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Pollution à l'ozone : que risque-t-on ?

La canicule s'accompagne d'un pic de pollution à l'ozone en Île-de-France. Mais quel est ce phénomène et quels sont les risques pour la santé ?

Par Soline Bouchacourt

Modifié le 23/06/2017 à 06:48 - Publié le 22/06/2017 à 16:51 | Le Point.fr

Le Point.fr : Qu'est-ce que l'ozone et d'où vient-il ?

Charlotte Songeur : L'ozone est un polluant secondaire qui n'est pas directement émis par l'activité humaine. Il se fabrique à partir des polluants émis directement en cas de forte chaleur et de fort ensoleillement. Il se forme à partir du dioxyde d'azote (NOx) qui vient  du trafic routier et de composés organiques volatils (COV), qui proviennent des industries, des solvants et des peintures, mais aussi du trafic routier et de la végétation. Bien sûr, cette dernière apporte beaucoup plus de bénéfices à l'air qu'elle n'émet de COV. L'ozone est donc formé par l'activité humaine (indirectement) et par l'ensoleillement

Rectificatif de l'incompétence d’Airparasite

L’ozone provient du déplacement des activités humaines vis a vis du soleil Les Uv aggravent la pollution du dioxyde d’azote qui provient en grande partie des activités humaine et que les transports ne représentent que 17% de l'émission.L'Heure d'ete est le facteur aggravant et qui a un role radian 

L’acide nitreux, une véritable source de composés azotés réactifs pour l’atmosphère

Lundi, 7 octobre 2013

Une équipe internationale de chercheurs menée par le Max Planck Institute for Chemistry (Mainz, Allemagne), et comprenant des chercheurs du Laboratoire d’aérologie (LA/OMP, CNRS / UPS) et de Géosciences environnement Toulouse (GET/OMP, CNRS / IRD / CNES / UPS), a quantifié les émissions d’acide nitreux (HONO) par divers types de sols prélevés dans différentes régions du monde. Cette étude a permis de mettre en évidence la forte contribution de l’acide nitreux au cycle de l’azote atmosphérique.

 

Les émissions naturelles biogéniques d’oxyde d’azote (NO) par les sols jouent un rôle important dans l’augmentation des teneurs atmosphériques en composés azotés réactifs, NO étant lui-même un composé réactif qui en forme d’autres par oxydation. Elles participent en outre à la formation d’ozone dans la basse atmosphère.

Ces émissions biogéniques de NO représentent environ 20 % des émissions totales de NO depuis la surface (le reste étant d’origine humaine). Elles sont dues à la nitrification, un processus d’oxydation de l’ammonium (NH4+) en nitrites (NO2-) puis en nitrates (NO3-) par certaines bactéries du sol. Elles varient donc en fonction de l’activité microbienne du sol mais aussi de ses propriétés physicochimiques (température, contenu en eau, acidité et quantité intrinsèque d’azote).

L’acide nitreux (HONO) est également un précurseur de composés azotés réactifs, émis par les sols dans des conditions de température et d’humidité similaires à celles de NO, mais il a été nettement moins étudié et quantifié.  Pour estimer les émissions de HONO et élucider les processus qui les gouvernent, une équipe internationale a analysé au laboratoire, dans des conditions contrôlées de température et d’humidité, une large gamme d’échantillons de sol en provenance de différentes régions du monde. En particulier, des sols sableux ont été collectés au Sahel, au Sénégal et au Mali sur des sites suivis par les Services d’observation AMMA-CATCH (Analyses multidisciplinaires de la mousson africaine - Couplage de l’atmosphère tropicale et du cycle hydrologique) et IDAF (International global atmospheric chemistry - deposition of biogeochemically trace species- Africa). L’étude menée sur ces sols très divers a permis de montrer que les émissions de HONO (ainsi que celles de NO) ne diminuent pas lorsque l’acidité du sol diminue. Ce premier résultat infirme la théorie de l’équilibre acido-basique selon laquelle les émissions les plus fortes de HONO devraient avoir lieu lorsque l’acidité et le contenu en nitrites du sol sont forts.

De plus, l’émission de HONO s’avère concomitante à celle de NO et importante lorsque les sols sont riches en nutriments (nitrites NO2- et ammonium NH4+). Il semblerait donc que le processus de nitrification soit à l’origine de la formation du HONO émis vers l’atmosphère.

Enfin, les analyses indiquent que les quantités de HONO émises sont élevées et comparables à celles de NO lorsque les sols sont à la fois riches en nitrites, neutres à basiques et situés en régions arides ou cultivées. Alors qu'on supposait que l'acide nitreux (HNO2) ne se formait qu'à la faveur de la nuit, des mesures fines menées par l'université de Wuppertal, en Allemagne, ont révélé l'existence d'une surproduction diurne de ce composé, et des concentrations nettement supérieures aux prédictions.

Des chercheurs du Laboratoire d'application de la Chimie à l'Environnement de Villeurbanne, en collaboration avec l'université de Wuppertal et l'Institut Paul Scherrer, en Suisse, sont parvenus à déterminer l'origine de cette surproduction. Ils publient leurs résultats dans l'édition du 9 mars du journal Nature, et révèlent que la photoréduction du dioxyde d'azote (à l'origine de la production d'acide nitreux) est facilitée par l'absorption du rayonnement lumineux par les substances humiques - des composés obtenus par décomposition de la matière organique biogène - présentes à la surface de la Terre.

Ces substances humiques se trouvant en fortes quantités dans les zones rurales, mais également dans les villes, la surproduction diurne d'acide nitreux qu'engendre ce phénomène est non négligeable : en effet, selon les chercheurs, il serait responsable de la moitié des radicaux hydroxyles produits dans les milieux citadins..

Le taux de formation d'acide nitreux relevé dans cette étude pourrait expliquer les concentrations élevées d'HNO2 récemment observées en journée et dont la photolyse compte pour 60% de la production de radicaux libres. Cette production d'acide nitreux pourrait influencer significativement la chimie des basses couches de la troposphère et ainsi changer notre description des mécanismes de pollution atmosphérique, ont expliqué les chercheurs européens

La vapeur d'eau des incenérateurs et des centrales nucleaires jouent un role aggravant et important dans la pollution a l'ozone 

 

 

Quel est le niveau actuel de pollution ?

Il ne faut pas confondre l'indice de qualité de l'air qui se mesure sur une échelle de 1 à 100 et le niveau de pollution. On considère que le taux d'ozone dans l'air a un seuil d'information au-delà duquel il peut devenir nocif : 180 mg/m3. On l'a dépassé tous les jours cette semaine.

Rectificatif de l’Indice

C'est un chiffre allant de 1 à 10 associé à un qualificatif (de très bon à très mauvais). Cet indice et son mode de calcul actuels sont précisément définis au niveau national par l'arrêté du Ministère de l'Environnement du 22 juillet 2004 ( pdf - 43 ko) modifié par l'arrêté du 21 décembre 2011 ( pdf - 69 ko). Il est diffusé par Airparif depuis 1995 pour l'agglomération parisienne et a remplacé l'information quotidienne diffusée depuis 1992.

Seuil a la protection de la Santé par l’OMS

Valeurs recommandées

O3

100 μg/m3 moyenne sur 8 heures

Sur la base de liens récemment établis entre la mortalité journalière et la concentration d’ozone dans l’air, la valeur seuil d’ozone préconisée dans les Lignes directrices OMS relatives à la qualité de l’air a été abaissée par rapport à celle des éditions précédentes qui s’élevait à 120 µg/m3.



Les chercheurs estiment que respirer 22 microgrammes/m3 de particules fines produit les mêmes effets sur les poumons que le tabagisme. Lorsqu’on extrapole ces données sur une année, un Parisien respirait l’équivalent de 183 cigarettes en cas de pollution de l’air élevée.

 

Est-ce dangereux pour notre santé ?

La pollution à l'ozone entraîne des risques pour notre santé : irritations oculaires, gêne respiratoire et cardiovasculaire. Les personnes asthmatiques sont les plus concernées par ces pics de pollution. C'est l'une des causes de l'augmentation des hospitalisations pendant les périodes de canicule. Près d'un Parisien sur deux a été impacté par l'ozone l'année dernière. L'ozone impacte aussi la végétation : il asphyxie les forêts et réduit les rendements agricoles. Il a aussi un impact sur le climat.

La meilleure protection est d’aérer chez soi le matin

Comment peut-on se protéger ?

La meilleure protection est d'aérer chez soi le matin, lorsque les niveaux d'ozone sont les plus bas. Ils montent ensuite progressivement dans la journée jusqu'à, clairement, dépasser le seuil. Il faut également éviter les activités trop intenses en fin d'après-midi.

Quel est le rapport avec la couche d'ozone ?

Il s'agit du même gaz, mais pas situé au même endroit. L'ozone de la couche d'ozone se situe dans la stratosphère, il est bénéfique, car il filtre les rayons UV et nous protège. En revanche, l'ozone à notre altitude, là où l'on respire, est mauvais.

Y a-t-il eu une évolution du taux d'ozone dans l'air depuis quelques années ?

En moyenne, l'ozone est le seul gaz qui ne diminue pas. On a constaté une augmentation de l'ozone sur l'ensemble de l'hémisphère nord depuis quelques années. Pour descendre en ozone, il faut travailler sur nos émissions NOx (dioxyde de carbone), et cela, sur une longue durée, tout au long de l'année. On doit aussi travailler sur l'aménagement des villes. Chaque réduction de nos émissions sera bénéfique.

D’après une étude européenne publiée ce vendredi, la pollution de l’air est telle dans les grandes villes du continent qu’y passer quelques jours équivaut à fumer entre une et quatre cigarettes par jour

inspirer 22 microgrammes/m3 de particules fines a les mêmes conséquences sur la santé que de fumer une cigarette.

En effet la moyenne par jour d’(ozone sous l’heure d’ete est de 120µg/M3 d’aire sur 8H

Soit 5 cigarettes par Heure C’est à dire 40 cigarettes par jour

Vous considérez que la pollution est en augmentation depuis le changement d’heure jusqu’au mois d’octobre

De plus lors du passage a l’heure d’hiver nous aurons encore une Heure d'avance sur le soleil et le dioxyde d’azote remplacera l’ozone sur des seuils de plus de 110 µg/m3 d’air sur une journée ...

Nous sommes loins des 4 cigarettes par jour

 

9 paquets sur une année pour un Parisien

Ainsi passer quatre jours à Paris, Rome ou Vienne, reviendrait à fumer deux cigarettes. Le Parisien note également, que sur une année, un Parisien « fume » donc 183 cigarettes, soit 9 paquets, sans même allumer une cigarette.

De plus Jens Müller, coordinateur des dossiers qualité de l’air au sein de l’ONG note : « Quand la pollution de l’air est élevée, il est recommandé d’éviter de manger ou de pratiquer du sport en extérieur. Mais passer ses vacances dans une ville consiste essentiellement à marcher et à déjeuner en terrasse. Au regard des impacts de la pollution de l’air sur la santé, c’est comme si on obligeait les touristes à fumer, y compris les enfants ».

 

 

SANTE Les chercheurs estiment que respirer 22 microgrammes/m3 de particules fines produit les mêmes effets sur les poumons que le tabagisme…

 

Cette étude a été réalisée avec le niveau médian de particules observé du 1er au 8 août dernier, en plein épisode caniculaire. Le résultat a ensuite été converti en « équivalent cigarette », selon la méthode mise au point par le Berkeley Earth.

Istanbul et Prague en bas du classement

Les chercheurs estiment que respirer 22 microgrammes/m3 de particules fines produit les mêmes effets sur les poumons que le tabagisme. Lorsqu’on extrapole ces données sur une année, un Parisien respirait l’équivalent de 183 cigarettes en cas de pollution de l’air élevée.

 

 

L’analyse de la relation entre la mortalité respiratoire et l’exposition chronique à la pollution atmosphérique peut être abordée par différents types d’études : les études épidémiologiques (cohortes, études transversales) qui attestent de la relation et les études expérimentales qui l’expliquent. Les études de cohortes qui ont l’avantage de tenir compte de nombreux facteurs de confusion et donc d’éviter un certain nombre de biais (ce qui n’est pas le cas des études transversales), nécessitent beaucoup de moyens humains et financiers. Aussi, ont-elles été menées aux États-Unis tout d’abord mais sont actuellement de plus en plus fréquemment utilisées en Europe. Leurs résultats sont relativement cohérents en ce qu’ils montrent, quasiment tous, l’existence d’une association statistiquement significative entre l’augmentation de la pollution particulaire et la mortalité cardio-pulmonaire. La mortalité par cancer du poumon est également associée à l’exposition chronique aux particules et, dans certaines études, à l’ozone ou aux oxydes d’azote. Les pathologies cérébrovasculaires et même la mort subite du nourrisson ont pu également être mises en relation, parfois, avec la pollution particulaire. Les relations trouvées quand l’exposition est chronique sont quantitativement plus importantes que celles que l’on observe dans l’exposition à court terme mais, comme dans cette dernière, elles sont linéaires et sans seuil.

Pour expliquer ces effets (le caractère causal de la relation ne fait plus de doute aujourd’hui), de nombreux phénomènes sont évoqués, surtout pour l’exposition particulaire : augmentation de marqueurs du risque cardiovasculaire (fibrinogène, leucocytes, plaquettes), athérosclérose, inflammation chronique des tissus pulmonaires exacerbée par une exposition aiguë, etc. Des travaux, de plus en plus nombreux, abordent l’interaction gène-environnement voire, même, évoquent des phénomènes épigénétiques à l’origine de ces effets.

L’impact, en termes de santé publique, peut être mesuré. Le programme européen Apheis a ainsi estimé que, si la concentration en particules PM2,5 ne dépassait pas 15 μg/m3, un sujet de 30 ans verrait son espérance de vie augmenter de 1 mois à plus de 2 ans selon la ville étudiée. Enfin, la mortalité n’est pas le seul indicateur pertinent pour appréhender les effets de l’exposition à la pollution atmosphérique. Des travaux, comme les études Isaac chez l’enfant, s’intéressent, ainsi, à l’asthme, la rhinite allergique et l’eczéma.