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L'heure d'ete de Petain de 1942 un fleau et une calamite pour les oiseaux migrateurs plus que la chasse 

En 40 ans presque 3,5 millions de palombes en moins par la pollution au dioxyde d'azote et a l'Ozone 

*Le facteur aggravant est l'heure d'ete qui influence fortement les polluants que les transports...

Les palombes vues de l’espace elle suivent les chemins de Compostelle du Nord au sud

La pollution a l’ozone et au dioxyde d’azote ont décimé une grande partie de l'espèce par le manquement de discernement des élus qui ont un pouvoir décisionnel non utile contre l'aveuglement de la technocratie

L’impact de l’ozone sur les oiseaux

Parmi les particules émises dans l’atmosphère, les plus lourdes sédimentent plus ou moins rapidement, le plus souvent à quelques centaines de mètres de leur source. On les appelle les poussières sédimentables. Outre l’effet physique des dépôts sur la végétation, ces dépôts peuvent constituer un risque pour l’environnement car les éléments toxiques qu’ils contiennent éventuellement peuvent s’accumuler dans les sols et dans les écosystèmes.

Les oiseaux et les mammifères voient leurs capacités reproductrices diminuées et leurs systèmes hormonaux perturbés suite à une exposition croissante aux Métaux Lourds (ML) et aux Polluants Organiques Persistants (POPs) présents dans leurs proies. Les écosystèmes végétaux, en particulier forestiers, subissent un stress suite à l’accumulation de particules fines de l’ozone et dioxyde d’azote

Intoxication des plantes par l’ozone troposphérique

L’ozone troposphérique (lié à la présence de polluants primaires tels les NOx et les COV) est un oxydant puissant. Il perturbe les grands processus physiologiques des végétaux comme la photosynthèse et la respiration. De façon générale, l'ozone accélère le développement et le vieillissement de la végétation et réduit le cycle végétatif. Il induit ainsi une réduction de la croissance des espèces végétales naturelles.

L’ozone joue également un rôle défavorable dans l’environnement en exacerbant les effets des polluants acidifiants.

Notons que les concentrations en ozone au niveau du sol (troposphérique) sont augmentées par l’accroissement du rayonnement UV-B induit par l’appauvrissement de la couche d’ozone stratosphérique.

 

La pollution atmosphérique se définit comme l'émission par l'homme, dans l'atmosphère, de composés pouvant être nocifs, à plus ou moins long terme. Son effet sur les systèmes écologiques délimités que sont les écosystèmes est connu depuis le début du XIXe siècle : c'est la découverte de la sélection négative des phalènes du bouleau (d'ordinaire blanches), lorsque les troncs étaient noircis par la fumée des usines, qui a amené les naturalistes anglais à étudier ce cas de perturbation biologique. Aujourd'hui encore, et à plus grande échelle, la pollution atmosphérique exerce un impact fort, et globalement néfaste, sur la biodiversité (que nous résumerons ici à la richesse spécifique). Les organismes terrestres et aquatiques peuvent être affectés par cette pollution directement (dans leur physiologie) aussi bien qu'indirectement (via leurs relations trophiques avec les autres organismes) ; ces processus se déroulent donc selon des échelles de temps variables. Différents polluants atmosphériques sont connus à ce jour : oxydes d'azote (NOx), ammoniac (NH3), dioxyde de soufre (SO2), ozone (O3), métaux lourds (Hg par exemple), polluants organiques (dioxines), particules fines... Tous parmi eux n'ont pas un effet clairement défini sur l'environnement et sur la biodiversité ; en revanche, les sources dont ils proviennent ont le plus souvent été identifiées. Nous ne nous intéresserons dans la suite de l'étude qu'aux polluants atmosphériques au sens strict, donc qui n'interagissent pas avec d'autres menaces globales pesant sur la biodiversité : en particulier, le CO2, du fait de son implication très forte dans le réchauffement climatique, ne retiendra pas notre attention (malgré son rôle dans l'acidification des océans). Les polluants qui nous intéresseront seront donc les oxydes d'azote, l'ammoniac et le dioxyde de soufre (issus notamment des gaz d'échappement et des centrales thermiques), ainsi que l'ozone (produit de la réaction des oxydes d'azote avec des composants organiques volatils sous l'effet des rayonnements solaires) et le mercure (lié aux émissions industrielles). Nous restreindrons enfin l'étude aux émissions de ces composés liées à l'homme, et aux écosystèmes continentaux. Afin de mieux comprendre l'effet de ces polluants sur les différents écosystèmes, nous tenterons de répondre aux questions suivantes : comment varie l'impact de la pollution selon les différents types d'organismes, et selon leur milieu de vie ? A quelle échelle de temps ces processus ont-ils lieu ? Peuvent-ils s'accompagner d'effets bénéfiques pour certaines espèces ? Enfin, quelles solutions peuvent être entreprises pour combattre ce phénomène ? Notre attention sera d'abord retenue par la réponse des différents écosystèmes terrestres à la pollution atmosphérique ; puis nous nous intéresserons aux menaces qu'elle fait peser sur les milieux aquatiques continentaux. Ensuite, nous chercherons à comprendre dans quelle mesure les effets de la pollution atmosphérique sont complexes, notamment par leurs possibles interactions. Enfin, nous présenterons quelques solutions préventives et palliatives à l'impact de cette pollution sur la biodiversité.

La recommandation 1432 du Conseil de l’Europe est la solution la plus rapide à  mettre en place afin de préserver la biodiversité

Les impacts de la pollution atmosphérique sur les écosystèmes terrestres, souvent peu connus du grand public, sont majoritairement attribués à quatre types de polluants : les oxydes de soufre SO2, l'azote, sous forme d'oxydes NOx ou d'ammonium NH4 + ; l'ozone O3 et le mercure Hg. Les oxydes de soufre et d'azote sont dégagés par les réactions de combustion, en particulier celle de combustibles fossiles. Les gaz ainsi formés peuvent être transformés dans l'atmosphère en H2SO4 et HNO3 puis causer des précipitation acides. Ils peuvent également se déposer au sol de manière sèche, avant de s'incorporer dans les eaux de surface et d'acidifier l'environnement. Quant à l'azote sous forme d'ammoniac, qui peut être émis par l'agriculture, peut ensuite former des sels d'ammonium, qui se déposent et s'accumulent dans l'environnement. Dans les écosystèmes terrestres, les impacts de ces dépôts de soufre et d'azote dépendent de leur mobilité au travers des sols et de la canopée. Si les anions sulfate et nitrate sont lessivés, ils sont susceptibles d’être accompagnés par des cations nutritifs précieux pour les végétaux, tels que les ions calcium, magnésium et potassium. En effet, ceux-ci, initialement adsorbés à la surface des particules argileuses du sol, sont remplacés par les ions H+ issus des dépôts acides. Il en résulte donc un appauvrissement des sols en nutriments ainsi qu'une acidification du milieu. Cette acidification, déjà délétère pour certains organismes, présente un autre danger : elle favorise la libération dans la solution du sol de l'ion aluminium Al3+, qui est plus soluble en conditions acides. Or, l'aluminium, à haute concentration, est toxique pour les racines des végétaux

Par ailleurs, l'ozone est un puissant oxydant, qui peut affecter les écosystèmes terrestres. En effet, chez les végétaux, il enraye les fonctions membranaires, ce qui réduit la croissance et la photosynthèse, pouvant conduire à la mort du végétal. Chez les animaux, son effet est peu connu. Néanmoins, on sait qu'il endommage les tissus respiratoires chez l'humain. Cet effet doit donc se généraliser à tous les animaux dotés d'organes respiratoires similaires. Enfin le mercure, qu'il soit produit de combustion ou libéré par l'industrie, s'intègre aux précipitations ou se dépose sous forme de gaz sec. C'est sous la forme méthylée, le méthylmercure, qu'il se révèle être un neurotoxique néfaste pour les animaux. Cette méthylation s'effectue en milieux humides et anaérobies. La contamination au mercure s'amplifie le long des chaînes alimentaires. Par bioaccumulation, ce sont les prédateurs de bout de chaîne qui présentent le risque d'exposition le plus élevé. De plus, l'accumulation de mercure dans les organismes animaux se fait tout au long de leur vie : ceux qui bénéficient d'une grande longévité sont donc particulièrement sensibles. Les organismes dits « simples » sont généralement plus affectés par ces polluants que les organismes « complexes ». Ainsi, leur impact sur les invertébrés est particulièrement important. Les animaux « complexes », plus résistants et adaptables à la pollution atmosphérique sont néanmoins touchés indirectement par des pertes de ressources trophiques et des baisses de succès reproducteurs. Quant aux végétaux, leur sensibilité est également associée à leur taille mais surtout à leurs exigences nutritionnelles et environnementales. La pollution atmosphérique joue ainsi un rôle important dans la distribution des espèces végétales et leur écologie

Un beau spécimen de palombe.Un beau spécimen de palombe.

CRÉDIT PHOTO : ARCHIVES SUD OUEST/ FABIEN COTTEREAU

En effet, ce n’est plus un secret pour personne, la biodiversité, sur Terre, n’est pas au mieux de sa forme. Pollution, réchauffement climatique, activités humaines…, autant de facteurs qui influent de façon dramatique sur la faune. En quatre décennies à peine, la biodiversité de notre planète a chuté de plus de moitié, selon le rapport Planète Vivante, publié en 2014 par le WWF. La Liste rouge nationale des oiseaux nicheurs, actualisée en septembre 2016, vient de révéler qu’un tiers des oiseaux nicheurs est aujourd’hui menacé en France, contre un quart en 2008.

Réelle, l’inquiétude provenait des comptages réalisés par l’association naturaliste Organbidexkacol libre (OCL) et la Fédération départementale de chasse des Pyrénées Atlantiques (FDC 64), qui avaient observé un déclin constant du passage automnal des pigeons ramiers sur les cols pyrénéens basques d’Organbidexka et d’Iraty, depuis les années 1980. Pour expliquer le phénomène, on évoquait notamment la responsabilité du réchauffement climatique.

Aujourd’hui, à la faveur de données récoltées au sein de divers réseaux d’observation, il apparaît qu’il n’en est rien. Le poste de comptage d’Iraty a été supprimé et quatre postes ont été installés à Urrugne, Sare, Banca et Arnéguy sur lesquels on n’a pas enregistré d’écarts significatifs. Si le réchauffement climatique est une réalité dont il faut étudier l’éventuelle incidence sur l’espèce, le flux bleu est stable… En revanche, les détails des parcours de la migration des palombes ne sont toujours pas encore bien cernés.