épargnent pas le climat


Les stations d'épuration représentent 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre
Les stations d’épuration des eaux usées émettraient jusqu’à 23% de plus de gaz à effet de serre que prévu, selon une étude publiée le 2 novembre dans la revue Environmental Science & Technology.
Ces travaux ont permis de préciser l’importance des émissions de GES issues de stations d’épuration. Alors que le Giec s’était focalisé sur les émissions de méthane et de protoxyde d’azote provenant de la décomposition des déchets, comme le prévoit sa méthodologie, l’équipe de chercheurs américains et australiens s’est intéressée au carbone fossile provenant des produits nettoyants utilisés dans les douches, les machines à laver ou les sites industriels. Résultat: ces émissions représentent environ 2 kg équivalent CO2 par mètre cube d’effluent. Ce qui augmente de 13 à 23% les émissions totales d’une station d’épuration.
Le Giec évaluait toutes les stations d’épuration sur le même modèle. L’étude a également montré qu’il existait de grandes différences d’émission selon les installations. «Des travaux supplémentaires doivent être conduits pour les préciser davantage», a déclaré Linda Tseng, professeur de sciences de l’environnement à l’université Colgate (New York) et auteure principale de ces travaux.

Une station d’épuration installée dans une fabrique de papier n’émettra quasiment pas de dioxyde de carbone issu de combustibles fossiles, contrairement à une station de traitement appartenant à une raffinerie de pétrole, montrent les chercheurs[2].

Au total, les stations d’épuration émettent environ 3% des émissions mondiales de GES, soit autant que le transport aérien. Ces émissions pourraient être réduites en capturant, par exemple, le carbone d’origine fossile et en le convertissant en nouvelle source d’énergie, en méthanisant les boues par exemple.

Nouvelle escroquerie sur la pollution de l’Air des Amis du Maréchal Pétain 1942

Ce poste correspond aux émissions de méthane et de protoxyde d’azote émise par la dégradation en rivière de la matière organique et de l’azote rejetée en sortie des stations d’épuration. En 2014, ces émissions s’élèvent à 57 926 tCO2eq, soit 3% des émissions reportées dans le scope 3, en baisse de 13% par rapport à 2010

 Valorisation agricole des boues d’épuration Les boues d’épuration peuvent être directement épandues sur des champs comme fertilisant, ou préalablement compostées, puis épandues ; ce qui permet d’éviter l’utilisation de fertilisants issus de l’industrie chimique. Cette pratique permet également de favoriser le stockage du carbone dans les sols (bénéfice non quantifié comme émissions évitées à ce jour). En 2014, cette voie de valorisation des boues a permis d’éviter près de 47 000 tonnes CO2eq, en baisse de 18% par rapport à 2011. Cette diminution s’explique par l’augmentation de la quantité de boues compostées par rapport aux boues directement épandues. La filière de compostage se développe en effet car elle permet une meilleure hygiénisation des boues et limite les problématiques d’odeurs. Le compostage nécessite en revanche d’utiliser davantage d’énergie qu’un épandage direct, et les boues compostées contiennent moins de nutriments que les boues « brutes », d’où une quantité d’émissions de GES évitées inférieure pour une valorisation sous forme de compost par rapport à un épandage direct.

Émissions de méthane

 

Le méthane peut  être produit par

 

de la matière végétale lors des combustions ou résulter d’émission de gaz naturel dans l’atmosphère lors de son exploitation ou de son transport mais l’essentiel des émissions est d’origine biologique
Le méthane se forme naturellement dans les zones en anaérobiose (absence d’oxygène) où se décomposent des matières organiques. Ces matières organiques sont transformées en un gaz composite dans lequel se trouvent en proportion variable le méthane, le CO2, le NH3 et le H2S. Ces émissions interviennent dans les milieux naturels que sont les forêts inondées (tropicales ou boréales) mais aussi dans des milieux non naturels ou la matière organique se décompose en absence d’oxygène comme les rizières, les lacs de barrages tropicaux, la panse des ruminants les décharges d’ordures par exemple.  
La production de méthane, ou méthanogénèse, résulte de l’action de bactéries spécifiques : les bactéries méthanogènes. C'est un phénomène naturel qui assure la dégradation des composés organiques jusqu’au stade le plus réduit : le méthane.

 

Les vaches françaises émettent autant de gaz en un an que 15 millions de voitures ! C’est faux

L’Inra a conçu un régime alimentaire à base de lin pour réduire de 20 % le méthane émis par les vaches. Une démarche soutenue par l’association d’éleveurs « Bleu-blanc-cœur » présents au salon de l’agriculture dès le 23 février.

Les pets des vaches ça rapporte ! À l'occasion du Salon de l'Agriculture, l'association " bleu-blanc-cœur " lance sa " monnaie CO2 ". Il s'agit ni plus ni moins que de valoriser financièrement la réduction du méthane émis par les rots et pets des vaches.

EFFET DE SERRE. Le méthane est en effet un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2. Il fait partie du " panier " des gaz que les États signataires du protocole onusien de lutte contre le réchauffement climatique se sont engagés à réduire. Ces tonnes non émises peuvent donc être échangées sur le marché européen du carbone.

UNE FILIÈRE SOUS HAUTE SURVEILLANCE

Les boues des stations d’épuration sont considérées comme des déchets, et non comme de la matière ferti­lisante. C’est la raison pour laquelle le producteur de boues est responsable de son épandage et de son suivi.

Les producteurs et les agriculteurs sont assistés sur le terrain par pas moins de trois cents ingénieurs agro­nomes et techniciens, chargés de les informer et de les conseiller. Leurs missions : réaliser des études préalables et assurer la mise en œuvre et l’auto-surveillance des épandages conformément à la législation en vigueur.

Le cadre législatif veille à ce que l’ensemble de la filière d’épandage soit le résultat d’études approfondies et d’une organisation rigou­reuse.

Le maître-mot de la réglementation relative à l’épandage est la traçabilité. La traçabilité, c’est la trans­parence, le suivi, la disponi­bilité d’une documentation scientifique exhaustive et une garantie accordée aux diffé­rents acteurs de la filière.

Ainsi, avant toute autorisation d’épandage, la réglementation prévoit que plusieurs éléments soient fournis par le producteur de boues. D’abord, une étude d’anticipation systématique, dans laquelle apparaissent les caractéristiques quantitatives et qualitatives des boues. Ensuite, une analyse des besoins des sols récepteurs. Enfin, la description des conditions de réalisation de l’épandage ainsi que celle, précise, des parcelles agricoles qui accueilleront les boues. Le producteur doit, en outre, prévoir une solution alternative pour le cas où l’autorisation lui serait refusée.

Les pratiques d’épandage du producteur doivent figurer dans le « Registre d’épandage » transmis au préfet annuellement, registre qui constitue la mémoire de la filière. Et pour les plus grosses stations d’épuration, il faut ajouter à ces obligations documentaires un programme prévisionnel annuel d’épandage et un bilan annuel.

L’État, représenté par les préfets, est le premier respon­sable de la réglementation, du contrôle et de l’émission des autorisations. Les organismes indépendants dépar­tementaux et la cellule de veille sanitaire vétérinaire font un travail complémentaire de surveillance. Ils ont des missions d’expertise technique, de centralisation et de clarification de l’information : ils sont les acteurs de la consultation technique. Depuis 1994, le SYPREA complète le dispositif. Il s’agit du Syndicat des profes­sionnels du recyclage en agriculture, qui regroupe onze sociétés engagées dans une démarche de labellisation des différents procédés d’épandage appliqués.

Au-delà du niveau départemental, le ministère de l’Éco­logie, du Développement durable et de l’Énergie et les Agences de l’eau supervisent la définition des règles de la filière et opèrent un suivi strict. Les missions Déchets des chambres d’agriculture réalisent des missions simi­laires pour le compte de la profession agricole. L’ADEME finance les études des centres de recherche tels que l’INRA.Une fois traitées, les boues doivent être stockées. Le cadre réglementaire définit en effet deux grandes périodes d’épandage dans l’année (mars-avril et août-octobre) entre lesquelles les boues ne cessent pour autant pas d’être produites. Le principe de la politique de stockage est de réduire les nuisances olfactives pour les riverains, par la distance aux habitations, le choix pertinent du procédé de traitement des boues amont. Les dépôts temporaires ne sont autorisés que pour les boues stabilisées et solides.

Quant aux sols destinés à recevoir les épandages, ils font l’objet de beaucoup de précautions également. Non seulement ils sont strictement réglementés, mais plusieurs règles d’usage s’appliquent : distance suffi­sante des habitations, des cours d’eau, etc, calendrier d’épandage le plus éloigné possible de celui des cultures maraîchères ou de celui du pâturage des bêtes.