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Les Prêtres - Hymne à la joie

 

Une étude américaine révèle que le passage à l'heure d'été augmenterait de 25% le risque d'infarctus le lundi suivant ce changement d'heure.

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Le passage à l'heure d'été pourrait augmenter le risque d'infarctus et d'accident vasculaire cérébral. Un risque lié aux perturbations des rythmes circadiens et au manque de sommeil.

Un certain nombre d'études ont déjà montré un lien entre le manque de sommeil et le risque d'accident cardiovasculaire. Les perturbations des rythmes et des temps de sommeil (rythmes circadiens) ont également été reliées au surpoids ou au risque de diabète de type 2.

Un groupe de chercheurs Suédois s'intéresse depuis quelques années à l'impact du changement d'heure sur la santé, un changement qui touche plus d'1,5 milliard de personnes. Pour mener leurs investigations ils utilisent une base de donnée médicale Suédoise qui répertorie tous les infarctus du pays depuis 1987 dans le détail.

En 2008, les chercheurs avaient montré que dans les trois jours qui suivent le passage à l'heure d'été le risque d'infarctus du myocarde augmente de 5% (1). Inversement, lors du passage à l'heure d'hiver, marqué par une heure de sommeil en plus, le risque diminue de 1,5% pendant trois jours.

De nouveaux résultats publiés en 2012 ont confirmé ces anciennes données (2). Les chercheurs ont aussi mis en évidence que les personnes les plus à risque d'infarctus à cette période sont celles qui ont un taux de cholestérol bas ou qui prennent des médicaments pour un problème cardiaque.

Ce groupe de chercheurs rappelle que la durée moyenne de sommeil est passée de 9 à 7,5 heures au cours du XXème siècle. Selon eux, c'est le déficit de sommeil, même aigu, qui est à l'origine de ces observations. Une explication cohérente avec le risque inversé lors du passage à l'heure d'hiver.

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Une étude de 2016 conduite en Finlande, elle, a trouvé un risque d'AVC plus élevé de 8% dans les 2 jours qui suivent le passage à l'heure d'été. Les victimes d'un cancer avaient un risque plus élevé de 25%, et les plus de 60%, un risque accru de 20%.

 

 

Comme tout le monde, ce week-end votre horloge a avancé d’une heure  mais bien de 2h par rapport au soleil dans la nuit de samedi à dimanche. Et comme tout le monde, vous avez râlé de perdre cette précieuse  heure de sommeil qui sera bien de . Si l'on s'habitue en général très vite à ce léger changement de rythme, il n'est pourtant pas complètement anodin. Selon une étude américaine présentée lors de la session annuelle de l’American College of Cardiology à Washington, passer à l’heure d’été et perdre ainsi une heure de sommeil augmenterait le risque d’être frappé par une attaque cardiaque le lundi suivant ce changement.

Un risque supérieur de 25 %

Le risque de faire un infarctus serait ainsi supérieur de 25% par rapport aux autres lundi de l’année. Le chiffre est d'autant plus marquant qu'on sait que, généralement, les attaques cardiaques sont plus fréquentes le lundi matin que les autres jours de la semaine. Ce qui est souvent expliqué par "le stress que peut occasionner la perspective d’une nouvelle semaine de travail associé au changement de rythme de nos cycles de sommeil qui survient durant le week-end", explique le Dr Amneet Sandhu, cardiologue à l’Université du Colorado et premier auteur de l’étude présentée samedi

 

Vancouver, Canada – Le passage à l’heure d’été, ou à l’heure d’hiver s’accompagnerait d’une augmentation transitoire d’AVC ischémique, selon une étude finlandaise présentée lors du congrès de l’ American Academy of Neurology (AAN 2016) [1]. Le premier auteur de l’étude, le Dr Jori Ruuskanen (Université de Turku, Finlande) attribue ce phénomène à la désorganisation du sommeil liée au changement d’heure.

 

Une augmentation du risque d’AVC est également observée chez les travailleurs postés, ou lorsque le temps de sommeil est fragmenté. « Nous ne connaissons pas le mécanisme » a-t-il indiqué à Medscape International, « mais le point commun est le sommeil perturbé ».

Des chercheurs finlandais ont fait une découverte surprenante : le changement d'heure augmenterait le risque d'AVC au cours des deux jours qui suivent le passage à l'heure d'été.

Alcooltabac, obésité, manque d'exercice physique, travail stressant : autant de facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral (AVC) connus de tous. Mais les chercheurs finlandais de l'Université de Turku viennent d'en ajouter un à cette liste déjà longue : le passage à l'heure d'été.

Après avoir mené des recherches pendant plus de dix ans, l'équipe Dr Jori Ruuskanen a constaté que, au cours des deux jours qui suivent le passage à l'heure d'été, le taux global d'AVC ischémique était de 8% plus élevé. Mais passés ces deux jours, le taux revient à la normale.

Pour cette étude, les chercheurs ont comparé les données de 3033 personnes hospitalisées pendant la semaine suivant le passage à l'heure d'été et les ont comparées avec le taux d'accident vasculaire cérébral dans un groupe de 11 801 personnes hospitalisées 2 semaines avant ou deux semaines après le changement d'heure.Mais d’autres changements sont possibles, notamment immunologiques, susceptibles d’interagir avec les troubles du sommeil pour accroitre davantage le risque ».

D'autres études avaient déjà montré l'influence du rythme biologique sur les accidents vasculaires cérébraux. Les AVC sont ainsi 55% plus fréquents entre minuit et 6 heures du matin. Mais c'est la première fois que le changement d'heure est spécifiquement déterminé comme facteur de risque. Ces résultats devront être corroborés par des études plus approfondies.