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Hymne à la joie en français

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Originaire du Libournais, il se bat depuis trente ans contre l’heure d’été. L’Europe vient de lui donner raison

l parle toujours comme une mitraillette, abattant quinze informations à la minute. Erick Labrousse, qui a depuis peu quitté le Libournais pour vivre en région parisienne, est l’un de ceux qui se battait désespérément contre le changement d’heure en France. Une lutte anecdotique pour beaucoup sauf que l’Union européenne vient de lui donner raison, le Parlement ayant voté en fin de semaine dernière une résolution pour en finir avec ce changement d’heure. « Trente ans que j’attends ça, nous dit-il. Je suis heureux. »

On ne compte plus les courriers que l’ancien habitant des Églisottes ou de Galgon a adressés à l’Élysée, à Matignon ou dans différents ministères. Sa pétition, présentée au Parlement européen en 2012 au nom du Groupement pour le respect des fuseaux en Europe, fut l’une de celles qui a poussé l’assemblée à se prononcer il y a quelques jours.

Selon lui, le changement d’heure serait coupable de bien des maux : hausse du nombre d’accidents de piéton le soir, augmentation de la consommation de somnifères et des suicides… Il aurait surtout un impact sur la pollution de l’air et donc l’environnement. « Lorsqu’on déplace les activités humaines par rapport au soleil, on aggrave la pollution à l’azote », a-t-il toujours martelé.

Depuis trois décennies donc, le cuisinier, anciennement à Bègles et aujourd’hui dans un lycée de la région parisienne, vouait une partie de sa vie à ce combat.

La fin du changement d’heure n’est pas pour autant effective en France pour l’instant. Le texte va désormais être soumis à la Commission européenne et aux dirigeants des États membres. Pour que la résolution devienne applicable, il faut l’assentiment des dirigeants des 28 États membres de l’UE.

 

Sujet: Votre message au Commissaire Vella du 23 décembre 2017

Monsieur,

Le Commissaire Vella m'a demandé de répondre à votre message.

Je voudrais en premier lieu vous remercier pour l’intérêt que vous aviez déjà exprimé au

sujet des problématiques liées à la qualité de l'air avec votre pétition auprès du Parlement

européen (pétition n° 0193/2012), à laquelle la Commission a répondu cinq fois, dernièrement le 31 mars 2017.

Depuis, la Commission reste préoccupée par les dépassements persistants des normes de l’Union relatives à la qualité de l’air telles qu’elles sont définies par les directives sur la qualité de l’air, et par le rythme global des progrès pour atteindre les valeurs limites et

cibles correspondantes. La définition de ces valeurs limites et cibles dans la Directive

2008/50/CE a pris en compte, entre autres, les recommandations de l'Organisation

Mondiale de la Santé (OMS).

Néanmoins, il relève avant tout de la responsabilité des autorités nationales compétentes de garantir l’application correcte et le respect de la législation de l’Union, y compris le respect des valeurs limites. Les mesures concrètes à prendre pour y parvenir sont à définir par les autorités nationales. Au demeurant, les organes administratifs et judiciaires nationaux chargés de la mise en oeuvre de la législation de l’Union sont les mieux placés pour d'abord directement examiner les cas concrets de non-respect si les préoccupations

exprimées s’avèrent justifiées.

Afin de réduire l'impact négatif de la pollution de l'air sur la santé des citoyens européens, la Commission continue à soutenir et améliorer activement la mise en œuvre des directives sur la qualité de l’air, notamment en appuyant les efforts des Etats

membres visant à réduire les émissions des principaux polluants atmosphériques.

En outre, la Commission a récemment initié un processus d’évaluation, (Fitness Check)

des directives relatives à la qualité de l’air dans l’Union, au titre de l’initiative «Mieux

 

 

Commission européenne/Europese Commissie, 1049 Bruxelles/Brussel, BELGIQUE/BELGIë - Tel. +32 22991111

 

légiférer». La finalité de ce processus est d’évaluer si les directives et le cadre réglementaire d’un domaine d’action sont adaptés à l’objectif recherché et d’évaluer l’efficacité, l’efficience, la cohérence, la pertinence et la valeur ajoutée pour l’Union de

pans spécifiques de l’acquis de l’Union, afin d’améliorer la législation et de la rendre plus à même de répondre aux problèmes actuels et futurs et de renforcer sa mise en œuvre.

Une consultation publique sera organisée au cours de l'année 2018 pour permettre aux citoyens et parties prenantes de contribuer au processus d’évaluation.

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée

 

François Wakenhut