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Exemple d'un mensonge petainiste par un organisme créé sous vichy sous l'heure d'ete de petain 1942

Canal du Midi : Platanor, le platane qui résiste au chancre coloré

Le platanor est un terminator. Inventé dans le Vaucluse, d où son nom,platanus vallis clausa, ce platane hybride est le seul insensible au chancre coloré, le fameux champignon qui décime les platanes de l’espèce européenne(platanus acerifolia). Quelque 15 000 spécimens sur 42 000 plantés le long du canal du Midi sont déjà condamnés par ce mal incurable importé accidentellement sur la côte d’Azur en 1944 via les caisses de munitions américaines. Cette affirmation est un mensonge des amis du Maréchal Petain de l'INRA Les Américains n'avaient pas de caisse en bois pour le débarquement..L'INRA vous cache en fait la réalité des pluies acides HNO3

 

La propagation est rapide et malheureusement sans remède. Après de longues recherches, l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) a conclu que la maladie ne pouvait être combattue ni chimiquement ni biologiquement. Si les protocoles d’expérimentation pour la sauvegarde des arbres sains continuent, il n’existe à ce jour qu’une seule solution pour l’endiguer : abattre et brûler les arbres touchés. Malgré les efforts de prévention, environ 14 000 arbres ont été abattus entre 2006 et fin 2015. Plus de 30 000 platanes sont encore menacés par le chancre coloré. L’urgence de la situation exige la mobilisation de chacun d’entre nous !

 

La solution est de diminuer les pluies acides hno3 par la recommandation 1432 du Conseil de l’Europe

 



 

L'opération qui vise à remplacer tous ces arbres est pharaonique . Elle coûtera au moins 200 Millions sur 20 ans.

Crachée sur la libération par des organismes crees sous Vichy démontre leur souhait de soutenir l'heure d’été de petain de 1942 malgre la recommandation 1432 du conseil de l'europe

Le "platanor" issu de croisementsDe nouvelles souches commencent à être plantées le long des rives du canal classé au patrimoine mondial. Le platanor a été obtenu en 2004, après treize ans de recherches et de croisements compliqués avec son cousin nord-américain.L’inventeur, le Gardois Robert Vigouroux, est un ancien directeur de recherche au CNRS à Montpellier et Montfavet-Avignon (Vaucluse). "Le platane commun est, en France comme en Europe, issu de croisements récents, à peine deux siècles. Ils sont tous très proches. J’ai dû retrouver une souche (platanus occidentalis) aux USA chez un botaniste, M. Mc Cracken. Ses quelques plants possédaient une source de résistance au chancre coloré que j ai croisée avec succès avec platanus orientalis, une espèce d'Orient, pour obtenir un clone résistant." Trois cent quarante clones de ce super-platane ont déjà été plantés le long du canal à Castelnaudary et Trèbes (Aude), et autant le seront d'ici la fin de l'année à Villeneuve-lès-Béziers. Des arbres qui ont un coût : 1 000  pièce, entretien pour trois ans compris, disponible auprès de la pépinière Rouy-Imbert à Montfavet. Tous ces clones sont dotés d'une puce électronique.

Le super-platane sera évolutif

Robert Vigouroux ne s'arrête pas là. Il travaille au développement d'un nouvel hybride "pour éviter une homogénéité génétique qui fragiliserait la nouvelle espèce clonée. J'en espère même deux ou trois autres pour parfaire la gamme platanor et empêcher ainsi qu'une maladie, parasite ou champignon, qui ne manqueront pas d’apparaître, ne déciment un jour cette nouvelle espèce". Il s'agit aussi de se mettre à l'abri d'une possible adaptation du chancre coloré.

Cet hybride viole la directive européenne sur les OGM....

Le "Platanor" est illégal le long du Canal du Midi et il ne respecte pas ...

heuredetepollution.blogs.nouvelobs.com › ... › réchauffement climatique heure d'été

13 avr. 2015 - André Vigouroux travaille alors à des croiser et inoculer les hybrides obtenus, jusqu'à l'obtention en 2003 du fameux «platanor». Sa création

 

Le platane, arbre majestueux de nos villes et de nos campagnes, hybride lointain entre orient et occident, est atteint d’une maladie incurable : le chancre coloré. Un chercheur courageux de l’INRA a trouvé une parade à cette maladie dont bien peu se soucient malgré les dommages irréparables qu’elle cause à nos paysages.

Les ancêtres du platane actuel vivaient, à la fin de l’ère secondaire, sur le continent antique du Gondwana. On en trouve de nombreux restes fossiles au Groenland et au nord du continent américain, restes de ce vieux continent. Ils furent extrêmement abondants au cours du Tertiaire et ne se sont répandus en Europe qu’à la fin du Miocène, il y a 10 millions d’années. Disparus du fait des glaciations au début du quaternaire, ils ne se trouvent alors plus qu’en Asie mineure. C’est pourquoi, ce sont les Grecs puis les Romains qui nous en ont parlé les premiers. Durant cette longue période, le platane nord-américain, largement dispersé, a préservé sa diversité.

Toutes les « formes », ainsi que leurs hybrides, étant interfécondes, la classification du Platanus est difficile. Linné, qui créa le genre, a distingué quelques espèces d’après la forme des feuilles et des fruits. Il reste aujourd’hui 6 à 7 espèces de platanes répandues dans la zone tempérée de l’hémisphère nord. Un groupe de 3 espèces se trouve autour de l’Amérique centrale. P. occidentalis constitue la grande espèce de l’est américain. P. orientalis, avec 4 variétés, forme le groupe des orientales, de la Grèce à l’Afghanistan. Enfin, une espèce très particulière subsiste en Extrême-Orien





L INRA organisme modifie a la libération existe et persiste dans cette manipulation des nouveaux OGM sous l'heure d’été de Pétain dont il vénère la mesure de 1942....

Cette tendance à promouvoir de nouveau une recherche agronomique centralisée et affirmée se manifeste un peu plus le 8 décembre 1940 quand le régime de Vichy crée par décret un « Comité scientifique des recherches agronomiques . Ce Comité « en vue d’assurer une meilleure coordination des recherches agronomiques et d’améliorer les conditions de travail dans les stations et laboratoires […] est créé près de la direction de l’enseignement et des recherches, des services sanitaires et de la répression des fraudes »4. Il est « chargé de l’examen des questions scientifiques ou connexes qui lui sont soumises ; il propose au ministre, à la fin de chaque année, le programme technique et financier des recherches à entreprendre ou poursuivre au cours de l’année suivante ; il examine les résultats obtenus ». C’est une première tentative de mise en place d’une ligne directrice dans les recherches agronomiques, de véritables programmes de recherches à exécuter nationalement.

Ces réformes et ces innovations semblent bien surprenantes pour un régime et un cabinet ministériel qui se veulent être ceux de « l’ordre éternel des champs » mais elles traduisent également la volonté de mettre l’agriculture au centre de l’ordre économique et social de la France, de rationaliser les recherches et d’accroître les productions agricoles durant les difficiles temps de guerre.

Puis, en 1942, une réforme plus profonde des recherches agronomiques intervient lorsque est signée la loi n° 959 du 5 novembre portant réorganisation du service des recherches agronomiques. La recherche agronomique, jusque-là toujours dispersée au sein de la direction de l’agriculture, retrouve, sous une forme différente, les moyens de se développer et d’évoluer. Si le rattachement au Ministère de l’Agriculture est toujours effectif, la loi de 1942 a le mérite de laisser entrevoir une première phase d’émancipation de la recherche agronomique française : « le service des recherches agronomiques a pour objet l’organisation, l’exécution et la diffusion de tous les travaux de recherche appliquée portant sur l’amélioration et le développement de la production végétale, de la production animale et de la transformation des produits agricoles. […] Ces travaux de recherches sont exécutés soit dans les laboratoires et stations du ministère de l’agriculture et du ravitaillement, soit dans des établissements publics, dans des établissements privés ou par des particuliers subventionnés à cet effet dans la limite des crédits inscrits au budget de l’agriculture et du ravitaillement ». Le souci de centraliser les recherches va encore plus loin dans la mesure où « les stations peuvent être groupées en certains points du territoire. Ces groupes constituent les centres régionaux de recherches agronomiques. Ces centres peuvent être dotés de la personnalité civile lorsqu’une exploitation agricole leur est annexée en vue de l’expérimentation. La personnalité civile est accordée par décret pris sur le rapport du secrétaire d’Etat à l’agriculture et au ravitaillement et du secrétaire d’Etat aux finances »

En pleine période de guerre et faisant suite à la création de la Corporation paysanne, cette réorganisation a le mérite de nous interpeller tant elle semble originale et atypique pour le régime agrarien de Vichy. Ce qui étonne le plus c’est la volonté affichée de redonner plus d’importance aux sciences dans l’agriculture par un pouvoir politique empreint de traditionalisme agraire. Cette vision d’un pouvoir rétrograde vis-à-vis des innovations agricoles doit cependant être grandement nuancée dans la mesure où le discours vichyssois prônait davantage la prééminence de l’agriculture dans la société française plutôt qu’une forme d’agriculture traditionaliste et archaïque. Toutefois, les raisons d’une telle loi semblent également se trouver dans la volonté étatique de faire de l’agriculture française un atout économique majeur et, plus encore, dans l’obligation qu’il y avait d’intensifier les productions agricoles pour satisfaire les ponctions grandissantes de l’envahisseur allemand.

Lorsque l’on s’attache à l’étude approfondie des articles composant cette loi, on comprend aisément que l’autonomie de l’organisme est loin de remplir les conditions nécessaires à une activité scientifique novatrice. Si la responsabilité civile peut être accordée aux centres régionaux, la conduite des programmes de recherches est soumise à un comité scientifique des recherches agronomiques dont la composition laisse ouvertement entrevoir les intentions politiques d’investir le domaine de la recherche : « pour l’établissement du programme annuel de recherches à effectuer dans les stations et laboratoires et, d’une manière plus générale, pour l’orientation à donner à la recherche agronomique, le secrétaire d’Etat à l’agriculture et au ravitaillement est assisté d’un comité consultatif : le comité scientifique des recherches agronomiques […] La composition du comité scientifique des recherches agronomiques est fixée ainsi qu’il suit : le directeur de l’enseignement et des recherches président : le secrétaire général à la production agricole ou son délégué ; […] six personnalités scientifiques ou agricoles désignés par arrêté du secrétaire d’Etat à l’agriculture et au ravitaillement ».

On voit ici se manifester un agrarisme vichyssois grossièrement maquillé sous les traits d’une incitation à l’expérimentation agronomique. Le comité scientifique des recherches agronomiques créé n’a qu’un rôle consultatif et son rôle, qui est principalement de coordonner et d’organiser l’ensemble des recherches par l’institution de programmes, peut rapidement et facilement devenir obsolète.

La première pierre d’une recherche agronomique centrale et autonome est cependant posée et vient confirmer les besoins grandissants du pouvoir en matière de denrées agricoles. Entre un occupant allemand toujours plus gourmand, auquel Vichy consent à satisfaire pleinement les demandes par le biais de l’organisation corporative de la production agricole et, entre des problèmes de ravitaillement et d’alimentation de la population en pleine mutation et en pleine expansion, le régime de Vichy sent bien la nécessité de conférer une place de choix aux recherches agronomiques pour résorber une partie de ces problèmes. Tout en participant à l’effort propagandiste en faveur d’un Etat paysan, cette réorganisation de la recherche agronomique laisse entrevoir la modernisation administrative de la recherche agronomique dans son ensemble.

 Loi du 20 août 1940 sur l’organisation du ministère de l’agriculture et du ravitaillement, article 1er, Journal officiel de la République française du 22 août 1940, p. 4756.
Décret du 30 juin 1934 sur le rattachement de l’institut des recherches agronomiques à l’administration du ministère de l’agriculture, Journal officiel de la République française du 1er juillet 1934, p. 6589-6590.
 Décret du 8 décembre 1940, Journal officiel de la République française du 18 décembre 1940, p. 6163.
 Décret du 8 décembre 1940, article 1er, Journal officiel de la République française du 18 décembre 1940, p. 6163.

Loi n° 959 du 5 novembre 1942 portant réorganisation du service des recherches agronomiques, article 1er, Journal officiel de l’Etat français du 8 novembre 1942, p. 3722.
 -article 6.
 - articles 10 et 11.
 Loi n° 601 du 10 novembre 1943 relative à l’organisation du ministère de l’agriculture et du ravitaillement, article 6, Journal officiel de l’Etat français du 16 novembre 1943, p. 2930.
 Arrêté du 15 novembre 1943 fixant les modalités d’application de la loi du 10 novembre 1943 relative à l’organisation du ministère de l’agriculture et du ravitaillement, article 1 C. – Secrétariat général à l’agriculture, p. 2937.
 Décret n° 1742 du 28 juin 1943 portant attribution de la personnalité civile à des centres de recherches du service des recherches agronomiques, article 1er, Journal officiel de l’Etat français du 3 juillet 1943, p. 1797.

Concevoir la recherche agronomique au champ

Lorsqu’un an plus tard, presque jour pour jour, une nouvelle loi réorganise le Ministère de l’Agriculture et du Ravitaillement, l’affirmation d’une recherche agronomique nouvelle et plus autonome est manifeste. « Il est créé un Service de la recherche et de l’expérimentation rattaché à la direction de l’enseignement . Cette tendance à vouloir faire de la recherche agronomique une science plus appliquée aux réalités de la terre s’est donc opérée grâce à la volonté d’un régime agrarien tel que Vichy dont l’attachement à la terre et à la propriété foncière étaient des conceptions du bien-être individuel paysan supposé et de l’ensemble de la société. Les signes avant-coureurs d’une telle évolution avaient pris corps en novembre 1942 lorsque l’article 6 de la loi n° 959 du 5 novembre 1942 encourageait implicitement les stations et laboratoires de recherches agronomiques à posséder un champ d’expérimentation, condition sine qua none pour prétendre à la personnalité civile, première forme d’une autonomie tant recherchée par l’ensemble de la communauté scientifique et des chercheurs.

La nécessité de tester « en plein champ » les réalisations et les découvertes de la recherche agronomique n’est pas une conception nouvelle mais le fait de rassembler les deux disciplines que sont la recherche et l’expérimentation, symbolise la nouvelle implication plus « agraire » et plus vulgarisatrice de la recherche agronomique. Un besoin d’intensification de la production agricole se fait sentir et commande presque naturellement le rattachement des deux services en un seul. Ce nouveau Service de la Recherche et de l’Expérimentation est rattaché à la direction de l’enseignement, comme dit précédemment, tout comme la sous-direction de l’enseignement et deux autres bureaux. Voici un extrait de l’arrêté du 15 novembre 1943 fixant les modalités d’application de la loi du 10 novembre 1943 relative à l’organisation du ministère de l’agriculture et du ravitaillement :

« 5° Direction de l’enseignement :

A cette direction est rattaché le service de la recherche et de l’expérimentation.

Cette direction comprend une sous-direction et deux bureaux.

Sous-direction de l’enseignement :

Bureau central de gestion (personnel et matériel).

1ère section : enseignement supérieur.

2ème section : enseignement agricole du deuxième degré.

3ème section : enseignement ménager agricole.

Bureau de l’enseignement agricole :

Programmes d’enseignement. Concours d’admission. Sanctions des études. Organisation générale de l’enseignement en ses divers degrés ».

Si la volonté de donner plus d’autonomie à la recherche agronomique se faisait ressentir dans la loi du 5 novembre 1942 et dans le décret du 28 juin 1943 : « sont dotés de la personnalité civile, à dater du 1er avril 1943 : le centre national de recherches agronomiques de Versailles ; le centre de recherches agronomiques du Sud-Ouest, à Pont-de-la-Maye (commune de Villenave-d’Ornon) (Gironde) ; le centre de recherches agronomiques du Massif Central, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) », son rattachement à la direction de l’enseignement signifie une certaine forme d’hésitation et la volonté de garder sous le girond strict du Ministère, un service dont les velléités expansionnistes et autonomistes sont certaines.

Bien que la réorganisation du Ministère de l’Agriculture et du Service des recherches agronomiques ne supprime pas ce dernier et semble lui conférer un rôle plus important, force est de constater que l’organisation et les structures de la recherche agronomique française demeurent à cette époque très conservatrices. Les disciplines représentées ne concernent pratiquement aucune des sciences agronomiques novatrices et susceptibles d’améliorer les rendements agricoles, excepté le nouveau service de recherche en phytogénétique. L’introduction presque systématique de l’expérimentation en « plein champ » et le rapprochement de la recherche et de l’expérimentation au sein d’un même service laissent augurer la mise en place d’une recherche agronomique moins empirique et plus structurée.





Nouveau signe des inquiétudes suscitées par les « nouveaux OGM », une manifestation a eu lieu mercredi 6 avril devant l’école AgroParisTech, à Paris, où devaient se réunir, en assemblée plénière, les membres du Haut Conseil des biotechnologies (HCB). Leur réunion a dû être annulée du fait de la manifestation.

A l’initiative du mouvement, huit associations qui ont suspendu depuis février leurs travaux avec le HCB sur les nouvelles techniques de modification génétique : Les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, la Fédération nationale de l’agriculture biologique, France nature environnement, Greenpeace, le Réseau semences paysannes, l’Union nationale de l’apiculture française, et l’Association de consommateurs Cnafal. Elles protestent contre « la falsification de l’expertise scientifique officielle » et « les OGM cachés ». Explications.




 

Le Haut conseil des biotechnologies, chargé « d’éclairer la décision publique », est accusé par plusieurs de ses membres de soustraire au débat public de nouvelles techniques de modification génétique. L’enjeu : la diffusion sans frein des nouveaux OGM. 

Le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) tremble, au bord de l’implosion. Cette instance, chargée « d’éclairer la décision publique », notamment en matière d’OGM, traverse depuis quelques semaines une crise profonde. Après la démission du chercheur Yves Bertheau du comité scientifique, puis celle, lundi 11 avril, de Patrick de Kochko, vice-président du comité économique éthique et social, sept associations ont claqué la porte du HCB, mercredi 13 avril. Tous dénoncent une « mascarade », et refusent de cautionner « des mensonges au plus haut niveau ».

« Le gouvernement a décidé d’empêcher le débat sur les nouveaux OGM, et on nous demande d’organiser leur acceptabilité sociale ! » s’insurge Patrick de Kochko, également membre du Réseau semences paysannes. Yves Bertheau, directeur de recherche à l’Inra, enchérit : « Je ne supporte pas que l’on mente aux citoyens, même par omission, sur des problématiques qui engagent notre avenir. » « Ce sujet mérite un réel débat sociétal et scientifique, impossible au sein du HCB », constatent, dans un communiqué amer, les ONG démissionnaires, dont les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, Greenpeace ou France nature environnement. Du côté du Haut Conseil des biotechnologies, on indique à Reporterre : « Le HCB est par nature un lieu de débat contradictoire où chacun peut et doit présenter sa position sur les sujets étudiés. Refuser de participer au dialogue ne fait pas avancer le débat sur les Nouvelles Techniques de Sélection des Plantes (NPBT) et fait encore moins progresser la construction d’un avis, qui a pour objet d’éclairer la décision publique de manière indépendante. »

Mais que se passe-t-il au juste ?

À l’épicentre de ces turbulences, les Nouvelles Techniques de modification génétique (NBT). Méganucléase, agro-infiltration, cisgenèse… des termes barbares pour désigner un ensemble foisonnant de techniques de manipulation génétique, regroupées sous le terme d’« édition du génome ». Le principe est généralement le suivant : il s’agit d’opérer une coupure de l’ADN pour provoquer une modification ou une inactivation de certains gènes. Au lieu d’introduire un gène étranger, comme avec la transgenèse, on modifie directement l’ADN de l’organisme. Les laboratoires de biotechnologies travaillent depuis plusieurs années à ces méthodes, qualifiées de« révolutionnaires », qui permettent de créer — au sens littéral — des organismes génétiquement modifiés.

Pour les concepteurs de ces techniques, nul besoin de légiférer

Pourtant, elles n’en ont pas encore le statut. La Commission européenne doit ainsi décider dans les mois qui viennent si ces produits tombent sous le coup de la directive 2001-18, qui impose une évaluation, une traçabilité et un contrôle strict des OGM. Car le texte présente une faille de taille, dans laquelle les semenciers industriels espèrent s’engouffrer : une annexe « 1B », qui permet d’exempter de toute réglementation certains OGM, dont la mutagenèse.

Pour les concepteurs de ces techniques, nul besoin en effet de légiférer : ces biotechnologies sont des « alternatives » aux OGM classiques, obtenus par transgenèse (l’introduction, donc, d’un gène étranger dans le génome d’une espèce végétale). D’après la NBT platform, ces techniques permettent de « produire des variétés végétales d’une manière similaire, mais plus précise et plus rapide, que les méthodes conventionnelles, tout en surmontant les limites actuelles de la sélection végétale ».

« Les industriels présentent ces NBT comme propres et maîtrisées, et poussent pour qu’elles ne soient pas classées comme OGM afin de ne pas bloquer leur développement », constate laConfédération paysanne. Mais la Commission européenne ne statuera qu’à partir des positions des États membres, et celle de la France en premier lieu. Or le gouvernement français se fonde sur l’avis du Haut Conseil des biotechnologies pour « éclairer et guider sa décision ».

Dans cette optique, le comité scientifique du HCB a donc produit un document fin janvier 2016… sans la position de M. Bertheau, pourtant très réservée à l’égard de ces NBT. Une censure qui a provoqué l’indignation des représentants de la société civile, et a poussé le chercheur à la démission. « La note de synthèse rédigée alors comprend des lacunes, elle est de piètre qualité scientifique et présente de nombreux biais », résume-t-il. Il pointe notamment le manque de connaissances quant aux effets « hors cible » (aussi appelés off target) de ces techniques. Parce qu’elles touchent à des systèmes très complexes, les manipulations génétiques peuvent en effet entraîner des effets inattendus, des réactions en chaîne imprévisibles, des mutations inopinées. Tout ceci justifie d’après lui « une évaluation sur des dossiers complets de type OGM ». Pourtant, le document final préconise au contraire une exemption d’évaluation pour la plupart des techniques étudiées.

« Ce rythme effréné de changements a des effets sur l’organisation même de la société » 

Problème, les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement élaborent en ce moment leur position sur ces OGM — donc celle de la France — à partir de cette publication. « Le gouvernement se fonde donc sur un vrai-faux avis scientifique totalement partial, drapé d’une consultation de la société civile qui n’a jamais été menée à son terme », constatent les sept associations.

 

« L’enjeu est crucial », poursuivent-elles. Car l’Europe semble se diriger, lentement mais sûrement, vers une déréglementation des OGM. Des plantes modifiées et brevetées pourraient ainsi bientôt envahir nos champs, échappant à tout étiquetage. Principalement des végétaux rendus tolérants aux herbicides, avec des conséquences encore méconnues mais sans doute irréversibles sur l’environnement, la santé, ou l’autonomie des paysans. « Cette quantité énorme d’êtres artificiels qui pourraient ainsi être introduits dans un temps très court dans la société et la nature pose problème, explique Frédéric Jaquemart, président du Groupe international d’études transdisciplinaires (Giet). Ce rythme effréné de changements, sans commune mesure avec ceux en cours dans le processus d’évolution, a des effets sur l’organisation même de la société, avec des effets délétères sur la nature, même si les causalités ne sont pas évidentes à établir. »

Car ces NBT sont pour certaines très simples, bon marché et donc potentiellement accessibles à tous. La technologie Crispr-CAS9 notamment, permet de programmer en quelques jours seulement une enzyme afin de couper un morceau d’ADN particulier… Une sorte de ciseaux « couper-coller » pour créer n’importe quel OGM, végétal ou animal. Soigner des maladies héréditaires, créer de nouvelles variétés de céréales, mais aussi — pourquoi pas — produire des armes bactériologiques. « Il n’est pas innocent qu’un certain nombre de ces techniques dites d’édition du génome aient été récemment classées parmi les armes de destruction massives par les services fédéraux des États-Unis », note Yves Bertheau.