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production et pollution

pluies acides hno3 et ozone dioxyde d'azote + acide nitreuxLa réponse de Madame Royal sur la pollution a l'Ozone, dioxyde d'azote et l'acide nitreux au sénateur J.J LASSERRECette réponse fut détournée d'une explication limpide et studieuse. C'est de l'...

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Les pluies acides. Définition :

 Le phénomène des pluies acides est une forme de pollution responsable d’importants dommages sur l’environnement résultant de l’association des oxydes de soufre (SOx) et d’azote (NOx) avec l’humidité de l’air qui libère de l’acide sulfurique (H2SO4) et de l’acide nitrique (HNO3) qui sont ensuite transportées très loin de leur source d’émission avant d’être précités sous formes humides (pluies, brouillard, neige…) caractérisées par un Ph inférieur à 5.6(acide).Les pluies acides résultent de la dispersion dans l’atmosphère de polluant comme dioxyde de soufre le SO2 et oxyde d’azote le NO2. Ces derniers proviennent de la combustion de la matière fossile (charbon) et des centrales nucléaires qui sont produits par des éruptions volcaniques… Une fois introduit dans l’atmosphère les plus lourd vont retomber à proximité et les plus léger voyage par les courants aériens sur plusieurs Km et vont donc réagir avec l’eau de l’atmosphère dans les courants aériens. 

Origine du soufre : combustion d’hydrocarbure, gaz volcanique, feu de forêt, procédé industriels…

Origine d’azote : hydrocarbure réaction avec les gaz d’échappement d’automobile et centrale nucleaire par la vapeur d'eau

Le fait de déplacer les activités humaines par rapport au soleil augmente le dioxyde d'azote et le smog

Origine des émissions de NOx et de SOx :

NOx >>2NO+O2 >2NO2

SOx>> 2SO2+O2 >>2so3 

            71% de SO2 à combustion du charbon ou du pétrole dans les centrales thermiques, de la métallurgie et du traitement du gaz naturel.

 ¨             18% de NOx à des centrales thermiques, des moteurs, des chaudières industrielles. 

Transport :

¨             14% de SO2 à de la combustion des carburants fossiles.

 ¨             75% de NOx à de la combustion des carburants fossiles. 

Résidences et commerces :

¨             13% de SO2 à du chauffage domestique.

 ¨             6% de NOx à chauffage domestique. 

Sources naturelles : Résidences et commerces :

¨             13% de SO2 à du chauffage domestique.

 ¨             6% de NOx à chauffage domestique. 

Sources naturelles : 

 Volcans : production de SO2 et d’acide sulfurique H2S lors des éruptions volcaniques.

Marais : production du « gaz des marais » riche en SOx.

Foudre, orages : production de NOx lors des décharges électriques dans l’air.

 

Origine de la formation des pluies acides : 

¨       2 SO2 + 2 O2 à 2 SO3 Lorsque le dioxyde de souffre (SO2) est mélangé avec l’air on obtient du trioxyde de soufre.

¨       2 O3 + H2O à H2SO42 NO + O2 à 2 NO2Mélange du monoxyde d’oxyde d’azote (NO) avec de l’air on obtient du trioxyde d’azote.

¨       NO2 + H2O  à HNO3 Effet, conséquences des pluies acides :

SMOG acide suspension dans l’air d’aérosols de sulfates liquides ou solides. On observe une brume qui masque les objets au loin : les paysages et les immeubles paraissent voilés.Les aérosols pénètrent profondément dans les poumons : rétrécissement desvoies respiratoires, irritation et/ou inflammation des poumons, irritation aux yeux, au nez et à la gorge, asthme, bronchites, pneumonies… 

Sur les sols :

Altération de la composition chimique du sol : les éléments toxiques sont remis en solution alors que certains éléments minéraux nutritifs sont lessivés. La détérioration de la qualité du sol entraîne une diminution des rendements agricoles et altère la biodiversité régionale.  

Sur les eaux douces et la vie des lacs :

Vie aquatique menacée :

acidification brutale et massive du lac lors de la fonte des neiges. Ceci entraîne la disparition du plancton, de diverses espèces aquatiques ainsi que d’espèces d’oiseaux pêcheurs et d’animaux terrestres. Lorsqu’un lac s’acidifie des minuscules organismes comme les organismes à plantons ainsi que les populations d’écrevisses et de moules premières à être affecté.Ralentissement de la croissance de la biodiversité et aussi les organismes affecté ne vont plus réguler leur équilibre chimique. Ex : la production des œufs devient moins importante, mutation génétique au niveau de leur ADN àdifformité chez certaines espèces. Certaines espèces diminution de leur système immunitaire. 

Sur les plantes et les forêts :

Dépérissement des forêts :

les interactions entre l’eau de pluie acide et les arbres de forêts entraînent une perte de vitalité des espèces végétales et perturbent leur croissance. Endommage la surface des feuilles.

Conséquence :

¨       Diminution de la résistance au froid.

 ¨       Inhiber la reproduction et la germination (mode de reproduction).

 ¨       Pouvoir génératif.

 ¨       Difficulté à résister à la sécheresse, la maladie, les insectes. 

 Sur les matériaux de construction :

Dégradation des bâtiments, sculptures, chemins de fer,… : les interactions entre les pluies acides et certains matériaux entraînent la corrosion de surfaces métalliques en fer ainsi que l’érosion des pierres calcaires et du marbre.  

Souvenons-nous. Les pluies acides avaient largement préoccupé l'opinion mondiale il y a une vingtaine d'années. Leurs effets se faisaient ressentir sur les roches et les sols qu'elles rendaient acides, notamment dans les régions montagneuses déjà moins riches en éléments minéraux, et qui s'appauvrissaient encore. Quelquefois, ces terrains renferment aussi en petite quantité des métaux lourds, que des réactions chimiques provoquées par une acidité élevée rendaient assimilables par les plantes, puis par les animaux qui les avalent. Et, en bout de chaîne alimentaire, par l'homme…

Dans les lacs et les cours d'eau, plantes et animaux dépérissaient progressivement, excepté quelques espèces particulièrement résistantes. Les oiseaux étaient eux-mêmes contaminés par les poissons dont ils se nourrissaient, et les espèces marines n'échappaient pas à la règle. Mais l'effet le plus spectaculaire se produisait au niveau des arbres, qui perdaient leurs feuilles ou leurs aiguilles, et même quelquefois leur écorce. Ils devenaient alors sensibles aux insectes, maladies et dépérissaient.

Au cours des vingt dernières années, tout un éventail de mesures ont été prises afin de réduire la production non désirée d'acides par l'industrie, et les chercheurs se montraient enfin optimistes face aux résultats espérés. Las, une nouvelle expertise conduite par la Cardiff University’s School of Biosciences démontre que de nombreuses sources contiennent encore beaucoup d'acidité, et que les améliorations prévues au niveau des fleuves et des rivières ne confirment pas les prévisions des chercheurs.
Effet sur l'eau : En Scandinavie, au Canada, dans les Vosges, on observe une acidification progressive de certains ruisseaux et de certains lacs. A partir de pH 5,5 jusqu'à 4,5, on observe une raréfaction puis une disparition des salmonidés, le brochet et l'anguille sont relativement résistants. 

Le début de l'acidification provoque la déposition sur les fonds de la matière organique, la diversité des espèces diminue. Les joncs prospèrent. La mousse 'Sphagnum Blanche' peut former un tapis épais sur le fond à cause des eaux plus claires. Les animaux tels que sangsues, escargots et écrevisses sont un des premiers signes de l'acidification. Peu d'espèces d'insectes sont résistantes. Cependant, larves de libellule, coléoptères et les vers de vase peuvent se développer anormalement : il y a moins de concurrence.

 L'acidification des précipitations entraîne une érosion des surfaces métalliques (cuivre, zinc ...). En Tchécoslovaquie, l'érosion des voies de chemin de fer impose une limitation de la vitesse des trains. Les pierres sont atteintes (monuments historiques compris !), attaquées par la pluie et le vent, l’effet corrosif croît considérablement. De plus des polluants soufrés se déposent puis se combinent à la pierre calcaire ou au grès et donnent une substance friable facilement emportée par l'eau de pluie.

 

 

 

Parlement européen

 

2014 - 2019

 

Commission des pétitions

 

30.6.2015

 

COMMUNICATION AUX MEMBRES

 

Objet: Pétition 0193/2012 présentée par Erick Labrousse, de nationalité française,

 

au nom du "Groupement pour le respect des fuseaux en Europe", sur les

 

seuils visés par la directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil

 

concernant la qualité de l'air ambiant et un air pur pour l'Europe, ainsi que

 

la protection insuffisante de la santé publique et de l'environnement à cet

 

égard

 

1. Résumé de la pétition

 

Le pétitionnaire exprime son mécontentement quant aux valeurs cibles et aux objectifs à long

 

terme visés par la directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil concernant la

 

qualité de l'air ambiant et un air pur pour l'Europe. Il critique aussi vertement la manière dont

 

la France applique les dispositions en vigueur dans le domaine. Il invite dès lors la

 

Commission à prendre des mesures à l'encontre de la France et à appliquer des seuils plus

 

sévères.

 

2. Recevabilité

 

Déclarée recevable le 13 juin 2012. La Commission a été invitée à fournir des informations

 

(article 216, paragraphe 6, du règlement).

 

3. Réponse de la Commission, reçue le 28 septembre 2012

 

La directive 2008/50/CE concernant la qualité de l'air ambiant et un air pur pour l'Europe1

 

fixe une valeur limite horaire de 200 9g/m³ pour le dioxyde d'azote (NO2), à ne pas dépasser

 

plus de dix-huit fois par année civile, ainsi qu'une valeur limite annuelle de 40 9g/m³. Ces

 

valeurs limites pour le NO2 sont applicables depuis le 1er janvier 2010. En vertu de ladite

 

directive, les États membres ont toutefois la possibilité de notifier à la Commission un report

 

1 JO L 152 du 11.6.2008.

 

PE496.612v03-00 2/3 CM\1067557FR.doc

 

FR

 

du délai fixé pour l'application des valeurs limites de NO2 jusqu'au 1er janvier 2015, au plus

 

tard. Pour pouvoir bénéficier de ce report de délai, les États membres doivent remplir

 

certaines conditions, et notamment élaborer un plan relatif à la qualité de l'air précisant

 

comment ils entendent atteindre les valeurs cibles d'ici l'expiration du délai prolongé.

 

La Commission examine actuellement la notification adressée par les autorités françaises

 

concernant un report du délai fixé pour le respect des valeurs limites pour le dioxyde d'azote

 

(lettre du 8 mars 2012). Après un premier examen, la Commission a estimé que la notification

 

était incomplète et a demandé des informations complémentaires aux autorités françaises. Ces

 

dernières ont fourni ce complément d'information en juin 2012. La Commission dispose de

 

neuf mois pour évaluer la notification.

 

La Commission a entrepris un examen complet des politiques de l'Union en matière de qualité

 

de l'air, qui doit être achevé en 2013. Cet examen visera notamment à actualiser les bases

 

scientifiques permettant d'évaluer les incidences sur la santé et sur l'environnement et

 

débouchera, le cas échéant, sur de nouvelles propositions ou la révision des propositions

 

existantes. Des informations complémentaires sont disponibles sur le site internet consacré à

 

cet examen et dans la bibliothèque CIRCA accessible au public à l'adresse suivante:

 

http://ec.europa.eu/environment/air/review_air_policy.htm

 

Conclusion

 

En fonction des conclusions de l'évaluation de la notification des autorités françaises, la

 

Commission décidera des éventuelles mesures complémentaires à mettre en place.

 

4. Réponse de la Commission (REV), reçue le 30 avril 2014

 

Par sa décision finale du 22 février 2013 C(2013)920, la Commission a décidé d'émettre des

 

objections concernant toutes les zones notifiées par les autorités françaises en vue d'obtenir un

 

report du délai fixé pour l'application des valeurs limites pour le dioxyde d'azote.

 

D'après le rapport disponible le plus récent concernant l'année 2012, la valeur limite annuelle

 

fixée pour le NO2 était alors toujours dépassée dans de nombreuses zones françaises. Par

 

conséquent, en février 2014, la Commission a demandé aux autorités françaises de préciser la

 

date à laquelle le pays respecterait les valeurs fixées, ainsi que les mesures prises pour

 

atteindre ces valeurs. Si la Commission n'est pas satisfaite de la réponse de la France, elle

 

prendra des mesures supplémentaires pour sanctionner son non-respect des valeurs limites de

 

NO2.

 

5. Réponse de la Commission (REV. II), reçue le 30 juin 2015

 

En février 2014, la Commission a demandé aux autorités françaises de préciser la date à

 

laquelle elles comptaient se mettre en conformité avec l'article 13 de la directive 2008/501 et

 

les mesures prises au titre de l'article 23 de la même directive en ce qui concerne le NO2. La

 

1 JO L 152 du 11.6.2008.

 

CM\1067557FR.doc 3/3 PE496.612v03-00

 

FR

 

réponse a été reçue en juillet 2014 puis examinée au regard du rapport annuel relatif à

 

l'année 2013, qui avait été présenté au mois de septembre.

 

Il est apparu que la valeur limite annuelle de NO2 était toujours dépassée dans 19 zones et

 

agglomérations françaises et que la valeur limite horaire était dépassée dans deux zones et

 

agglomérations. Après avoir analysé la réponse à l'enquête menée au titre de l'instrument

 

EU-Pilot et les données annuelles sur la qualité de l'air ambiant, la Commission estime que la

 

situation n'est pas satisfaisante dans plusieurs zones et prendra bientôt d'autres mesures pour

 

remédier à cette situation de non-respect des valeurs limites de NO2 en France.

 

Enfin, il convient de relever qu'au mois d'avril 2015, la Commission a adressé un avis motivé

 

aux autorités françaises pour infraction aux articles 13 et 23 en ce qui concerne les PM10

 





Parliamentary Assembly
Assemblée parlementaire





Recommandation 1432 (1999)1

Respect du système des fuseaux horaires européens

(Extrait de la Gazette officielle du Conseil de l’Europe - novembre 1999)



8. D’après certaines recherches et observations scientifiques récentes, ce décalage important et le déplacement des rythmes journaliers par rapport à l’heure de méridien qui en résulte sont à l’origine, dans ces pays, de certains effets qui affectent l’environnement, la santé et la condition physiologique et psychologique humaines.

9. Ils contribuent par exemple à une plus forte concentration dans l’air des oxydants photochimiques (dont l’ozone et le nitrate de péroxyacétyle), ce qui a des conséquences graves pour la santé des personnes vulnérables aux substances toxiques, mais aussi pour le patrimoine naturel et culturel.

Les impacts de l'ozone sur les végétaux

L'ozone pénètre dans les plantes par les stomates, structures situées sur l’épiderme des végétaux. Ils permettent de réguler les échanges gazeux entre la plante et l'atmosphère et servent à la respiration ou la photosynthèse de la plante.

Les nécroses

Impacts de l'ozone sur les cultures

Au niveau des cultures, les atteintes foliaires visibles déprécient les récoltes (salades, épinard…) sur le marché et peuvent représenter une perte économique non négligeable.

Cependant l'ozone agit aussi de façon plus diffuse (pas de symptômes visibles) en provoquant une inhibition de la photosynthèse et une stimulation de la respiration, ce qui provoque le ralentissement de la croissance de la plante.
Ce phénomène entraîne au niveau des cultures agricoles comme le maïs, le blé, l’orge… une baisse importante de rendement. Parmi les polluants, 90% des pertes sont dues à l’ozone

L'efficacité des forêts comme réservoir de carbone pourrait diminuer sensiblement en raison d'une concentration excessive en ozone, selon une étude parue jeudi 26 juillet dans la revue Nature

Les arbres réalisent la photosynthèse, qui leur permet de croître, en absorbant du dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre dont les émissions ont augmenté avec les activités humaines, contribuant au réchauffement climatique.Or, selon les chercheurs britanniques à l'origine de l'étude, les fortes concentrations d'ozone, qui proviennent notamment des gaz d'échappement,"provoquent sur les cellules des feuilles des dommages qui ont un effet négatif sur la pousse de la plante et réduisent les taux de photosynthèse". Or, quand la photosynthèse est limitée, la quantité de CO2 absorbée par les végétaux diminue. 

L'interaction complexe entre l'ozone et le dioxyde de carbone a pour conséquence une "augmentation de concentration de l'un ou l'autre de ces gaz [qui] conduit à la fermeture des stomates". Indispensables à la photosynthèse, les stomates sont des orifices microscopiques de l'épiderme des feuilles où ont lieu les échanges gazeux entre la plante et l'air ambiant. Leur fermeture diminue donc la capacité des végétaux à capter le CO2.

L'étude conclut qu'"une élévation future de la présence d'ozone dans la basse atmosphère" aurait un impact important sur la capacité de nombreux écosystèmes à piéger le carbone. Les chercheurs prévoient que "des effets indirects de l'ozone sur les plantes [qui] pourraient contribuer, à l'avenir, de manière plus importante au réchauffement climatique que les effets directs" de ce gaz à effet de serre. Selon un calcul rapide de Stephen Sitch du Centre Hadley, organe du service de météorologie britannique, l'ozone pourrait engendrer une augmentation de la température sur Terre de "0,5 à 1,25 °C".

Les oxydes d’azote, précurseurs importants, proviennent essentiellement des émissions de la circulation routière, de diverses industries et de la production de certaines énergies. Les COV sont émis quant à eux par les véhicules à moteurs (hydrocarbures), les solvants et peintures, l’agriculture, mais aussi par la végétation. Ces polluants vont déséquilibrer le cycle de l’ozone en atmosphère non polluée et faire augmenter la concentration de ce gaz. En cas de pollution importante, la concentration en ozone devient telle que l’on parle de « pic d’ozone ». L’ozone est donc un indicateur de la pollution photo-oxydante.
Cette concentration dépend également des conditions climatiques : un anticyclone durant plusieurs jours favorise l’ensoleillement et donc les réactions photochimiques. De plus, la stabilité de la masse d’air empêche toute dispersion des polluants. C’est pourquoi les pics de pollution à l’ozone sont plus fréquents en été a cause de la double heure d’été en France

Cependant, la production de cet ozone troposphérique n’est pas proportionnelle aux teneurs initiales en précurseurs. En effet, l’abondance relative des différents réactifs tels que les oxydes d’azote favorise la création ou la destruction de l’ozone. Par exemple, les taux d’ozone en milieu urbain (20 à 60 µg/m3) sont paradoxalement identiques à ceux relevés en moyenne au Pic du Midi (Pyrénées) et inférieurs à ceux des zones rurales (entre 60 à 90µg/m3). Cette dernière observation est confirmée par une étude menée par six associations de surveillance de la qualité de l’air du nord de la France.
Ceci s’explique par la destruction de l’ozone urbain par les émissions abondantes d’oxyde d’azote Mais dans le nord l’ensoleillement étant moins important indique une faiblesse de cette évolution

A contrario, en milieu rural et littoral, où les rejets d’oxyde d’azote sont plus faibles, l’ozone peut se former, se concentrer et surtout perdurer. Par exemple, les fortes concentrations d’ozone sur le littoral s’expliquent par des phénomènes de brises côtières. En effet, la nuit et en début de la matinée, la brise de terre entraîne vers la mer les polluants primaires émis dans l’arrière-pays. Ceux-ci vont ensuite, sous l’action croissante du rayonnement solaire, engendrer de plus en plus d’ozone que la brise marine transportera vers les terres. Ce processus se perpétue et accumule l’ozone sur le littoral tant que les conditions climatiques restent favorables.

En Mer

Sous forme de nitrate ou d'ammoniaque, l'azote est très soluble et dans l'eau et mobile dans les écosystèmes. Le ruissellement, l'érosion et les pluies tendent à ramener les nitrates non captés par la biomasse terrestre vers les lacs et surtout vers les nappes phréatiques et les océans. Dans la mer, comme sur terre, l'azote dissous dans l'eau est capté (via laphotosynthèse) par les plantes et certaines bactéries, puis concentré dans le réseau trophique sous forme de protéines animales notamment.

Tout poisson et tout animal marin concentre dans sa biomasse (matière organique) une partie de l'azote accumulé par les végétaux ou animaux qu’il a consommés, lesquels l’ont prélevé dans le stock océanique, alimenté par l’atmosphère, et de plus en plus excessivement par les apports terrigènes (engrais, et eaux usées essentiellement).

Or, depuis le développement de la pêche industrielle et intensive, cette quantité n’est plus négligeable. En effet, chaque poisson pêché en mer correspond donc à un retrait d’azote du compartiment océanique. Cette quantité a été évaluée pour 58 écosystèmes marins répartis sur le globe par une étude récente sur le cycle de l'azote dans les régions côtières. En 1960 la pêche en mer ramenait vers la terre 60 % des composés azotés estimés être apportés par les fertilisants lessivés par les pluies. Or, de 1960 à 2004, ces apports azotés ont été multipliées par 7,5, alors qu’en raison d’une raréfaction des espèces commercialisables suite à la surexploitation des océans, les prises de pêche n’ont augmenté que de 2,5. Seulement environ 20 % de l’azote perdu en mer par l’agriculture sont donc en 2008 « récupérés » par les activités de pêche, laquelle devrait être pour ces raisons mieux prise en compte dans les calculs des bilans d’azote et risques d’eutrophisation.

Une interprétation facile et rapide de ces résultats serait de croire qu’en augmentant encore la pêche on diminuerait l’eutrophisation marine. Cette piste serait illusoire, rappelle Greenpeace l'auteur de l'étude elle-même, notamment parce que poursuivre la surpêche conduira rapidement à la disparition pure et simple de la plupart des espèces commerciales, et donc à une eutrophisation pire encore. La solution préconisée par les ONG environnementales et de nombreux organismes scientifiques, et notamment par un rapport récent du Conseil de la recherche portant sur la « qualité de l'eau du fleuve Mississippi au regard de la Loi sur l'eau : progrès, défis et opportunités ». Ce rapport recommande que l'EPA et l'USDA coopérèrent mieux pour réduire les impacts de l'agriculture sur la qualité de l'eau du Mississippi et du nord du golfe du Mexique (zone morte de 22 000 km2 environ en 2007-2008 ; la plus vaste du monde). L'excès d'azote cause la prolifération de phytoplancton qui se décompose en consommant l'oxygène dissous dans l'eau aux dépens des organismes vivants qui disparaissent alorspresident_europe_2. La seule solution durable serait de limiter en amont les pertes d’engrais azotés d'origine agricole et de reconstituer un stock de poisson suffisant pour alimenter une pêche durable. Les indicateurs disponibles laissent penser que ces deux options peinent à se mettre en place.

Dans certains cas, les polluants primaires peuvent être transportés par les masses d’air sur plusieurs centaines de kilomètres et provoquer ainsi la concentration de l’ozone à des endroits très éloignés de leur source d’émission.